JEAN-MICHEL BASQUIAT ET NEW YORK

Basquiat de Sara Driver affiche couleur-bulle.fr sabine Vaillant

 

SYNOPSIS BASQUIAT, UN ADOLESCENT A NEW YORK

Basquiat au sein de la ville de New York de 1978 à 1981 et explore tout ce qui, dans cette métropole, à travers ses rencontres et les mouvements politiques, sociaux et culturels, l’a nourri et inspiré.
Basquiat - Alexis Adler - couleur-bulle.fr

 

 

 

 

Jean-Michel Basquiat – © Alexis Adler

BASQUIAT Un adolescent à New York – 2018 – Sara Driver

New York fin des années soixante dix, images en noir et blanc d’une ville en plein chaos, aux immeubles dévastés, brûlés pour toucher la prime des assurances, envahie par les ordures, en proie à la violence marquée par une criminalité endémique, au bord de la faillite.

Jean-Michel Basquiat - Alexis Adler couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Jean-Michel Basquiat – © Alexis Adler

Grâce aux réflexions, images d’archives, photos, musiques, anecdotes, amis, artistes de cette époque (•), Sara Driver, la réalisatrice, dresse un portrait mouvant et passionnant de Jean- Michel Basquiat, de 18 à 21 ans.

Jean-Michel Basquiat – © Bobby Grossman

Il apparaît évoluant au cœur de cette effervescence qui l’a nourrie. Explorant le continent de sa créativité dans la rue, tissant des amitiés, dormant sur le canapé des copains de l’East Village dont celui de Alexis Adler qui lui donna une clé de son appartement.

Jean-Michel Basquiat Alexis Adler couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Jean-Michel Basquiat – © Alexis Adler

Tous les musiciens : No Wave: jazz, hip-hop naissant, salsa disco, punk, hardcore…, peintres minimalistes ou pas, sculpteurs, chanteurs, de l’époque vivent, créent, font la fête et parmi eux Jean-Michel Basquiat dans les quartiers de Manhattan, les clubs – Studio 54, Tier 3, CGB, Mudd Club, Max’s Kansas City, Hurra – circulent les drogues mais aussi les infos dans le Village Voice, l’East Village Eye et le Soho News ou sur des affiches collées au mur.

Sara Driver avec BASQUIAT Un adolescent à New York donne à voir le contexte historique qui a vu naître ce peintre, musicien, poète, sculpteur. Le film narre les mouvements artistiques qui l’ont inspiré et marqué tout comme New York lui a impulsé son rythme. L’histoire « Downtown » de Basquiat avant l’émergence du Sida, l’explosion du marché de l’immobilier et de l’art, le tout fric. Jean-Michel Basquiat, un jeune homme curieux à « la pulsion créative incandescente ».

Un documentaire à voir.

Sabine Vaillant

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  • BASQUIAT Un adolescent à New York – 2018 – Sara Driver

États-Unis – 78 min

Image : Adam Benn

Montage : Adam Kurnitz

Supervision musicale : Anthony Roman

Sortie nationale : 19 décembre 2018

Le Pacte

(•) Avec : Alexis Adler : embryologiste, Al Diaz, Fred Brathwaite alias Fab 5 Freddy : graffeur et réalisateur, Nan Goldin, Lee Quiñones : graffeur, Felice Rosser, Jennifer Jazz, Luc Sante : écrivain et critique, Carlo McCormick, Glenn O’Brie, Michael Holman, Jim Jarmusch : cinéaste et musicien, James Nares, Coleen Fitzgibbon, Kenny Scharf, Sur Rodney (Sur), Patricia Field, Raymond Foye, Mary-Ann Monforton, Diego Cortez, Bud Kliment.

  • FILMOGRAPHIE SARA DRIVER – RÉALISATRICE

2018: BASQUIAT Un adolescent à New YorkSélection officielle Tiff Toronto

1993: Lilly ou la vengeance d’une ombre – Présenté à Locarno

1986: Sleepwalk – Prix Georges Sadoul décerné par la Cinémathèque française – Ouverture de la 25ème édition Semaine de la Critique Cannes, prix spécial du jury Mannheim

1981: You are not Icourt-métrage

JAMES CAAN, ACTEUR AUX RÔLES LÉGENDAIRES

James Caan Retrospective La Cinémathèque française couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Le temps a suspendu son vol à la Cinémathèque française mercredi 5 décembre quand James Caan est apparu, salle Langlois, déclenchant une standing ovation après la projection de Le Solitaire.

L’acteur né à New-York en 1940, étudie au Sanford Meissner Neighborhood Playhouse, pratique tous les sports et débute au théâtre. Il entre en scène avec le dernier grand cinéaste hollywoodien classique Howard Hawks dans Ligne Rouge 7000 –1965- et El Dorado– 1967.

Ligne rouge 7000 Howards Hawks couleur-bulle.fr sabine vaillant
Ligne rouge 7000 1965 – Howards Hawks
Eldorado Howard Hawks couleur-bulle.fr couleur bulle sabine vaillant

 

 

 

 

El Dorado 1965 – Howards Hawks

En 1969 avec Les Gens de la Pluie, Francis Ford Coppola lui propose le rôle important de Jimmy Kilgannon. Brian’s Song – BuzzKulik – 1971, téléfilm, avant de retrouver le réalisateur et d’incarner Sonny Corleone dans Le Parrain.

Les gens de la pluie - Francis Ford Coppola - couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Les Gens de la Pluie – 1969 – Francis Ford Coppola

Le Parrain Francis Ford Coppola couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Le Parrain 1971 Francis Ford Coppola

C’est avec l’engagement physique de ses personnages qu’il acquiert le statut de vedette. Rollerball– 1975 – Norman Jewison, Tueur d’Élite –1975 – Peckinpah, Les Anges gardiens – 1974 – Richard Rush.

Rollerball Norman Jewison couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Rollerball– 1975 – Norman Jewison

Mais aussi Le Flambeur –1973 – Karel Reisz, Un autre homme, une autre chance– 1977 – Claude Lelouche

Avant son grand retour Le Solitaire –1980- Michael Mann.

Puis Misery– 1990 – Robert Reiner d’après le roman de Stephen King, Dogville– 2016 – Lars von Trier, HolyLands-2018 – Amanda Sthers.

Misery - Bob Reiner couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

 Misery– 1990 – Robert Reiner

Dogville Lars von Trier couleur-bulle.fr Sabine VaillantDogville– 2016 – Lars von Trier

James Caan Le Solitaire Michael Mann couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

James Caan (Frank) Le Solitaire –1980- Michael Mann

SYNOPSIS LE SOLITAIRE Après onze ans passés en prison, Frank, un talentueux cambrioleur professionnel de bijoux, rêve de mener une vie normale ; pour cela il doit en passer par un dernier vol. Entre la mafia de Chicago et la police corrompue, son travail va s’avérer plus difficile que prévu.

« Si vous vous projetez dans la tête de Frank [James Caan dans Le Solitaire] : comment il pense, comment il se sent dans son monde, quel est ce monde, alors la ville pour lui n’est pas ce lieu plat, avec des rues et partout des angles droits, comme une grille. Pour lui, dans sa projection mentale, il se déplace dans un espace qui est presque en trois dimensions. » (Michael Mann)

James Caan a raconté sa rencontre avec Michael Mann alors qu’il était déjà connu, expliqué pendant sa master class l’avant-tournage avec l’entraînement au maniement des armes, à la course pour parcourir un tunnel , et à l’art d’ouvrir les coffres avec les grandes pointures. Il est revenu sur sa relation avec les réalisateurs. (bientôt vidéo sur le site de La Cinémathèque)

Jusqu’au 17 décembre 2018 rêvez à La Cinémathèque française et glissez-vous sans complexes dans les personnages et héros incarnés par James Caan.

Sabine Vaillant

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Le Solitaire –1980- Michael Mann

Etats-Unis – 122 min

Avec : James Caan (Frank), Tuesday Weld ( Jessie), Willie Nelson (Okla).

JAMES CAAN RÉTROSPECTIVE 5-17 DÉCEMBRE 2018

    • LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

CHARLES MATTON VIRTUOSE DE L’IMAGE

Richard Bohringer Sylvie Matton La Cinémathèque française 3 décembre 2018

Richard Bohringer – Sylvie Matton épouse et collaboratrice de Charles Matton  – Frédéric Bonnaud – La Cinémathèque française – 3 décembre 2018

Hommage en deux films à La Cinémathèque française : L’Italien des roses et Spermula, pour rappeler la puissance créatrice, le besoin irrépressible de communiquer un récit de Charles Matton quand il quittait son atelier de peinture et de sculpteur pour un plateau de cinéma. Avec Richard Bohringer expliquant qu’il avait tout appris de lui, racontant qu’entre les scènes le jeu consistait à déplacer d’un quart de tour une pomme, à l’abri des regards de Charles Matton.

L'Italien des roses Charles Matton couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

 Affiche conçue par Charles Matton

SYNOPSIS L’ITALIEN DES ROSES

L'Italien des roses Charles Matton couleur-bulle.fr sabine vaillant

Richard Bohringer (Raymond) – L’Italien des roses – 1972 – Charles Matton

Dans une cité grise, un jeune homme, dit l’Italien des roses, attend sur le bord du toit d’un immeuble de huit étages de sauter dans le vide. En bas, au-dessous de lui, sa mère, son frère, sa fiancée et peu à peu toute la foule du quartier d’abord indifférente et puis attendant impatiemment le saut du jeune homme.

  • L’Italien des roses – 1972 Charles Matton Raymond un jeune homme italien et Lola se retrouvent dans l’appartement en travaux de Raymond.

L'italien des roses Charles Matton couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

L’Italien des roses – 1972 – Charles Matton

Ils parlent de la prestation alimentaire de Raymond prévue au théâtre dans l’après-midi en attendant d’être reconnu comme auteur – chanteur, font l’amour, vont au zoo, au café puis Raymond annonce qu’il préfère aller seul au théâtre. Lola le rejoindra. Au théâtre cela ne se passe pas comme prévu, Raymond s’enfuit, et se réfugie en bout de course sur le toit d’un l’immeuble « Les Roses ».

L'Italien des roses cCharles Matton couleur-bulle.fr

Richard Bohringer (Raymond) – L’Italien des roses – 1972 – Charles Matton

Sa mère, son jeune frère et Lola attendent dans la nuit. Tandis qu’il se penche sur le vide, la foule commence à s’agréger en bas, la vie ne s’arrête pas. Un jeune couple se couche tôt afin de partir en voyage le lendemain. Un homme regarde la télévision captivé par une histoire d’amour qui masque le creux de sa vie avec sa femme. Tandis que se tient un repas de mariage au café-restaurant. Bientôt ils vont rejoindre la foule. Le temps passe. Dans la tête de Raymond défile sa vie. La foule s’ impatiente, s’excite, attend le passage à l’acte de Raymond.

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Richard Bohringer (Raymond) – L’Italien des roses – 1972 – Charles Matton

  • L’Italien des roses de Charles Matton ou la montée en tension du drame de Raymond dans la banalité indifférente de la vie qui se joue autour. Avec une très belle scène dans le mouvement des draps et de la lumière qui sculptent les amants sans les dévoiler. Puis toutes les tensions, les mesquineries de la vie des autres s’agrègent en bas de l’immeuble, la foule devient comme une meute de chasse à courre avide de sang. La coalescence des heurts et malheurs de tout un chacun s’ancre dans la personne de Raymond. Raymond saisi par le doute, mais hors de portée de la foule et de sa soif de résolution magique collective dans un acting-out sacrificiel, déterminera le cours de sa vie.

Sabine Vaillant

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  • L’Italien des roses – 1972 – Charles Matton

France – 1 h 21 version restaurée

Musique : José Bartel

Carlotta Films

Avec : Richard Bohringer : Raymond, Isabelle Mercanton : Lola, Chantal Darge : Paule , Cécile Vassort : la mariée.

CHARLES MATTON (1931 – 2008)

Réalisateur français mais également peintre, sculpteur, illustrateur, écrivain, photographe et vidéaste.

  • FILMOGRAPHIE – CHARLES MATTON

1968 : La Pomme ou l’Histoire d’une histoire– court-métrage, scénario et réalisation

1968 : Paris Mais 68 ou Mai 68 ou les violences policières – court-métrage, en co-réalisation avec Hedy Ben Khalifat

1972 : L’Italien des roses – scénario et réalisation

1976 : Spermula – scénario et réalisation

1988 : Douanes – documentaire, coréalisé avec Sylvie Matton

1994 : La Lumière des étoiles mortes – scénario et réalisation

1999 : Rembrandt – coscénario avec Sylvie Matton, réalisation

coffret DVD Charles Matton couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Sortie le 18 novembre 2018

DVD L'Italien des roses Charles Matton couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

    • LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

RESIDENCE#1  – GALERIE MATHGOTH

Residence#1 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Alors que les feuilles tourbillonnent, que la pluie tambourinent sur les vitres de Paris, les sept street-artistes de RESIDENCE#1 ont déjà pris leurs quartier d’automne à la Galerie Mathegoth. Sept univers habitent l’espace autour du jardin intérieur de la galerie le temps d’une résidence d’artistes.

  • Fintan Magee, artiste australien, affiche son univers onirique tout de bleu sur deux toiles évoquant les problèmes mondiaux ici la crise des migrants, le changement climatique, la pollution.

Avec Australian Apathy, un homme et une femme endormis sur une table sous une peinture académique tandis qu’à leurs pieds au bord de la mer des personnages sont accroupis la tête repliée sur leurs genoux. Évoquant ici les migrants relégués sur une île près de l’Australie, sans espoir, dans des conditions très rudes, oubliés des australiens.

Australian Apathy – Fintan Magee – 2018 – 170×120 cm – Acrylique et huile sur toile.

Courtesy Galerie Mathgoth

Sur Pray for rain. Colour study #1 – 2018 – 140 x87 cm – Acrylique et huile sur toile – les personnages de Fintan Magee  en short et tee-shirt, et pour l’un la taille ceinte d’une serviette éponge, posés sur un sol gris uniforme dans une attitude d’attente, avec leurs sceaux, figurent la dépendance vitale de l’homme à l’eau : boire, se laver, se rafraîchir, cultiver. Dépendance qui se fait cruellement sentir avec le réchauffement climatique et la pollution.

  • Anders Gjennestad, artiste norvégien,   – Un personnage enfile un pull, saisi dans l’instant en deux panneaux de bois de récupération.

Berthold Mager Weiss Kursiv – 2018 – Anders Gjennestad– 61 x 66 x 5 cm – Aérosol et pochoir sur ancien tiroir d’imprimerie. 

Courtesy Galerie Mathgoth

Le colocataire suivant :  Akut projette sur les visages des artistes leur œuvre, comme un tatouage, effets garantis.

  • Impossible de ne pas s’arrêter sur les mains mises en couleur et en lumière dans tous leurs états : victoire, poing, rageur ou main tendue de Case Maclain, artiste allemand.

Net case – Case Maclain – 2018 –Stricly competitive – 160 x 110

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin David Walker, street artist anglais, est le voisin des drôles de personnages de l’artiste espagnol Isaac Cordal, empêtrés dans la monotonie, la mélancolie et les pièges de la vie dans un monde désincarné, individualiste. Un homme debout infuse dans une tasse à deux anses remplie de poison, poison qui inéluctablement envahit son corps.

Home Delivery Disaster #1 – 2017 – Isaac Cordal –13 x 17 x 15 cm – Argile polyuréthane et porcelaine.

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Herakut, duo d’artistes allemands, offre ensuite une plongée dans son univers peuplé de personnages et d’animaux fantastiques aux yeux immenses, aux couleurs de l’enfance.

At times the only thing alive those demons – Herakut -2017 – 120×80 cm – Aérosol, acrylique et fusain sur papier et carton. 

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin Cope 2 explore les supports de ses lettrages.

RESIDENCE#1 : Herakut, Isaac Cordal, Cope2,  Akut, Case Maclain, David Walker, Fintan Magee, tous familiers de la Galerie Mathgoth, dont les œuvres entrent en résonance, tissent des liens sur le velours des yeux. Hâtez vous de les mirer alors qu’arrive RESIDENCE#2 , avec Jace, Jef Aérosol, Gérard Zlotykamien, Mademoiselle Maurice, Aurel Rubbish du 7 décembre 2018 – 12 janvier 2019.

Residence#2 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Sabine Vaillant

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RESIDENCE#1   9 novembre – 1er décembre 2018

Galerie MATHGOTH

34, rue Hélène Brion  ·  75013 Paris

www.mathgoth.com

DERNIERS JOURS A SHIBATI UN FILM DE HENDRICK DUSSOLLIER

Derniers jours à Shibati Hendrick Dussollier - couleur-bulle.fr sabine Vaillant

SYNOPSIS DERNIERS JOURS A SHIBATI

Dans l’immense ville de Chongqing, le dernier des vieux quartier est sur le point d’être démoli et ses habitants relogés. Le cinéaste se lie d’amitié avec le petit Zhou Hong et Madame Xue Lian, derniers témoins d’un monde bientôt disparu.

  • Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Découvrir Shibati, dans l’œil de la caméra d’Hendrick Dusollier c’est suspendre le temps du démantèlement programmé et entrer dans ce quartier populaire de la ville de Chongqing, devenue en dix ans la plus grande agglomération au monde – 83 000 kilomètres carrés, soit une trentaine de fois Paris et sa région.

Trois de ses habitants donnent à voir la vie de Shibati, réputé insalubre, qu’ils vont devoir abandonner pour vivre dans des appartements modernes, où « chacun se retrouvera seul devant sa télé ». Ils entrent en relation avec Hendrick Dusollier qui se fait discret, pratiquement sans interprète n’usant que de rares mots en français.

M. Li, coiffeur tout en s’occupant de son client, jette un coup d’œil dans le miroir et échange sur la France, de Gaule, Mao, la politique. Grâce à un ami interprète, il raconte son quartier et son devenir.

Zhou Hong Hendrick Dussolier couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Zhou Hong, du haut de ses 7ans, ballade Hendrick D. dans le dédale des rues, le guidant adroitement parmi les petites boutiques, les joueurs de Mah-jong, le linge qui sèche.

Zhou Hong derniers jours à Shibati Hendrick Dusollier couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Il l’emmène voir la  « Cité de la lumière de la lune » tout un poème, un vrai voyage initiatique qui illumine le visage de l’enfant. C’est ainsi que le réalisateur découvre le travail de vendeur de pastèque des parents.

Zhou Hong Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Zhou porte la lourde planche servant d’étale à sa mère. Hendricks les suit dans leur périple pour l’attribution de leur logement avec la maman qui n’ose pas entrer dans la pièce qui se déplace : l’ascenseur. La caméra devenue familière entre dans l’appartement presque terminé et capte le premier geste de Zhou ouvrant une fenêtre pour respirer et observer l’extérieur.

Xue Lian Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Xue Lian – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Xue Lian, délicieuse femme âgée tout sourire, d’une classe infinieoffrant son amitié, ouvre son univers qui s’étend sur un réseau étroit et sombre où dorment, pour quelques pièces, des travailleurs.

Xue Lian Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Xue Lian – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

 Mais surtout son œuvre muséale, ses objets qu’elle met en scène. Elle les récolte en fouillant les déchets qu’elle ira revendre une fois triés pour assurer sa subsistance. Elle rayonne comprenant que son œuvre sera vue en France. Telle une reine gracieuse, elle évolue parmi eux, rectifiant leur position.

Derniers jours à Shibati engramme la fin d’un monde, rayé par la modernisation galopante de la Chine, en un film, document traversé par la fugacité poétique de moments qui ne reviendront plus et de lieux disparus à jamais.

Derniers jours à Shibati un film dans la légèreté des êtres pourtant soumis à rude épreuve.

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  • Derniers jours à Shibati 2018 – Hendrick Dusollier

France – 59 min

Producteur : Hendrick Dusollier, Maria Roche, Camille Laemlé & Serge Lalou

Producteur exécutif : Hendrick Dusollier, Maria Roche & Camille Laemlé

Sortie nationale : 28 novembre 2018

Festival Cinéma du Réel, Grand Prix de la Compétition française, Prix du Jury Jeune Festival Rencontres internationales du moyen métrage de Brive, Prix du Jury, Prix du Public Prix des médias du Grand Bivouac 2018

  • HENRICK DUSSOLIER – FILMOGRAPHIE

Licencié en Histoire à la Sorbonne, diplômé des Art-Décos de Paris, Hendrick Dusollier

2017 : Derniers jours à Shibati

2013 : Une journée dans la vie d’un dictateur – court-métrage

2008 : Babel – court-métrage

2005 : Obrascourt-métrage

VOYAGE A YOSHINO  UN FILM DE NAOMI KAWASE

 

Voyage à Yoshino Naomi Kawasae couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

SYNOPSIS VOYAGE A YOSHINO, VISION Jeanne part pour le Japon, à la recherche d’une plante médicinale rare. Lors de de ce voyage, elle fait la connaissance de Tomo, un garde forestier, qui l’accompagne dans sa quête et la guide sur les traces de son passé. Vingt ans plus tôt, dans la forêt de Yoshino, Jeanne a vécu son premier amour.

Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Jeanne se rend au Japon à la recherche de Vision une plante médicinale rare.

Voyage à Yoshino Noami Kawase couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Juliette Binoche (Jeanne) – Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Elle rencontre Tomo, garde forestier, qui vit dans cette forêt montagnarde, retrouve le lieu de ses premiers amours.

voyage à Yoshino Naomie Kawase couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Masatoshi Nagase (Tomo) – Juliette Binoche (Jeanne) – Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Entre automne et hiver la forêt passe du vert à l’or, au rouge marqueurs du temps et du cycle de la vie. Elle vit s’exprimant par le balancement des arbres, leurs formes, le tremblement des feuilles, l’eau qui perle sur une pousse, le vent qui imprime son mouvement. Tomo recueille Rin, blessé dans la forêt. Avec cette rencontre leur destin bascule.

Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Voyage à Yoshino un film dont la nature en majesté est le personnage principal et l’arbre l’élément essentiel. Des images sublimes où s’incarnent la poésie et ses mouvements. Des personnages en quête de sens s’enfoncent dans la forêt ancestrale où le temps se dilate, se contracte, où l’âme en syntonie avec la nature s’essaye à un cheminement initiatique.

Sabine Vaillant

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  • Voyage à Yoshino, Vision –  2017 – Naomi Kawase 

Japon, France / 2017 / 102 min

Sortie nationale : 28 novembre 2018

Production LDH Japon, Slot Machine, Kunie Inc.

Distribution Haut et Court

Avec Juliette Binoche, Masatoshi Nagase.

  • Juliette Binoche – Naomi Kawase – La Cinémathèque française – Juillet 2018

    FILMOGRAPHIE NAOMIE KAWASE

2018 : Voyage à Yoshino

2017 : Vers La Lumière

2015 : Les Délices de Tokyo en Sélection officielle au Festival de Cannes
Ouverture d’Un Certain Regard

2014 : Still the Water

2011 : L’Esprit des Montagnes

2007 : La forêt de Mogari – Grand Prix du Festival de Cannes

2003 : Shara 2000 : Hotaru Prix CICAE et FIPRESCI

1997: Suzaku- Caméra d’Or  au Festival de Cannes

 LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

SAISON 3 D’AMERICAN FRINGE – LE FESTIVAL

American fringe La Cinémathèque couleur-bulle.fr sabine vaillant

Paris grelotte sauf avec American Fringe de retour à La Cinémathèque française du 16 au 18 novembre 2018 pour sa troisième édition en partenariat avec The Arts Arena et le Festival d’Automne à Paris. Avec en ouverture, On The Seventh Day de Jim Mckay offrant au public parisien de American Fringe sa part de regard nouveau, fascinant sur le cinéma américain contemporain, méconnu, à la marge du cinéma indépendant que promeut ce festival créé en 2016. Et des œuvres qui passent « sous les radars » des grands médias et festivals.

Richard Penã et Livia Bloom, co-organisateurs, de American Fringe, ont souligné la participation de l’Ambassade américaine à Paris au sponsorising du sous-titrage des films du Festival et la présence de sa première Secrétaire. Ils sont revenus sur l’esprit du cinéma indépendant aux États-Unis, né dans les années 1930, soufflant toujours sur des œuvres loin des grands médias et des festivals.

C’est ce cinéma quAmerican Fringe célèbre. Au programme un regard intime sur la vie des immigrants latinos On The Seventh Day de Jim Mckay, une sorte de feuilleton afro-américain lesbien 195 Lewis de Chanelle Aponte Pearson

195 Lewis – 2014 –  Chanelle Aponte Pearson

et un remarquable documentaire/fiction Rukus de Brett Hanover, sur les Fuzzies, des personnes qui aiment s’habiller comme des animaux.

Rukus2018 – Brett Hanover

Avec cette année des films représentants une gamme variée de sujets, de styles, porteurs des visions profondément personnelles de l’Amérique d’aujourd’hui.

SYNOPSIS On The Seventh Day Un ouvrier mexicain doit faire un choix entre travailler un dimanche et participer à un match de championnat de football.

Fernando Cardona (José) – On The Seventh Day (En el séptimo dí) 2017- Jim Mckay

  • On The Seventh Day – Jim Mckay,

José est un jeune livreur à vélo pour un restaurant, doué, travailleur sans relâche, responsable, toujours prêt à trouver une solution efficace pour son patron ou ses copains. Il vit dans le Sunset Park à Brooklyn avec un groupe de copains tous arrivés de Puebla au Mexique. Livreurs à vélo, ouvriers du bâtiment, plongeurs dans la restauration, employés d’épicerie et vendeurs de barbe à papa, leurs journées sont longues. Le soir il leur arrive de dîner ensemble, boire un coup en rigolant, commentant même tranquillement les aléas de leur quotidien de sans papiers. Le dimanche c’est sacré, ils jouent au football avec José leur talentueux capitaine. L’équipe se qualifie pour la finale, c’est génial. Mais son patron, qui se la joue en apparence cool, a d’autres plans, il loue son restaurant ce jour là pour une fête privée et lui demande d’assurer les livraisons. José argumente qu’il va à l’église le dimanche. Le patron reste inflexible, soit il bosse ce jour là soit c’est dehors. Pas question de se faire remplacer, José est devant un dilemme terrible : bosser ou jouer donc perdre son emploi nécessaire à la réalisation de son projet. Le jour J, ses copains se débrouillent sans lui ou presque.

On The Seventh Day tourné avec des acteurs non professionnels, un film sensible, sans pathos, réflexif, aux personnages attachants, débordants de vitalité, prêts à saisir les bons côtés de la vie, rattrapés par la réalité de leur vie d’immigrants latinos par le rabat-joie de patron de José en position de force sur la question essentielle du travail.

Jim Mckay, le réalisateur, a expliqué qu’il se sentait un peu le grand-père parmi les jeunes réalisateurs mais très content d’être là alors que voilà 17 ans il avait décliné l’invitation parisienne pour cause de naissance de sa fille. Même si le film a été tourné avant l’élection présidentielle américaine, il a exprimé la difficulté à tourner aujourd’hui. Mais aussi le bon accueil aux Etats-Unis de son film dont le projet lui tenait à cœur depuis longtemps.

Sabine Vaillant

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Laissez-vous emmener au delà du connu, découvrez les œuvres de la saison 3 d’American Fringe avec leurs producteurs, au plus près de la créativité, de l’énergie, de la différence, en toute convivialité.

  • On The Seventh Day (En el séptimo dí) 2017- Jim Mckay

    Etats-Unis – 92 min

    Avec :Fernando Cardona , Gilberto Jiménez , Alfonso Velazquez , Abel Perez , Genoel Ramírez , Gilberto Arenas , Eduardo Espinoza, Ricardo Gonzales , Alejandro Huitzil , Ernesto Lucero

    •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

    51, rue de Bercy 75012 Paris

    http://www.cinematheque.fr

TERRA FRANCA DE LEONOR TELES :  UN FILM MONTÉ COMME UNE FICTION

 

Affiche Terra Franca Leonor Telles couleur-bulle.fr sabine vaillant

SYNOPSIS TERRA FRANCA Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, TERRA FRANCA fait le portrait de la vie du pêcheur Albertino, entouré de sa femme Dália et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard.

TERRA FRANCA –LEONOR TELES Le jour point reflétant les couleurs du ciel sur le Tage, à Villa Franca de Xira près de Lisbonne. Albertino Lobo dans sa salopette cirée part pour la pêche du jour. Inlassablement, silencieux il répète les mêmes gestes précis, concentré sur ses filets, ses nasses, contrôlant du regard sa position à partir de repères visuels connus de lui seul.

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles

Son regard se tend souvent vers l’horizon, scrute l’invisible d’un avenir obscurci par l’interdiction de pêche. Il dessine son univers de la pointe de son bateau. Celui-ci semble se rétrécir avec les infrastructures qui s’invitent dans le paysage et grignotent le milieu naturel.

Albertino Terra Franca Leonor Teles Couleur-bulle.fr sabine vaillant

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles 

Pendant ce temps dans la lumière bleue du petit matin Dália, son épouse, ouvre le café dans lequel elle travaille accomplissant ses tâches avec savoir faire selon un ordre immuable. Deux univers qui vont se fondre dans celui de Dália devant l’impossibilité de pêcher pour Albertino qui donne parfois un coup de mains tôt le matin au café, un monde en mutation porteur d’incertitudes.

Dalia Terra Franca Leonor Teles couleur-bulle.fr sabine vaillant

 Dália  – Terra Franca – Leonor Teles

Progressivement leurs filles, petite-fille et bientôt gendre entrent dans le champ de la caméra captant le quotidien pendant un an. La ligne de partage des eaux entre Dália, ses filles et Albertino silencieux, homme d’aujourd’hui, ancré dans le passé, pour lequel la famille a un rôle important… apparaît dans l’intimité de leur maison où se prépare le mariage de l’aînée.

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles 

Les ondes naissent entre eux, interfèrent puis se dissipent emportant leurs pointes de dissensions. Albertino maître de son fleuve dont Dália ne peut infléchir le cours et Dália à la proue du navire familial vont vers les brumes d’un monde nouveau dont les terres inconnues se profilent, masquant les territoires perdus.

Terra Franca un film pour lequel Leonor Teles, la réalisatrice, a vécu en immersion pendant 1 an avec la famille Lobo avant d’allumer sa caméra. Terra Franca avec de magnifiques images du fleuve, de ses couleurs et de sa lumière mouvantes l’histoire d’Albertino prend sens dans le questionnement des bouleversements de sa vie. L’incertitude croise la poésie qui sertit le fleuve et son microcosme. Le quotidien joue les équilibristes avec la singularité d’une vie, le temps qui passe, le non-dit, les enjeux d’une existence, les forces implacables du changement, la césure des silences, la joie, les cristaux de bonheur, la beauté du fleuve, la nouvelle génération, les liens familiaux.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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  • Terra Franca – 2018Leonor Teles

Portugal – 82 min

Chefs opérateurs : Leonor Teles

Monteur : Luísa Homem et João Braz

Ingénieurs son : Rafael Gonçalves Cardoso et Bernardo Theriaga

Producteurs : Filipa Reis et João Miller Guerra – Uma Pedra no Sapato

Distributeurs : Docks 66

LEONOR TELES – FILMOGRAPHIE

Leonor Teles née en 1992, diplômée de L’École Supérieure de Théâtre et Cinéma de Lisbonne – 2013 – spécialisation en Direction de la photographie et réalisation, maîtrise Audiovisuel et Multimédia2015.

2013 : Rhoma Acans documentaire Film d’école

2016 : Balada de um Batráquio, premier film, Ours d’Or meilleur court métrage 66ème Berlinale

2018 : Terra Franca, premier long-métrage, prix de la SCAM lors de sa première mondiale au Cinéma du réel.

 

YOUSSEF CHAHINE : UNE VOIX, UN CINÉMA ENGAGE, UN ESPRIT LIBRE

Youssef Chahine vit au cœur de La Cinémathèque française installé avec ses mondes dans la Galerie des donateurs. Ses inspirations, passions, ses coups de gueule et de cœur happent la pupille et murmurent à l’oreille le temps de l’exposition, jusqu’au 28 juillet 2019. Un voyage, dix ans après la disparition d’un maître de la mise en scène, d’un homme amoureux, cinéaste à la croisée des cultures orientale et occidentale.

bureau Chahine cinémathèque couleur-bulle.fr

Bureau de Chahine – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Voyage en trois escales : Les Débuts : Ferveur et Désillusion, Le Retour aux sources, Le Divertissement de combat, au fil du spectacle et de la politique, balisé par Régis Robert et Amal Guermazi, commissaires de l’exposition.

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Affiches, maquettes de décors et de costumes, théâtre, photos, portraits, extraits de films, lettres, distinctions, interviews, costumes, objets personnels, reconstitution de son bureau du 13 rue Champolion au Caire, le ponctuent.

 

 

 

 

 

Costumes -Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Avec en perspective l’œuvre de Chahine (1926 -2008) inspirée par sa vie de cinéaste et de citoyen.

Expo Chahine Cinémathèque couleur-bulle.fr

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

  • Les Débuts : Ferveur et Désillusion 

Youssef Chahine, né à Alexandrie en 1926, nourri du souvenir des films hollywoodiens de son enfancedébute sa carrière cinématographique en 1948. Tout d’abord la comédie musicale entre 1950 et 1957 et le mélodrame 1951-1956 avec la découverte d’Omar Sharif en 1954 qu’il propulse dans trois films.

Omar Sharif – Ciel d’enfer – 1954 – Youssef Chahine

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

En 1958 surgit le Néoréalisme avec Gare Centrale, son premier film d’auteur.

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Puis L’histoire de Youssef Chahine et de La Cinémathèque française se noue en 1964 autour de la copie positive 70 mm de Un jour le Nil, un film exaltant la coopération entre l’Égypte et l’Union soviétique, qu’il confie à Henri Langlois après sa censure et son interdiction.

Un Jour, le Nil – 1968 – Youssef Chahine Le Moineau – 1974 –  Youssef Chahine

Il sexile au Liban où il tourne Le Vendeur des bagues 1965 sur une musique sublime des frères Rahabani. C’est en artiste engagé qu’il fait face à la guerre des Six Jours. Après 1967 son cinéma devient celui de la critique politique ouverte avec une musique en syntonie. En 1968, c’est le retour en Égypte. Youssef Chahine fonde Misr International Films en 1972.

  • Le Retour aux sources

Après son infarctus en 1976, Chahine impulse une part plus autobiographique à son cinéma. Alexandrie pourquoi ? – 1979 , La Mémoire – 1982 avec Oum Kalsoum, chanteuse, phénomène musical et incarnation de l’âme de l’Egypte, filmée en concert. Alexandrie encore et toujours – 1990.

La Mémoire – 1982 – Youssef Chahine

La reconnaissance internationale suit.

Patrice Chéreau (Bonaparte) – Adieu Bonaparte – 1985 – Youssef Chahine

De nouveau lien avec la France se tisse. Il rencontre Pierre Balsan son producteur, mais aussi filme Dalida Sixième jour – 1986, un film mécompris.

  • Le Divertissement de combat

L’Emigré 1994, tiré du récit biblique de Joseph et ses frères lui vaut la foudre des fondamentalistes musulmans et chrétiens. Face à l’intégrisme religieux rampant, le cinéaste livre Le Destin – 1997 avec la figure d’Averroés, philosophe, juriste et médecin andalou du XIIe siècle, Prix du 50ème anniversaire du Festival de Cannes. Dans L’Autre – 1999, il pointe les conséquences d’une mondialisation sauvage en honorant l’intellectuel Édouard Saïd.

L’Autre – 1999 –  Youssef Chahine

Ahmed Yeha couleur-bulle.fr sabine vaillant

Ahmed Yeha –Alexandrie New York – 2003  Youssef Chahine – Cinémathèque française – 12 novembre 2018

Chahine emprunte par la suite, un registre plus léger avant son dernier film Chaos 2007 où il met en scène la révolte du peuple contre le pouvoir.

Youssef Chahine porte-voix de l’amour, de la tolérance et de la défense des plus faibles s’éteint au Caire le 27 juillet 2008, fort d’une carrière de 50 ans et de ses 44 films : longs et courts métrages, documentaires. Pour les 10 ans de sa mort,vingt films restaurés de Papa Amine à The others 1999.

Papa Amine – 1950 – Youssef Chahine   

   Immergez-vous dans l’oeuvre généreuse, courageuse, combative, inventive, de Youssef Chahine avec l’Exposition YOUSSEF CHAHINE à La Cinémathèque française jusqu’au 28 juillet 2019 et ses films.

  

YOUSSEF CHAHINE – LES FILMS

Cinémathèque française – 14 novembre 2018

Ouverture de la  Rétrospective – Hommage de 17 films grâce à la campagne de sauvegarde des films de Youssef Chahine, menée par plusieurs institutions françaises et internationales, en musique, lumière et tapis rouges avec Gare Centrale. 

SYNOPSIS GARE CENTRALE  Qinavi, un crieur de journaux boiteux et simple d’esprit, s’éprend d’Hanouma, vendeuse à la sauvette qui travaille dans la même gare que lui. Lorsqu’elle lui fait part de son indifférence, Qinavi sombre dans la folie.

GARE CENTRALE – 1958- YOUSSEF CHAHINE – La gare du Caire où le kiosquier voit beaucoup de choses. Il raconte l’histoire de  Qinavi, mendiant boiteux, mal fagoté au bonnet troué. Celui-ci vend ses journaux, observe et habite une baraque décorée de pin-up en retrait des voies. Ses yeux s’écarquillent à la vue de la belle et provocante, libre Hanouna, vendeuse de boissons à la sauvette. Véritable feu follet, sa présence l’électrise, mais elle va se marier à un porteur de bagages qui veut créer un syndicat indépendant. L’annonce crée la tempête dans son crâne.  Qinavi pris dans un tsunami de frustrations bascule dans la violence, dans la gare du Caire métaphore de la société.

Gare centrale, dans lequel Youssef Chahine interprète le rôle de Qinavi, un film passionnant aux résonances multiples : documentaire, sociale et politique. Une façon de filmer les femmes, de mettre en scène les porteurs de bagages, participeront à la censure de Gare centrale pendant plus de 10 ans en Égypte.

Gare centrale – 1958 –  Youssef Chahine

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  • Gare Centrale – 1958 – Youssef Chahine

Egypte – Version restaurée par Misr International Films

« CONFÉRENCE YOUSSEF CHAHINE :  UN PROCESSUS MUSICAL DE CRÉATION. PAR AMAL GUERMAZI »

MERCREDI 21 NOVEMBRE 2018 à 19 H

 

  • YOUSSEF CHAHINE  14 NOVEMBRE 2018 – 28 JUILLET 2019

GALERIE DU MUSÉE DU CINÉMA – CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE 

 

  •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

LIVRES

 

LA RAGE AU CŒUR  –  Éditions Ciné-festivals – 180 pages – broché – Sous la direction de Dominique Bax

 

 

 

 

 

 

YOUSSEF CHAHINE, LE RÉVOLUTIONNAIRE TRANQUILLE –  Entretien avec Tewfik Hakem – Éditions Capricci

ÉDITIONS DVD / BLU-RAY 

 

  •   DVD / Blu-ray de la version restaurée d’Adieu Bonaparte(TF1 Studio, Collection Héritage)

Youssef Chahine en 9 films en versions restaurées

  • Coffret 10 DVD (édition Tamasa) avec compléments vidéo et livret.
    Disponible en mars 2019

AUTOMNE

 

 

 

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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