LE CINÉMA JAPONAIS D’AVANT 1945 : NAISSANCE DE L’UNE DES PLUS GRANDES CINÉMATOGRAPHIES DU MONDE

La Cinémathèque française a suspendu son souffle à celui du talentueux Benshi Raiko Sakamoto racontant dans la tradition : Orochi, film muet, marquant l’ouverture de 100 ans de cinéma japonais (1ère partie sur 3). Le Cinéma d’avant 1945 : naissance d’une industrie, éclosion d’une modernité. Dans le cadre de  Japonismes 2018 (juillet 2018 – février 2019).

Portant costume et nœud papillon de rigueur, Raiko Sakamoto a offert avec les musiciens un spectacle intense et exceptionnel. Cette première partie de Japonisme 2018 s’attaque à la période 1920- 1940 du cinéma japonais, particulièrement méconnue et déterminante pour son évolution.

SYNOPSIS OROCHI

Banni de son école pour un motif injuste, le jeune samouraï Kuritomi Heizaburo doit prendre la route. Humilié puis jeté en prison, il empruntera le chemin de la marginalité afin de survivre dans un monde qui lui reste hostile.

OROCHI

Orochi – 1925 – Buntaro Futagawa

Film historique (Jidaigeki), tourné à Kyoto, rarement projeté, Orochi est une œuvre clé de ce mouvement permettant de s‘adresser aux citoyens en contournant la censure. Le film livre une critique de la société féodale par la jeunesse. Orochi renferme une scène anthologique de Shembala, sabre, de 10 minutes.

RÉALISATEURS DE JIDAIGEKI

Le Sabre pourfendeur d’hommes et de chevaux – 1929- Daisuke Ito

Les quarante-sept ronins – 1938 – Masahiro Makino

Chants de tourtereaux – 1939 – Masahiro Makino

SHOMINGEKI ( Drame populaire) DEUXIÈME GENRE JAPONAIS DE CETTE ÉPOQUE

Approche au plus près du Japonais moyen et de son quotidien, le Shomingeki crée un sujet moderne lié à l’apparition des classes moyennes et du Parlant . Le cinéma parlant et sa technologie adaptée au cinéma japonais par Shiro Kido, après un voyage à New York, propulse le Shomingeki au sommet avec Madame et épouse : premier film nippon entièrement parlant. La transition muet-parlant sera cependant retardée au Japon, surtout par les groupes de pression des benshi.

PÉRIODE DE TRANSITION

Avec des films dont les personnages utilisent un langage contemporain pour exprimer les affres du peuple face à l’escalade militariste et la précarisation du Japon de 1937.

Pauvres humains et ballons de papier – 1937 – Sadao Yamanaka – Film parlant.

L’Armée – 1944 – Keisuke Konshita

 

 

Découvrez à la Cinémathèque française jusqu’au 22 octobre 2018 les premiers réalisateurs de la modernité du cinéma japonais en 27 films : De Kenji Mizoguchi à Hiroshi Shimizu, de Daisuke Ito à Sadao Yamanaka ou de Yasujiro Ozu à Tomu Uchida.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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OROCHI 雄呂血 – 1925 – Buntaro Futagawa – 

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75 min Japon – Film muet

Avec : Tsumasaburo Bando, Misao Seki, Utako Tamaki.

Musiciens : Joichi YASA : guitare et shamisen, Makiko SUSUKI : flûte, Akiko SUGIMOTO : piano

100 ANS DE CINÉMA JAPONAIS (1ère PARTIE) LE CINÉMA D’AVANT 1945 : NAISSANCE D’ UNE INDUSTRIE, ÉCLOSION D’UNE MODERNITÉ RÉTROSPECTIVE –  26 SEPTEMBRE – 22 OCTOBRE 2018

Dans le cadre de Japonismes 2018

LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

  • Japonismes 2018

JAPONISMES 2018 : LES ÂMES EN RÉSONANCE A LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

 

  • LIVRE

100 ans de cinéma japonais – Editions de La Martinière en partenariat avec La Fondation du Japon – septembre 2018

  • CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 7502-12 Paris

www.cinematheque.fr

  • MAISON DE LA CULTURE DU JAPON

101 bis Quai Branly, 75015 Paris

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UN PEUPLE ET SON ROI DE PIERRE SCHOELLER

Un peuple et son roi- pierre schoeller - blog couleur-bulle.fr sabine vaillant

 

SYNOPSIS Un Peuple et son Roi

En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. « Un peuple et son Roi » croise les destins de femmes et d’hommes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au cœur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République. La liberté a une histoire.

Un Peuple et son Roi Pierre Schoeller couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Un Peuple et son Roi – Avant-première Cinémathèque française – 24- 09 – 2018

UN PEUPLE ET SON ROI

Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Que s’est-il passé en France entre l’an de grâce du 9 avril 1989, jeudi saint, où Louis XVI lave les pieds des enfants pauvres, un mois avant la réunion des États-Généraux, et le 21 janvier 1793 jour de la décapitation de Louis XVI ?

La Révolution. La mort d’un monde et la naissance d’un autre. Pierre Schoeller avec Un Peuple et son Roi livre cette scène dans le mouvement qui traverse le peuple usé, affamé.

Ce souffle puissant s’engouffre de Paris à Versailles, déferlant sur les bans et la galerie de l’Assemblée nationale, sise au Manège, jusqu’aux Tuileries. C’est depuis l’atelier de l’Oncle, Maître verrier, alors que la Bastille tout juste prise est démontée pierre par pierre par le peuple, que naît la lumière censée transcender la rue et les esprits. Cette clarté retrouvée dévoile ceux qui discutent et interviendront à l’Assemblée nationale et à la Convention.

Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Les femmes surtout qui porteront cet élan vital : Solange la compagne du verrier, Margot, Françoise la lavandière, la Reine Audu… et celles qui entreront dans la postérité.

Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Adèle Haenel : Françoise -Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Les figures historiques : Robespierre, Marat, Barnave, Danton, Saint-Just s’incarnent à la tribune tandis que les autres débattent et empoignent fourches, couteaux, armes de toutes natures et marchent vers les lieux de pouvoir.

Denis Lavant : Marat – Niels Schneider : Saint Just – Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

 

Denis Lavant : Marat – Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Louis Garrel : Robespierre – Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller

Cette montée en puissance du désir de liberté, cette volonté de prendre en main son destin se terminera place Louis XV, par la mort de Louis XVI sous le couperet de la guillotine, devant son peuple le 21 janvier signant la fin sanglante d’un monde et l’espoir d’une ère nouvelle.

Un Peuple et son Roi drame, historique.

Un film dense, dans la dualité : députés-mots « historiquement exacts » / peuple- femmesactionfiction. L’esthétique fige parfois les scènes. Un film politique qui interroge la relation au pouvoir.

  • Un Peuple et son Roi2017- Pierre Schoeller -2h01

France

Musique originale : Philippe Schoeller

Sortie nationale : 26 septembre 2018

Production : Archipel 35 – Archipel 33

AVEC : Gaspard Ulliel : Basile, Adèle Haenel : Françoise, Olivier Gourmet : Maître Verrier, Louis Garrel : Robespierre, Izïa Higelin : Margot, Noémie Lvovsky : Solange, Céline Sallette : Reine Audu, Denis Lavant : Marat, Johan Libéreau : Tonin et Laurent Lafitte : le roi.

Sabine Vaillant

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  • FILMOGRAPHIE Pierre Schoeller

2017 : Un Peuple et son Roi

2011 : L’Exercice de l’État

2008 : Versailles

  • CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

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RAFIKI : ALLER AU BOUT DE SES RÊVES ET DE SES PASSIONS, UN FILM DE WANURI KAHIU

– SYNOPSIS Rafiki ( ami(e) en swahili)

A Nairobi, Kena et Ziki mènent deux vies de jeunes lycéennes bien différentes, mais cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre dans une société kényane conservatrice, les deux jeunes femmes vont être contraintes de choisir entre amour et sécurité

– RAFIKI s’ouvre sur Nairobi aujourd’hui, loin de l’image miséreuse, dopée à l’énergie de la jeunesse kényane dansant, skatant, dans les lieux investis par elle. Kena, joue au foot avec ses copains, va et vient en attendant les résultats des examens d’entrée à l’université, aide son père boutiquier et rentre chez sa mère, quittée depuis peu par son père. Ziki est dans une bande de filles qui dansent dans la rue, travaillent leurs chorégraphies, vit dans un plus grand confort matériel. Son look féminin contraste avec l’apparence neutre de Kena.

Samantha Mugatsia (Kena) – Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu

Dans leur quartier chacune occupe ses lieux mais croise l’autre près des kiosques de vente, du café, à l’église, autour des candidats à l’élection à laquelle leurs pères, adversaires politiques, sont candidat.

Samantha Mugatsia (Kena) – Sheila Munyiva (Ziki) – Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu

Chacune sait ainsi qui est l’autre. Elles vont se rencontrer, vivre leur histoire d’amour,

 

 

 

 

 

 Ziki et Kena – Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu

être confrontées à leur famille, aux commérages du quartier, à la société et sa violence.

 Ziki et Kena – Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu

Kena – Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu

Wanuri Kahiu raconte l’alchimie de l’état amoureux de deux jeunes femmes très différentes, les transformations qu’il induit, comment chacune grandit au contact de l’autre, leurs aspirations, la vision de la place des femmes, la menace qu’elles représentent pour la société et leurs familles à Nairobi et ses conséquences.

Rafiki un film à l’esthétique pop pétillante, réflexif, émouvant.

  • Rafiki après avoir été interdit par la commission de censure kényane en avril, a vu la censure levée par la justice pour sept jours. Le film réservé aux adultes sera projeté du 23 au 30 septembre, permettant à Rafiki de prendre part à la course à l’Oscar pour le meilleur film en langue étrangère.

– Rafiki – 2018 – Wanuri Kahiu – 82 min

Kenya/Afrique du Sud/ France

Adapté de Jambula Tree, nouvelle, de Monica Arac de Nyeko

Scénario : Wanuri Kahiu, Jenna Bass

Son : Frederic Salles

Sortie nationale : 26 septembre 2018

Sélection officielle Un Certain Regard Festival de Cannes

Avec : Samantha Mugatsia (Kena), Sheila Munyiva (Ziki)

 

Sabine Vaillant

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FILMOGRAPHIE WANURI KAHIU

2018 : Rafiki

2009 : For our Land

         : Pumzi

2008 : From a Whisper

 

 

 

 

INGMAR BERGMAN ET NOUS

– Ingmar Bergman aurait soufflé ses cent bougies le 14 juillet 2018. Ce grand artiste avait annoncé en 1982 qu’il ne ferait plus de films après Fanny et Alexandre. Ce n’est pourtant pas le point d’orgue à sa créativité. C’est à un cinéma libéré du cinéma que se consacrera alors Ingmar Bergman comme le raconte aussi la rétrospective que lui consacre La Cinémathèque française. Avec en ouverture Le Silence.

  • Synopsis – Le Silence (Tystnaden) – 1963 – Ingmar Bergman

Deux femmes et un petit garçon font halte dans une petite ville inconnue en proie à la guerre civile.

– Le Silence (Tystnaden) – 1963 – Ingmar Bergman

Dans la moiteur d’un compartiment, filtrant le son du train, Esther, Anna et Johan son fils. Esther malade crache du sang, Anna tamponne son front. L’atmosphère est pesante. Le petit garçon sort dans le couloir. Le paysage défile à hauteur de ses yeux, comme dans un rêve. Le trio trouve refuge dans un hôtel pour permettre à Esther de se reposer. C’est dans le huis clos de ce palace que la tension entre les deux sœurs va aller crescendo révélant une part de ce qui les lie. A l’extérieur le mouvement incessant des habitants parlant une langue inconnue, la vue sur l’église, le passage des chars et celui d’une charrette où s’entassent des effets personnels, pénètrent dans la chambre dont Anna et Esther ouvrent et ferment les fenêtres pour tenter de se rafraîchir, et éviter de se rencontrer. La violence intérieure résonne avec celle de l’extérieur. Johan, à l’abri du regard des deux femmes, explore le monde de l’hôtel, fait des rencontres intéressantes. Anna pousse la porte du palace, trouve un homme tandis que sa sœur travaille à ses traductions quand la maladie lui laisse du répit, buvant, fumant et se donnant du plaisir. Johan navigue entre sa mère sensuelle dont la proximité physique est troublante, et les échanges fugaces avec sa tante d’où affleurent des éléments de compréhension de ce qui se joue. Les relations des deux femmes entre amour et perversité, marquées par leur père, donnera à ce voyage la couleur d’un pays où l’on n’arrive jamais.

Ingmar Bergman explore dans Le Silence les relations entre Anna et Esther, ouvrant les rouages de leurs inconscients, initiant le spectateur à leur langage, filmant l’intériorité de leurs personnages, ce qui il y a dans leurs têtes donnant ainsi toute la force et l’intensité du film.

– Ingmar Bergman (1918 – 2007)

Jeune scénariste de Alf Sjöberg, cinéaste influencé par le réalisme poétique français, disciple précoce du néoréalisme italien, metteur en scène, réalisateur, homme de théâtre nourri par celui d’ August Strindberg, auteur de chefs-d’œuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma, Ingmar Bergman habite La Cinémathèque de toutes les facettes de sa créativité en 45 films et 5 courts-métrages + making of.

-Quelques films d’Ingmar Bergman   :

Jeux d’été -1951-  Ingmar Bergman

Monika – 1953 – Ingmar Bergman

 

Les Fraises sauvages -1957-  Ingmar Bergman

 

Persona – 1966 –  Ingmar Bergman

 

L’Heure du Loup – 1968 –  Ingmar Bergman

 

Le Lien – 1971 –  Ingmar Bergman

Cris et Chuchotements – 1972 –  Ingmar Bergman

 

Fanny et Alexandre 1982 –  Ingmar Bergman

Saraband – 2003 –  Ingmar Bergman

– Ancrez-vous dans l’archipel de l’œuvre de Ingmar Bergman à La Cinémathèque française jusqu’au 11 novembre 2018. Pourquoi pas ensuite interroger ce que notre rapport à son cinéma dit de nous ?

  • Le Silence (Tystnaden) – 1963 – Ingmar Bergman – 95 min

Suède.

Avec : Ingrid Thulin (Ester), Gunnel Lindblom (Anna), Jörgen Lindström (Johan)

 

Sabine Vaillant

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  • INGMAR BERGMAN RÉTROSPECTIVE 19 septembre – 11 novembre 2018

En partenariat avec le Festival international de La Rochelle et l’Institut suédois

CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

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  • INSTITUT SUÉDOIS – INGMAR BERGMAN : LA SUITE INGMAR BERGMAN

19 octobre 2018 – 6 janvier 2019

Institut suédois

11, rue Payenne 75003 Paris

  • CARLOTTA FILMS

 – Événement Ingmar Bergman
Bergman, une année dans une vieJane Magnusson
Sortie au cinéma le 26 septembre
2018

– Rétrospective Ingmar Bergman en 21 films au cinéma à partir du 26 septembre 2018

L’AMOUR EST UNE FÊTE DE CÉDRIC ANGER

 

C’est sur le grand écran de La Cinémathèque française que L’Amour est une fête de Cédric Anger faisait son avant-première avec l’équipe du film, dévoilant l’univers du film porno français des années quatre-vingt. Univers envolé, disparu avec l’apparition d’internet et la concurrence des sites pornographiques.

 

 

 

 

 

Cédric Anger et l’équipe du film –

Cinémathèque française 12 septembre 2018

  • Synopsis L’Amour est une fête – 2018 – Cédric Anger

Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux «entrepreneurs» sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du «X» parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin…

Gilles Lellouche (Serge / Georges) L’Amour est une fête – 2018 – Cédric Anger

Gilles Lellouche  – Guillaume Canet  – L’Amour est une fête2018Cédric Anger(*)

« J’ai toujours voulu faire un film sur le porno français des années soixante-dix/quatre-vingt, celui tourné en pellicule. Et sur celles et ceux qui faisaient ces films. Il y avait une insouciance qui n’a rien à voir avec le porno d’aujourd’hui. Ni même avec le porno américain de la même époque, beaucoup plus industrialisé et professionnel. Le cinéma pornographique français de ces années-là est inséparable de la libération des mœurs post-68. Il est fabriqué avant tout par des gens qui s’amusent, pour qui ces tournages sont des moments de vacances et de plaisir. Il faut bien comprendre qu’ils ne tournaient pas ces films par nécessité financière, mais parce qu’ils en avaient envie. D’ailleurs la plupart des actrices, acteurs et réalisateurs de cette époque sont plutôt des petits-bourgeois branchés, qui aiment faire la fête et ne se soucient pas trop du lendemain. »

(*) « À l’époque, on est plutôt dans un cinéma de copains. Car c’était du cinéma. Les films sortaient en salles, on tournait en 16mm ou en 35mm, il y avait de la lumière, un scénario, des dialogues, et, même si la qualité n’était pas toujours au rendez-vous, il y avait un vrai désir de cinéma. »

Guillaume Canet (Franck / Martin)L’Amour est une fête2018Cédric Anger

L’Amour est une fête, un film à tiroirs qui s’ouvrent ou se ferment au gré des changements de tons, de genres dans « …une logique de plaisir et de jouissance. De jubilation(*) » . Mais aussi sa face sombre avec la violence, la criminalité.

Michel Fau (Maurice Vogel) L’Amour est une fête2018Cédric Anger

L’Amour est une fête, ballade dans le film porno des années 80 dont les tiroirs auraient pu s’ouvrir dans l’épaisseur du personnage de Guillaume Canet pour atteindre la zone grise du personnage qui se défonce, masquant à peine son état de manque sous ses lunettes noires laissant entrevoir l’abîme qui le hante. De celui de Caprice/Virginie s’échappent à peine les parfums de ses rêves de théâtre, les choix de ses amours. Et que retiennent les tiroirs des autres filles ?

 

 

 

 

 

Camille Razat (Caprice / Virginie)L’Amour est une fête2018Cédric Anger

 

(*) Extraits Dialogue Jean Douchet/ Cédric Anger

 

Sabine Vaillant

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  • L’Amour est une fête – 2018Cédric Anger

Français – 1 h 59

Musique : Grégoire Hetzel

Production : Curiosa Films, Sunrise Films

Distribution : Mars films

Sortie nationale : 19 septembre 2018

Avec :

Guillaume Canet : Franck / Martin, Gilles Lellouche : Serge / Georges, Michel Fau : Maurice Vogel, Camille Razat : Caprice / Virginie, Xavier Beauvois : Henri Pachard, Elisa Bachir : Bey Melissa

  • LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

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CAROLINE VAILLANT – PLASTICIENNE – SUR LE TERRAIN / ÉCOLE D’ART CLAUDE MONET – NAISSANCE D’UNE OEUVRE

 

Caroline Vaillant a marqué l’espace de la ville de son réseau tricoté. Cet ouvrage changeant, éphémère, a pris volume et forme dans la tension des fils de ceux qu’elle a invités à entrer dedans. Les lignes de force de ses photographies ont puisé dans les lieux traversés au sein desquels le réseau manipulé a pris l’allure d’une sculpture quasi personnifiée qui a roulé sa bosse, voyagé, passé du temps avec des personnes d’horizon différents.

 

Courtesy Caroline Vaillant

 

Carrefour des Droits de l’Homme

Tout a commencé un début d’après-midi sur une file de l’autoroute du Nord de Paris dans la petite auto de l’artiste entre camions et voitures, tous plus pressés les uns que les autres. Pas de rallye en vue, juste l’ambition d’arriver entières guidées par la voix imperturbable du GPS. Caroline s’est assurée ce matin par téléphone de la météo à Aulnay-sous-Bois et de la volonté des tricoteurs de poser pour les photos aujourd’hui. Tout devrait fonctionner, même si, il faudra faire vite aux vues des températures extérieures, glaciales. Sur place, l’épineuse question du stationnement réglée, déballage du matériel photo. Roulent valises par un froid mordant, un escabeau sous le bras direction le Carrefour Des droits de l’homme d’Aulnay-sous-Bois.

Choisi et étudié, pour sa lumière par l’artiste lors de ses repérages en solo, le lieu est un peu no man’s land. Fréquenté par les voitures, bruyant aussi, situé sous le pont de l’autoroute qui sépare de son trait d’asphalte deux territoires d’Aulnay-sous-Bois, son terre-plein a été planté de lourdes pierres pour en limiter l’accès. Hasard ou recherche esthétique de la DDE, certaines sont disposées en cercle, au centre de cet îlot de terre. Tel un cromlech des temps modernes, il attend que la lumière allume ses pierres dans un lieu de passage, à usage fonctionnel. L’atmosphère du lieu s’en ressent.

Tapis en boules au fond des trois valises le réseau attend sa mise en tension. La plasticienne suit sa carte mentale des entrelacs et en traduit les images de ses indications. La scénographie nécessite de longues manipulations. Caroline s’interrompt, évalue son travail, photographie l’avancement, compare la lumière avec celle de ses repérages, aujourd’hui le ciel n’est pas exactement bleu, grimpe sur l’escabeau pour une meilleure vue d’ensemble.

Dernières retouches, la composition semble conforme à son attente. Le réseau déploie ses gris, sa matière, sa géométrie. Il ne lui reste plus qu’à prendre vie en se connectant au réseau des tricoteurs, à entrer en interaction avec celui des transports routiers qui distribuent les habitants au quatre coins de la ville.

Des femmes et un homme arrivent du foyer de personnes âgées, disposés à donner de leur réseau. Les pros du tricot sont déjà à l’œuvre, les autres tâtonnent, demandent conseil aux voisins, ça parle, rit, plaisante, chante. L’aventure qui lie le groupe se joue en live. L’installation prend corps, chacun se concentre sur son ouvrage. Le réseau entre en tension, éprouvant les liens, ouvrant la communication non verbale, d’inconscient à inconscient. La séance photo démarre. La photographe varie ses angles de prise de vue, ajuste la position des tricoteurs, encourage de la voix, court d’un point à un autre, cherche la lumière, mitraille. Quelques vérifications rapides sur l’écran, dernière série… la plasticienne remercie et donne le clap de fin. Les tricoteurs gelés rentrent se mettre au chaud. Pas le temps de partager une boisson chaude, il faut ranger.

Le réseau s’est allongé. Il est emmêlé de partout, patiemment les rubans de tricot sont débarrassés de la terre et des brins de végétaux, que le réseau a emportés avec lui, puis enroulés en petits tas qui seront finalement repris et ré-enroulés entre eux pour constituer des monticules moelleux. Le réseau ainsi replié emporte avec lui les voix, les pensées, l’imaginaire des tricoteurs avant de disparaître dans ses valises.

Retour sur Paris, trafic dense. Dans l’habitacle de la voiture, après trois bonnes heures dehors, relâche, échange sur la séance. Caroline s’inquiète, la lumière lui semble juste et tellement différente de celle de ses repérages. Il est trop tôt pour conclure. Seules les photos, une centaine, pourront lever le doute. Accepter une part d’improvisation dans son travail génère beaucoup d’incertitudes : combien de tricoteurs seront réellement au rendez-vous, prendront-ils librement des postures intéressantes, seront-ils constants et concentrés, la lumière sera-t-elle changeante ?

Courtesy Caroline Vaillant

 

Hôpital Robert Ballanger – Séance tricot

Aujourd’hui en route pour le centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger, pour une heure de tricotage à l’hôpital de jour, du service de psychiatrie. Le pavillon, se trouve au fond du parc, loin de l’entrée.

Caroline a œuvré en amont pour proposer son projet, régler les questions administratives et mettre en place le calendrier, pourvu qu’ils n’aient pas oublié… La porte s’ouvre sur une grande pièce plutôt lumineuse, seuls quelques participants à l’atelier mosaïque créent au calme, entourés de leur matériel. Autour de grandes tables, l’artiste parle de son travail assure que personne n’est obligé de tricoter. Elle invite à se saisir des aiguilles déjà en place ou ailleurs pour ceux qui préfèrent les chemins de traverse. C’est le côté tactile du réseau.

Les réflexions fusent, les doutes aussi, des appels à l’aide, des rires, des commentaires. L’artiste montre les gestes élémentaires. Un tricotage à quatre mains s’installe à côté. Le réseau s’ébroue au son des aiguilles entrant en action. Les liens affleurent au fil du tricot, la connectivité se dessine peu à peu. La matière prend vie. L’espace- temps-tricot ouvre les univers de chacun en tentant de mettre à distance les préjugés sur la maladie mentale.

L’heure de repartir se fait sentir. La plasticienne invite une dernière fois à la séance photo prévue la semaine suivante insistant sur la continuité du travail artistique, expliquant où se feront les prises de vue, et comment. Aujourd’hui, tout le monde est pressé. Une infirmière va recevoir une médaille du travail, c’est important, la salle se vide.

Direction le lieu de la future photo, dans le parc de l’hôpital, sur une petite prairie plantée de quelques arbres qui frissonnent, coincée entre l’autoroute et la voie ferrée. C’est là que la photographe fixera les liens et les interactions.

Hôpital Robert Ballanger – Séance photo

Sur place, en début d’après-midi, la lumière est très mauvaise. Tout semble pris dans cette gangue ralentissant la vie. Il fait très froid. A l’intérieur, cinéma dans une ambiance cocooning où la photographie en extérieur ne semble plus tout à fait d’actualité. Les antennes de l’artiste captent l’ambiance. Patience et force de persuasion s’imposent.

Le réseau extrait de ses valises prend place sur les arrondis des pentes douces de la prairie verte jusqu’à la ligne des arbres. L’œil de l’artiste s’affole. L’absence de lumière écrase les reliefs contrariant son installation. La plasticienne revoit la scénographie. Déplacement du réseau. Verdict photographique ? C’est le moment ! Les participants du jour découvrent la scène qu’ils vont animer et forger de leurs présences. Ce moment a quelque chose du cercle que forment les artistes avant d’entrer en scène. Les accessoires ne sont pas en reste et disent pour chacun quelque chose de ce qu’ils veulent impulser dans le réseau. La plasticienne saisit les instants où le courant fonctionne. Elle encourage jusqu’au moment où l’énergie retombe. L’heure de replier le réseau sonne. Chacun est sorti de sa zone de confort pour que la création surgisse. Durant la séance photo, malgré le froid, des personnels et patients sont venus voir, fumer, et s’enquérir du sens de cette action, d’autres encore depuis le bâtiment ont longuement observé. Une expérience artistique intense s’est déroulée ici impulsant des croisements de toutes portées.

L’équipe prend le temps d’échanger autour d’un café. L’artiste explique la suite, pose des jalons pour la visite des participants de sa future exposition à l’Espace Gainville. Elle tient à ce retour.

 

Courtesy Caroline Vaillant

 

Passerelle de la gare d’Aulnay-sous-Bois

Nouveau décor pour une expérience différente, avec enfin de la lumière, du ciel bleu par intermittence. Les nuages filent sous le vent. Une passerelle béton-métal rehaussée de grillages, enjambe les voies du train, du RER, du tramway T4, les fils des lignes électriques et les voies des bus, de la gare d’Aulnay-sous-Bois. Elle relie le Nord et le Sud d’Aulnay-sous-Bois.

Les participantes du jour viennent d’une structure voisine Mission handicap qui accueille des enfants déscolarisés. La séance commence aiguilles en main. L’artiste saisit ce réseau en croissance, plus souple, plus changeant plus maniable que celui dessiné par les rails qui se croisent et s’entrecroisent quelques mètres en dessous. Les mailles que les tricoteuses forment, résonnent avec celles de la grille de la passerelle. Le vent joue avec le réseau. Ici il est à toutes épreuves, aussi la plasticienne encourage les piétons à l’idée de marcher dessus, ou à rouler sur une portion avec vélos et caddy. Les passants confrontés à cette performance en plein ciel restent scotchés.

 

Courtesy Caroline Vaillant

 

Passerelle de la gare d’Aulnay-sous-Bois

Bis

Toujours du même côté le réseau déploie ses ramifications en pente douce sur les rampes d’accès de la passerelle. L’atelier en plein air doit accueillir quelques membres d’un club de dessin.

Le temps passe et les aiguilles sont toujours en panne. Du haut de la dunette, la plasticienne ne voit rien venir. Quand enfin ils arrivent, le temps prévu de la séance est réduit, certains n’ont quasiment plus le temps d’être là. Il faut réussir en un temps record à sculpter dans l’espace, en révéler les lignes et les formes, mais aussi saisir les résonances dans les mailles intérieures des tricoteurs.

Ces derniers repartis, le réseau, truffé d’élongations, de trous et de nœuds, sera replié, rangé dans les valises pour plus tard être nettoyé, réparé et consolidé.

Couleur Bulle – Sabine Vaillant – hissez vous dans la bulle culturelle, mars 2017

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Courtesy Caroline Vaillant

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Sabine Vaillant

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CAROLINE VAILLANT, PLASTICIENNE SOUS LE SIGNE DU LIEN

QUAND LE CINÉMA VA AU MUSÉE : TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS RÊVÉ DE FAIRE AU MUSÉE


 

 

 

Quand le cinéma va au musée l’univers des possibles en mode expansion s’invite dans l’imaginaire, la machine démarre.

C’est parti à La Cinémathèque de Paris avec Bean en ouverture le 5 septembre 2018, et pour 24 films : transgressifs ou régressifs pourquoi pas provocants, films en tout genre qui interrogent en passant le rapport du cinéma à l’Art.

Le temps, l’espace, les pratiques prennent des vacances, tout peut arriver : sortir du cadre, déborder de la scène, se moquer, ne pas se tenir, tomber sous la puissance d’une œuvre à son corps défendant, dévaliser, séduire ou être séduit, vandaliser, faire sauter l’institution

Synopsis Bean

Rowan Atkinson (Bean) – BEAN – 1998 – Mel Smith

Employé gaffeur de la National Gallery à Londres, Bean est envoyé soi-disant, à titre d’expert auprès d’un musée de Los Angelès qui vient d’acquérir une toile célébrissime La Mère de Whistler. . Les catastrophes vont s’accumuler.

BEAN – Mel Smith

Fan ou pas de la série télévisée, difficile de résister à l’expressivité de Rowan Atkinson, certaines scènes sont génialement drôles, hilarantes faisant passer les quelques longueurs.

L’Arche Russe – 2003 – Alexandre Sokourov

Les Associés – 1991 –John Woo

Bande à part – 1964 – Jean-Luc Godard

Bande à part et son anthologique visite du Louvre en 9 min 43 s (moins d’une minute de film).

Les Looney Tunes passent à l’action – 2003 – Joe Dante

 

National Gallery – 2014 – Frederick Wiseman

Le Syndrome de Stendhal – 1996 – Dario Argento

Une visite au Louvre – 2004 – Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

Sueurs froides (Vertigo) – 1959 – Alfred Hitchcock

Vérifiez-le de visu en atterrissant dans un fauteuil de La Cinémathèque jusqu’au 17 septembre 2018.

  • BEAN – Mel Smith – 90 min

Grande Bretagne – 1998

Avec Rowan Atkinson (Bean) , Peter Egan (David Langley), Pamela Reed ( Alison Langley)

Sabine Vaillant

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  • QUAND LE CINEMA VA AU MUSEE

Rétrospective

5 – 17 SEPTEMBRE 2018

  •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ-META INSTITUO CULTURAL DE MEXICO A PARIS – 5-15 SEPTEMBRE 2018

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ-META INSTITUO CULTURAL DE MEXICO A PARIS – 5-15 SEPTEMBRE 2018

 

TABLEAUX 1988-2018 MARI CARMEN HERNÁNDEZ – Meta (1)

Aura Cielo – Mari Carmen Hernández 

Courtesy Mari Carmen Hernández

Mari Carmen Hernandez expose des pièces majeures de huit séries : Acaba de pasar, Ardoises, Aura, Duende, Faces, Rubans, Sages, Tomates, à l’Instituo Cultural de Mexico de Paris. Architecte de formation, l’artiste mexicaine vit et crée entre Paris et Troncones près des plages mexicaines du Pacifique.

Aura Cielo L’or du soleil cisèle le bleu du ciel, esquissant les contours de têtes où flotte parfois la traîne d’un nuage.

Fantasia 17 –Troncones 2016 91×91 – Mari Carmen Hernández

Courtesy Mari Carmen Hernández 

Fantasia 17 peuple le blanc de la toile de noir, traversé de coulées de différents bleus .

Les regards perçant des Gibi -1997 interrogent la pupille.

 

Gibi III –Marie Carmen Hernández

 Courtesy Mari Carmen Hernández

 

 

 

 

 

 

Gibi II – Paris 1997 – Mari Carmen Hernández 

Courtesy Mari Carmen Hernández

 

Solstice d’été conserve toute l’énergie de l’été dans le rouge tourbillonnant de sa tomate.

Solstice d’été – Mari Carmen Hernández

Courtesy Mari Carmen Hernández

Al dia siguiente, Paris 1997 huile sur toile 100 x 100, offre la densité lumineuse des courbes féminines. Acabar de pasar LXVI, Troncones, 2016 190 x 190, imprime le rougeoiement du soleil dans la profondeur du bleu du Pacifique.

Embarquez sans tarder pour ce voyage dans l’œuvre et l’imaginaire de Mari Carmen Hernández  riche de ses deux cultures.

(1)  Mari Carmen Hernández signe Meta, qui signifie « Au-delà » mais aussi « près de ».

Sabine Vaillant

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  • INSTITUO CULTURAL DE MÉXICO

Tableaux 1988-2018 Mari Carmen Hernández 

5-15 septembre 2018

119, rue Vieille-du-Temple, Paris 3e

Lundi au vendredi : 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h

Samedi  :15 h à 19 h

Entrée libre

www.la-meta.com

5 SEPTEMBRE 2018  DÉCOUVREZ LE CÉLIBATAIRE D’ANTONIO PIETRANGELI, VERSION RESTAURÉE 

 

SYNOPSIS

Paolo Anselmi est un grossiste en électro-ménager, célibataire et heureux. Quand son ami se marie, il doit quitter l’appartement qu’il partageait avec lui. Il emménage alors dans une pension où il fait la connaissance d’une jolie jeune femme. Résolu à ne pas se marier, il la quitte lorsque celle-ci fait sa demande. Alors qu’il rend visite à sa mère, Paolo se rend compte que celle-ci cherche à jouer les entremetteuses

Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

Alberto Sordi (Paolo) – Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

Paolo Anselmi, témoin de mariage de son ami, feuillette son carnet d’adresses des filles disponibles pendant la cérémonie. Puis fuit la belle, indépendante, Carla pendant le repas, soucieux de demeurer le célibataire endurci. Ce mariage l’oblige à prendre une chambre dans une pension où vit Sandra, hôtesse de l’air qu’il courtise assidûment.

Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

Fidèle à ses principes, Paolo se révèle mesquin, cruel avec ses conquêtes. Volontiers misogyne, il répète son mantra sur le mariage à qui prête l’oreille à ses propos, soigne son image de tombeur solitaire.

 

 

 

 Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

 

 

 

 

 Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

Paolo esquisse une relation pour finalement répéter inlassablement sa posture compulsive de libertin jouisseur. Insatisfait de sa vie, il finit par parler à son image dans le reflet du miroir à la recherche de lui-même, assumant de plus en plus mal la réalité de sa solitude.

Alberto Sordi (Paolo)– Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

C’est là que se joue la capacité de Pietrangeli à recomposer les genres au profit d’une interrogation existentielle subtile, Le Célibataire annonce la spécificité du registre de la comédie « à l’italienne », où le rire évoque souvent les situations les plus dramatiques.

Alberto Sordi (Paolo) – Le Célibataire – 1955 – Antonio Pietrangeli

Avec Le Célibataire, Antonio Pietrangeli livre l’analyse implacable des méandres du cheminement de Paolo. Personnage double face pris dans le mouvement de libéralisation des mœurs, habité par l’angoisse générée par les transformations de la société italienne des années 1950 .

LE CÉLIBATAIRE ( Lo Scapolo) – 1955 – Antonio Pietrangeli

Italien – Noir et blanc 1h 30min

Image Gianni Di Venanzo

Musique originale  Angelo Francesco Lavagnino

Montage Eraldo Da Roma

Production Maurice Ergas

Distributeur : Les Films du Camélia

Sortie nationale version restaurée 2K : 5 septembre 2018

Avec :

Alberto Sordi : Paolo AnselmiNino Manfredi : Peppino, Sandra Milo : Gabriella, Madeleine Fischer : Carla Alberini, Renato Terra

Sabine Vaillant

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LA SOMME DE NOS FOLIES – SHIH-LI KOW – PRIX DU PREMIER ROMAN ETRANGER 2018

 

La somme de nos folies Shih-Li Kow Zulma prix du premier roman étranger couleur-bulle.fr sabine vaillant

  • LA SOMME DE NOS FOLIES – Premier roman – Shih-Li Kow – Éditions ZulmaAoût 2018 – 384 pages

Traduit de L’anglais (Malaisie) par Frédéric Grellier

Couverture créée par David Pearson

  • LA SOMME DE NOS FOLIES

La Somme de nos folies, premier roman de Shih-Li Kow, dépose au creux de l’oreille la chronique de Lubok Sayonk soufflée par Auyong l’ami fidèle, vieux directeur chinois de la conserverie de litchis et Mary Anne débarquée de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose. La petite ville proche de Kuala Lumpur, soumise aux forces de l’eau de ses deux rivières et de ses trois lacs subit chaque année une inondation. L’onde emporte avec elle son lot d’histoires mémorables. En cette exceptionnelle année entre toutes, l’impétueuse Beevi rend la liberté à son poisson, adopte Mary Anne et embauche l’extravagante Miss Boonsidik pour tenir la Grande Maison, aux quatre hautes tours de son père, convertie en bed & breakfast. Auyong, lui, coule des jours paisibles jusqu’à ce qu’il devienne l’instigateur héroïque d’une gay pride locale. Ainsi va la vie dans ce coin de Malaisie d’aujourd’hui.

  • AUTEUR

Shih-Li Kow la somme de nos folies zulma prix premier roman étranger 2018 couleur-bulle.fr sabine vaillant

Shih-Li Kow née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur en 1968, écrit en anglais. Ripples and Other Short Stories 2009, son premier recueil de nouvelles, a été finaliste du Prix international Frank O’Connor. La Somme de nos folies est son premier roman.

  • BIBLIOGRAPHIE

LA SOMME DE NOS FOLIES – Premier Roman

Zulma Août 2018 – Silverfish Books – 2014

RIPPLES AND OTHER SHORT STORIES2009Nouvelles

  • MA BULLE PERSO

LA SOMME DE NOS FOLIES premier roman de Shih-Li Kow débusque l’inattendu, le merveilleux, la poésie qui se lovent dans le quotidien de Auyong, Mary Anne, Beevi à Lubok Sayong. Glissez -vous dans ce petit village proche de Kuala Lumpur, entouré d’eau et de légendes. Vivez les histoires mémorables de ce microcosme tendre, libre, drôle, dans la Malaisie d’aujourd’hui.

LA SOMME DE NOS FOLIES un premier roman de Shih-Li Kow activateur de l’imaginaire pour retenir l’été en douceur.

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