RESIDENCE#1  – GALERIE MATHGOTH

Residence#1 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Alors que les feuilles tourbillonnent, que la pluie tambourinent sur les vitres de Paris, les sept street-artistes de RESIDENCE#1 ont déjà pris leurs quartier d’automne à la Galerie Mathegoth. Sept univers habitent l’espace autour du jardin intérieur de la galerie le temps d’une résidence d’artistes.

  • Fintan Magee, artiste australien, affiche son univers onirique tout de bleu sur deux toiles évoquant les problèmes mondiaux ici la crise des migrants, le changement climatique, la pollution.

Avec Australian Apathy, un homme et une femme endormis sur une table sous une peinture académique tandis qu’à leurs pieds au bord de la mer des personnages sont accroupis la tête repliée sur leurs genoux. Évoquant ici les migrants relégués sur une île près de l’Australie, sans espoir, dans des conditions très rudes, oubliés des australiens.

Australian Apathy – Fintan Magee – 2018 – 170×120 cm – Acrylique et huile sur toile.

Courtesy Galerie Mathgoth

Sur Pray for rain. Colour study #1 – 2018 – 140 x87 cm – Acrylique et huile sur toile – les personnages de Fintan Magee  en short et tee-shirt, et pour l’un la taille ceinte d’une serviette éponge, posés sur un sol gris uniforme dans une attitude d’attente, avec leurs sceaux, figurent la dépendance vitale de l’homme à l’eau : boire, se laver, se rafraîchir, cultiver. Dépendance qui se fait cruellement sentir avec le réchauffement climatique et la pollution.

  • Anders Gjennestad, artiste norvégien,   – Un personnage enfile un pull, saisi dans l’instant en deux panneaux de bois de récupération.

Berthold Mager Weiss Kursiv – 2018 – Anders Gjennestad– 61 x 66 x 5 cm – Aérosol et pochoir sur ancien tiroir d’imprimerie. 

Courtesy Galerie Mathgoth

Le colocataire suivant :  Akut projette sur les visages des artistes leur œuvre, comme un tatouage, effets garantis.

  • Impossible de ne pas s’arrêter sur les mains mises en couleur et en lumière dans tous leurs états : victoire, poing, rageur ou main tendue de Case Maclain, artiste allemand.

Net case – Case Maclain – 2018 –Stricly competitive – 160 x 110

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin David Walker, street artist anglais, est le voisin des drôles de personnages de l’artiste espagnol Isaac Cordal, empêtrés dans la monotonie, la mélancolie et les pièges de la vie dans un monde désincarné, individualiste. Un homme debout infuse dans une tasse à deux anses remplie de poison, poison qui inéluctablement envahit son corps.

Home Delivery Disaster #1 – 2017 – Isaac Cordal –13 x 17 x 15 cm – Argile polyuréthane et porcelaine.

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Herakut, duo d’artistes allemands, offre ensuite une plongée dans son univers peuplé de personnages et d’animaux fantastiques aux yeux immenses, aux couleurs de l’enfance.

At times the only thing alive those demons – Herakut -2017 – 120×80 cm – Aérosol, acrylique et fusain sur papier et carton. 

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin Cope 2 explore les supports de ses lettrages.

RESIDENCE#1 : Herakut, Isaac Cordal, Cope2,  Akut, Case Maclain, David Walker, Fintan Magee, tous familiers de la Galerie Mathgoth, dont les œuvres entrent en résonance, tissent des liens sur le velours des yeux. Hâtez vous de les mirer alors qu’arrive RESIDENCE#2 , avec Jace, Jef Aérosol, Gérard Zlotykamien, Mademoiselle Maurice, Aurel Rubbish du 7 décembre 2018 – 12 janvier 2019.

Residence#2 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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RESIDENCE#1   9 novembre – 1er décembre 2018

Galerie MATHGOTH

34, rue Hélène Brion  ·  75013 Paris

www.mathgoth.com

YOUSSEF CHAHINE : UNE VOIX, UN CINÉMA ENGAGE, UN ESPRIT LIBRE

Youssef Chahine vit au cœur de La Cinémathèque française installé avec ses mondes dans la Galerie des donateurs. Ses inspirations, passions, ses coups de gueule et de cœur happent la pupille et murmurent à l’oreille le temps de l’exposition, jusqu’au 28 juillet 2019. Un voyage, dix ans après la disparition d’un maître de la mise en scène, d’un homme amoureux, cinéaste à la croisée des cultures orientale et occidentale.

bureau Chahine cinémathèque couleur-bulle.fr

Bureau de Chahine – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Voyage en trois escales : Les Débuts : Ferveur et Désillusion, Le Retour aux sources, Le Divertissement de combat, au fil du spectacle et de la politique, balisé par Régis Robert et Amal Guermazi, commissaires de l’exposition.

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Affiches, maquettes de décors et de costumes, théâtre, photos, portraits, extraits de films, lettres, distinctions, interviews, costumes, objets personnels, reconstitution de son bureau du 13 rue Champolion au Caire, le ponctuent.

 

 

 

 

 

Costumes -Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Avec en perspective l’œuvre de Chahine (1926 -2008) inspirée par sa vie de cinéaste et de citoyen.

Expo Chahine Cinémathèque couleur-bulle.fr

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

  • Les Débuts : Ferveur et Désillusion 

Youssef Chahine, né à Alexandrie en 1926, nourri du souvenir des films hollywoodiens de son enfancedébute sa carrière cinématographique en 1948. Tout d’abord la comédie musicale entre 1950 et 1957 et le mélodrame 1951-1956 avec la découverte d’Omar Sharif en 1954 qu’il propulse dans trois films.

Omar Sharif – Ciel d’enfer – 1954 – Youssef Chahine

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

En 1958 surgit le Néoréalisme avec Gare Centrale, son premier film d’auteur.

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Puis L’histoire de Youssef Chahine et de La Cinémathèque française se noue en 1964 autour de la copie positive 70 mm de Un jour le Nil, un film exaltant la coopération entre l’Égypte et l’Union soviétique, qu’il confie à Henri Langlois après sa censure et son interdiction.

Un Jour, le Nil – 1968 – Youssef Chahine Le Moineau – 1974 –  Youssef Chahine

Il sexile au Liban où il tourne Le Vendeur des bagues 1965 sur une musique sublime des frères Rahabani. C’est en artiste engagé qu’il fait face à la guerre des Six Jours. Après 1967 son cinéma devient celui de la critique politique ouverte avec une musique en syntonie. En 1968, c’est le retour en Égypte. Youssef Chahine fonde Misr International Films en 1972.

  • Le Retour aux sources

Après son infarctus en 1976, Chahine impulse une part plus autobiographique à son cinéma. Alexandrie pourquoi ? – 1979 , La Mémoire – 1982 avec Oum Kalsoum, chanteuse, phénomène musical et incarnation de l’âme de l’Egypte, filmée en concert. Alexandrie encore et toujours – 1990.

La Mémoire – 1982 – Youssef Chahine

La reconnaissance internationale suit.

Patrice Chéreau (Bonaparte) – Adieu Bonaparte – 1985 – Youssef Chahine

De nouveau lien avec la France se tisse. Il rencontre Pierre Balsan son producteur, mais aussi filme Dalida Sixième jour – 1986, un film mécompris.

  • Le Divertissement de combat

L’Emigré 1994, tiré du récit biblique de Joseph et ses frères lui vaut la foudre des fondamentalistes musulmans et chrétiens. Face à l’intégrisme religieux rampant, le cinéaste livre Le Destin – 1997 avec la figure d’Averroés, philosophe, juriste et médecin andalou du XIIe siècle, Prix du 50ème anniversaire du Festival de Cannes. Dans L’Autre – 1999, il pointe les conséquences d’une mondialisation sauvage en honorant l’intellectuel Édouard Saïd.

L’Autre – 1999 –  Youssef Chahine

Ahmed Yeha couleur-bulle.fr sabine vaillant

Ahmed Yeha –Alexandrie New York – 2003  Youssef Chahine – Cinémathèque française – 12 novembre 2018

Chahine emprunte par la suite, un registre plus léger avant son dernier film Chaos 2007 où il met en scène la révolte du peuple contre le pouvoir.

Youssef Chahine porte-voix de l’amour, de la tolérance et de la défense des plus faibles s’éteint au Caire le 27 juillet 2008, fort d’une carrière de 50 ans et de ses 44 films : longs et courts métrages, documentaires. Pour les 10 ans de sa mort,vingt films restaurés de Papa Amine à The others 1999.

Papa Amine – 1950 – Youssef Chahine   

   Immergez-vous dans l’oeuvre généreuse, courageuse, combative, inventive, de Youssef Chahine avec l’Exposition YOUSSEF CHAHINE à La Cinémathèque française jusqu’au 28 juillet 2019 et ses films.

  

YOUSSEF CHAHINE – LES FILMS

Cinémathèque française – 14 novembre 2018

Ouverture de la  Rétrospective – Hommage de 17 films grâce à la campagne de sauvegarde des films de Youssef Chahine, menée par plusieurs institutions françaises et internationales, en musique, lumière et tapis rouges avec Gare Centrale. 

SYNOPSIS GARE CENTRALE  Qinavi, un crieur de journaux boiteux et simple d’esprit, s’éprend d’Hanouma, vendeuse à la sauvette qui travaille dans la même gare que lui. Lorsqu’elle lui fait part de son indifférence, Qinavi sombre dans la folie.

GARE CENTRALE – 1958- YOUSSEF CHAHINE – La gare du Caire où le kiosquier voit beaucoup de choses. Il raconte l’histoire de  Qinavi, mendiant boiteux, mal fagoté au bonnet troué. Celui-ci vend ses journaux, observe et habite une baraque décorée de pin-up en retrait des voies. Ses yeux s’écarquillent à la vue de la belle et provocante, libre Hanouna, vendeuse de boissons à la sauvette. Véritable feu follet, sa présence l’électrise, mais elle va se marier à un porteur de bagages qui veut créer un syndicat indépendant. L’annonce crée la tempête dans son crâne.  Qinavi pris dans un tsunami de frustrations bascule dans la violence, dans la gare du Caire métaphore de la société.

Gare centrale, dans lequel Youssef Chahine interprète le rôle de Qinavi, un film passionnant aux résonances multiples : documentaire, sociale et politique. Une façon de filmer les femmes, de mettre en scène les porteurs de bagages, participeront à la censure de Gare centrale pendant plus de 10 ans en Égypte.

Gare centrale – 1958 –  Youssef Chahine

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  • Gare Centrale – 1958 – Youssef Chahine

Egypte – Version restaurée par Misr International Films

« CONFÉRENCE YOUSSEF CHAHINE :  UN PROCESSUS MUSICAL DE CRÉATION. PAR AMAL GUERMAZI »

MERCREDI 21 NOVEMBRE 2018 à 19 H

 

  • YOUSSEF CHAHINE  14 NOVEMBRE 2018 – 28 JUILLET 2019

GALERIE DU MUSÉE DU CINÉMA – CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE 

 

  •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

LIVRES

 

LA RAGE AU CŒUR  –  Éditions Ciné-festivals – 180 pages – broché – Sous la direction de Dominique Bax

 

 

 

 

 

 

YOUSSEF CHAHINE, LE RÉVOLUTIONNAIRE TRANQUILLE –  Entretien avec Tewfik Hakem – Éditions Capricci

ÉDITIONS DVD / BLU-RAY 

 

  •   DVD / Blu-ray de la version restaurée d’Adieu Bonaparte(TF1 Studio, Collection Héritage)

Youssef Chahine en 9 films en versions restaurées

  • Coffret 10 DVD (édition Tamasa) avec compléments vidéo et livret.
    Disponible en mars 2019

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ-META INSTITUO CULTURAL DE MEXICO A PARIS – 5-15 SEPTEMBRE 2018

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ-META INSTITUO CULTURAL DE MEXICO A PARIS – 5-15 SEPTEMBRE 2018

 

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ – Meta (1)

Aura Cielo – Mari Carmen Hernández 

Courtesy Mari Carmen Hernández

Mari Carmen Hernandez expose des pièces majeures de huit séries : Acaba de pasar, Ardoises, Aura, Duende, Faces, Rubans, Sages, Tomates, à l’Instituo Cultural de Mexico de Paris. Architecte de formation, l’artiste mexicaine vit et crée entre Paris et Troncones près des plages mexicaines du Pacifique.

Aura Cielo L’or du soleil cisèle le bleu du ciel, esquissant les contours de têtes où flotte parfois la traîne d’un nuage.

Fantasia 17 –Troncones 2016 91×91 – Mari Carmen Hernández

Courtesy Mari Carmen Hernández 

Fantasia 17 peuple le blanc de la toile de noir, traversé de coulées de différents bleus .

Les regards perçant des Gibi -1997 interrogent la pupille.

 

Gibi III –Marie Carmen Hernández

 Courtesy Mari Carmen Hernández

 

 

 

 

 

 

Gibi II – Paris 1997 – Mari Carmen Hernández 

Courtesy Mari Carmen Hernández

 

Solstice d’été conserve toute l’énergie de l’été dans le rouge tourbillonnant de sa tomate.

Solstice d’été – Mari Carmen Hernández

Courtesy Mari Carmen Hernández

Al dia siguiente, Paris 1997 huile sur toile 100 x 100, offre la densité lumineuse des courbes féminines. Acabar de pasar LXVI, Troncones, 2016 190 x 190, imprime le rougeoiement du soleil dans la profondeur du bleu du Pacifique.

Embarquez sans tarder pour ce voyage dans l’œuvre et l’imaginaire de Mari Carmen Hernández  riche de ses deux cultures.

(1)  Mari Carmen Hernández signe Meta, qui signifie « Au-delà » mais aussi « près de ».

Sabine Vaillant

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  • INSTITUO CULTURAL DE MÉXICO

Tableaux 1988-2018 Mari Carmen Hernández 

5-15 septembre 2018

119, rue Vieille-du-Temple, Paris 3e

Lundi au vendredi : 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h

Samedi  :15 h à 19 h

Entrée libre

www.la-meta.com

DECOUVREZ MIREILLE MINGARELLI EN SON ATELIER LES 26 ET 27 MAI

À l’occasion de l’événement
ENTREZ C’EST OUVERT

Mireille MINGARELLI vous accueille dans son atelier

samedi 26 mai et dimanche 27 mai 2018

entre 11 h et 20 h
coupelle grès (détail)
La Fonderie
23 rue de Neuilly
94120 Fontenay sous bois 
RER A Fontenay sous bois et bus 124 arrêt «le parc»

 

Mireille Mingarelli

Sabine Vaillant

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CHRIS MARKER LES 7 VIES D’UN CINÉASTE, ŒIL-TÉMOIN D’UN SIÈCLE

 

C’est par les grands aplats de photographies du studio parisien de Chris Marker que la Cinémathèque française ouvre Chris Marker Les 7 Vies D’un cinéaste, voyage dans l’espace temps de l’œuvre du cinéaste. Artiste aux talents d’écrivain, plasticien, musicien, photographe, mort à son bureau le 29 juillet 2012, jour de ses 91 ans, sur son fauteuil légèrement en retrait, comme s’il prenait du recul, raconte Costa Gavras, son ami.


Autoportrait au Rolleiflex – Chris Marker – 1960 – Circa

L’exposition, conçue à partir des immenses archives de Marker, a la particularité d’avoir été montée alors que les chercheurs inventorient et classent encore l’œuvre, soulignent Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Fredon, commissaires de l’exposition.

La Cinémathèque française a acquis ce trésor en 2013. Costa Gavras avait proposé à Chris Marker d’entrer à la Cinémathèque… On fera un grand feu avait répliqué laconiquement l’artiste. Il avait tout prévu dans une grande enveloppe derrière la porte de son bureau. Sauf qu’elle n’a pas été trouvée compliquant tout avec l’arrivée d’ayants droits.

Le Chat, en grande tenue orange et noir, tire à partir du carrousel la pupille, tout au long des sept étapes chronologiques et thématiques du parcours, vers l’exploration des pistes artistiques, intellectuelles et politiques de l’artiste traversées par les nombreux événements historiques.

Toutes ces pistes livrent de nombreux objets et documents, souvent inédits avec Chris Marker discret, à couvert derrière ses travaux, multipliant les pseudonymes, apparaissant en public par l’entremise du chat facétieux et érudit Guillaume-en-Égypte.

Collection Petite planète aux Editions du Seuil, Circa années 50 et 60

Des œuvres originales offertes par de grands artistes, ses créations plastiques inconnues jusqu’alors, deux grandes installations : Zapping Zone1990 – (Proposals for an Imaginery Television) et Owls at Noon Prelude : The Hollow Men 2005 et de Dialector- 1988 le programme de discussion avec un ordinateur qu’il avait conçu.

Des entretiens avec les proches, témoins de son travail dessinent l’artiste : Agnès Varda, Costa-Gavras, Marina Vlady, Pierre L’Homme, William Klein… Les portraits réalisés par Marker en 1985 d’Akira Kurosawa sur le tournage de Ran et de Roberto Matta son ami peintre, Mémoire pour Simone1986- portrait de Simone Signoret amie depuis le lycée,témoignent de ses rencontres.

Trois grands films pour s’immerger dans son œuvre à voir dans l’ordre de l’expo ou pas ou dans le cadre de la Rétrospective de ses films. : Les Statues meurent aussi – 1953- co-réalisé avec Alain Resnais, apologie de l’art africain et critique acérée du colonialisme interdit en France pendant 10 ans, La Jetée1962le plus célèbre film de Marker presque exclusivement composé de photographies et qui inspirera Terry Gilliam pour L’Armée des douze singes –1955, Le Fond de l’air est rouge – 1977 tire un bilan lucide et pas cynique de quinze ans de luttes révolutionnaires dans le monde.

Les Statues meurent aussi – Chris Marker

La Jetée – Chris Marker

 

 

 

Le Fond de l’air est rouge –  Chris Marker

Une traversée des ombres et lumières du siècle scande ses voyages et le voyage de sa vie.

 

 

On vous parle du Chili – Chris Marker

Ainsi, la Seconde Guerre mondiale et la Résistance, Cuba et Israël où Chris Marker a tourné des documentaires, le Vietnam, Mai 68 avec ses collages contestataires, ses photos reprenant les slogans : Plutôt la vie, La société est une fleur carnivore..., Prague, Brésil-Chili-Tchécoslovaquie avec ses courts-métrages de contre-information « On vous parle de… », Sarajevo, Le 20 heures dans les camps 1993 – avec de jeunes réfugiés bosniaques présentant tous les soirs un journal télé sur VHS, faute de pouvoir émettre en Slovénie, Casque bleu – 1995- De retour à la vie civile, un casque bleu raconte la réalité de son expérience en Bosnie, et Last but not least  L’Héritage de la chouette – 1989- série documentaire de 13 épisodes sur l’ombre portée de la Grèce antique sur le monde contemporain, pour laquelle il a parcouru la planète discutant avec tous ceux qu’elle compte d’historiens, d’artistes, penseurs, universitaires…

Chris Marker

 

 

 

 

 

Chris Marker

Sans hésiter calez vos pas dans ceux de Chris Marker pour découvrir ce cinéaste, amateur d’art, explorateur, activiste, inconditionnel des chats, chouettes et éléphants, voyageur, explorateur… à La Cinémathèque française  avec Chris Marker Les 7 Vies D’un cinéaste et la Rétrospective complète de ses films, vidéos et programmes télévisuels jusqu’au 29 juillet 2018 . Laissez vivre votre imaginaire !

Sabine Vaillant

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CHRIS MARKER LES 7 VIES D’UN CINÉASTE

  • EXPOSITION – FILMS – RENCONTRES – EDITIONS

Dans le cadre du 50e anniversaire de Mai 68

3 mai – 29 juillet 2018

  • RENCONTRE 5 mai 14 h 30

Sans SoleilChris Marker  + TABLE RONDE

Avec Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Fredon,

  • Conférence

Qui êtes-vous CHRIS MARKER ? Bamchade Pourvali

jeudi 10 mai 2018 – 19 h

  • NUIT DES MUSÉES 19 Mai 2018

Ouverture exceptionnelle en nocturne de l’exposition dans le cadre de la nuit des musées

  • FILMS + DISCUSSIONS

Lundi 7 mai 19 h : Level Five + Owl gets in your eyes – Chris Marker

Lundi 14 mai 19 hLes Statues meurent aussi – Alain Resnais –Chris Marker + Toute la mémoire du Monde – Alain Resnais

Jeudi 24 mai 19 h : La Jetée – Chris Marker + Souvenir d’un Avenir – Yannick Bellon + Chris Marker

Samedi 26 mai 15 h : On vous parle de Prague : Le deuxième Procès d’Arthur London + Mémoires pour Simone 

La Cinémathèque française

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr 

  • ARTE : Hommage à  CHRIS MARKER  – Dimanche 6 mai 20 h 50

La Jetée – Chris Marker

 

L’Armée des douze singes Terry Gilliam

La Jetée – Chris Marker

Le Joli Mai – Chris Marker

3 épisodes de  L’Héritage de la chouette – Chris Marker

SITE CHRIS MARKER

http://chrismarker.ch/

CHRIS MARKER – le livre impossible – 2016 -Maroussia Vossen

-Editions Le Tripode

                                                                                               

Chris Marker – Catalogue de l’exposition

DVD

LIBERTAD, LA COSMOGONIE DE MADEMOISELLE MAURICE A LA GALERIE MATHGOTH

 

Net-Candeur – Toile – Mademoiselle Maurice – Courtesy Mathgoth Gallery

 

Les oiseaux de Mademoiselle Maurice se posent à la Galerie Mathgoth pour Libertad jusqu’au 12 mai. L’origamiste y déploie ses talents avec une trentaine d’œuvres habitées par voyages et rencontres, autour de l’éclat argenté des oiseaux du jardin intérieur.

Dès l’entrée le souffle de la liberté interpelle le visiteur avec des cages d’oiseaux vides, aux portes explosées, entourées d’un nuage d’oiseaux. Ils se balancent au gré des déplacements d’air en compagnie de poissons, mettant en scène la comptine Mon poisson rouge ayant appris que les oiseaux vivaient sans cages se dit un jour : et moi aussi je voudrai voir du beau pays …

Net – Decadence 97×149 cm – acrylique, aérosol et pliages papiers  sur Toile – Mademoiselle Maurice -2018- Courtesy Mathgoth Gallery

L’artiste porte haut l’enjeu de la biodiversité en l’inscrivant dans son cercle chromatique traversé par celui des oiseaux, percé par les plantes qui poussent comme des flèches de liberté, la hissant à fleur de ciel dans ses compositions lumineuses de jour comme de nuit.

Net- Nocturnes -Toile – Mademoiselle Maurice – Courtesy Mathgoth Gallery

Plus loin vers l’astre de la nuit, les plantes décochent leurs flèches de vitalité trouant la nuit, rejoignant le cercle que dessinent les oiseaux porteurs des ailes du désir d’un monde vivable pour tous.

 Net – Sacré-Toile – Mademoiselle Maurice – Courtesy Mathgoth Gallery

Liberté j’écris ton nom à la manière de Mademoiselle Maurice. Libre elle l’est et le restera, gravé dans les plis de ses origamis qui espérons, s’épanouiront en une nouvelle fresque porteuse de Libertad.

 

Couleur Bulle

MADEMOISELLE MAURICE

Libertad

6 avril – 12 mai 2018

Galerie Mathgoth

34, rue Hélène Brion -75013 Paris

www.mathgoth.com

1954. Algérie. 1962 Centre International du Photojournalisme : 15 mars au 13 mai 2018 1962. Rivesaltes. 1964 Mémorial du Camp de Rivesaltes : 15 mars au 2 septembre 2018

Une guerre sans nom est la deuxième exposition coproduite par le Centre International du Photojournalisme/ Visa pour l’image de Perpignan (CIP) et le Mémorial du Camp de Rivesaltes.

Elle s’inscrit dans un projet global mené par le Mémorial du Camp de Rivesaltes depuis septembre 2017 autour de la Guerre d’Algérie et de l’ensemble des mémoires qu’elle porte.

Une guerre sans nom présente un panorama photographique de la Guerre d’Algérie et de ses répercussions en France notamment sur le Camp de Rivesaltes.

Marc Riboud ©

Le parcours propose une centaine des photos rares et souvent inédites, signées par des photographes prestigieux connus pour leur capacité à capter l’instant comme : Marc Riboud, Raymond Depardon, Pierre Boulat, Pierre Domenech, celles de Jacques Hors, médecin appelé en Algérie, et celles du Fonds Bailhache. Ces photographes étaient aussi animés par la volonté d’apporter une plus grande visibilité à cette guerre camouflée en événements et qui ne disait pas son nom. En écho, le Mémorial du Camp de Rivesaltes renvoie l’image d’un espace où si la guerre n’est pas présente, les acteurs de cette guerre le sont : photographes amateurs et journalistes suivent les arrivées et départs de membres du FLN, l’arrivée ensuite des ex-supplétifs de l’armée française en une série d’images fortes.

Fonds Bailhache ©

Le commissaire de l’exposition Jean-Jacques Jordi, historien, a replacé les photographies dans l’Histoire afin de mieux les comprendre.

Les textes qui jalonnent la double exposition font donc le lien entre les différentes époques couvertes par les reportages ; ils expliquent et interrogent à la fois le photographe sur ses choix et la manière qu’il a de privilégier un événement plutôt qu’un autre. En choisissant d’exposer une diversité des regards, l’exposition propose une mise en perspective des guerres qui ont déchiré le pays. Remettre ces reportages dans l’Histoire et l’idéologie d’une époque, c’est toute l’ambition de cette exposition explique Jean-Jacques Jordi.

UNE GUERRE SANS NOM deux lieux, une seule exposition

Sabine Vaillant

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UNE GUERRE SANS NOM

  • 1954. Algérie. 1962 Centre International du Photojournalisme (CIP) : 15 mars au 13 mai 2018

CIP : Couvent des Minimes – 24, rue Rabelais 66 000 Perpignan

http://visapourlimage.com

1962. Rivesaltes. 1964 Mémorial du Camp de Rivesaltes : 15 mars au 2 septembre 2018

  • Mémorial du camp de Rivesaltes – avenue Christian Bourquin 66 600 Salses Le Château

PORTRAITS LEE JEFFRIES PHOTOGRAPHE

FrankieLee Jeffries

120x94 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium. Courtesy Mathgoth Gallery

PORTRAITS DE  LEE JEFFRIES  9 au 31 mars 2018

Les modèles de Lee Jeffries habitent la galerie Mathgoth jusqu’au 31 mars alors que Paris s’enveloppe à nouveau de blanc en attendant le printemps. Une vingtaine de photos couleur et noir et blanc de ce photographe britannique, né en 1971, incarnent la présence des SDF rencontrés en Europe et aux États-Unis, rendus invisibles par la société.

C’est la rencontre avec une jeune-fille blottie dans son sac de couchage qui a changé la perception de Lee Jeffries. Désormais avant de photographier les personnes vivant à la rue, il tisse un lien avec eux, façon de frapper à leur porte avant d’entrer dans leur vie.

Il marche dans la solitude des villes à l’instinct, attachant son regard à celui souvent brouillé de ceux qu’ ils croisent, à la recherche de l’émotion dans les yeux de ces inconnus. Puis l’échange devient verbal avant de leur redonner un regard dans l’instant photographique. C’est précisément cet instant d’émotion pure, émerveillante que recherche l’artiste.

C’est ainsi que l’objectif de Lee Jeffries saisit les regards et révèle sur l’iris des modèles une image qui pourrait être le reflet du photographe, celui que donne à voir du sujet la société, ou encore celui que projette le visiteur.

Mike – Lee Jeffries

80×80 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium – Courtesy Mathgoth Gallery

Mike au visage marqué, plissé par le temps, dont le regard soucieux renvoie au continent de la difficulté de vivre.

Manchester I –  Lee Jeffries

120×120 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium – Courtesy Mathgoth Gallery

Jeune Fille dont le sourire souligne la grâce d’un visage qui oublie un instant le pourquoi de ses mains tâchées.

 

 

 

 

 

 

 

Somethin’Missin –  Lee Jeffries

80×68 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium. Courtesy Mathgoth Gallery

Un regard clair, auréolé d’une barbe blanche, qui bouffe cet instant de la vie

Mais aussi Black & White, deux yeux d’enfant, dans un visage lisse, portes d’une vie qui pourrait en dire long. Ou bien Torie visage de jeune femme interloquée, semblant émerger de la rosée d’une fleur de Avatar.

Hâtez-vous, du pas décidé d’une chaussure résistante aux intempéries, de rallier la galerie Mathgoth pour rencontrer les modèles de Lee Jeffries. Plongez votre regard dans chacun d’eux, à la recherche de vos émotions, d’une quête de l’autre et/ou de vous, laissez leur lumière s’inviter dans votre cœur.

Sabine Vaillant
Couleur Bulle

PORTRAITS

LEE JEFFRIES 

9-31 mars 2018

Galerie MATHGOTH

34, rue Hélène Brion 75013 Paris
www.mathgoth.com