CINQ ET LA PEAU DE PIERRE RISSIENT, UN FILM SINGULIER

L’esprit de Pierre Rissient, disparu le 5 mai dernier, habitait La Cinémathèque, sa maison comme le rappelait ce lundi 28 mai Frédéric Bonnaud, avec la projection en avant-première de Cinq et la peau restauré. Deuxième et dernier film de Rissient qui avait fortement marqué F. Bonnaud âgé de 14 ans et constituait un lien fort entre eux.

 Féodor Atkine Frédéric Bonnaud29 mai 2018 – Cinémathèque française

Pierre Rissient était un insatiable cinéphile-voyageur à la recherche de talent comme les cinéastes Hou Hsiao Hsien, Chen Kaige ou Zhang Yimou, réalisateur, critique, producteur notamment producteur exécutif de La Leçon de pian(Palme d’Or à Cannes en 1993) de Jane Campion, programmateurIl aurait du assister à la projection de son film Cinq et la peau au Festival de Cannes mais la mort en a décidé autrement.

Féodor Atkine, Ivan dans le film, racontait ce lundi sa rencontre avec Pierre Rissient déposant dans sa loge de théâtre les cinquante pages du scénario de Cinq et la peau en lui disant qu’il le voulait comme interprète. Scénario qui se résumait à de la poésie. Le producteur du film avait du se contenter d’une version de trente pages du scénario. Féodor Atkine a aussi souligné sa ressemblance avec le réalisateur.

Féodor Atkine – Cinq et la peauPierre Rissient – © 1981 LES FILMS DE L’ALMA / G.P.F.I / BANCOM AUDIOVISION CORPORATION.

Cinq et la peau « …C’est le nom d’un vin chinois que j’avais découvert un soir de beuverie à Hong Kong. « Cinq plus la peau », comme me l’avaient traduit mes amis chinois. Cinq parfums plus l’écorce, le parfum de l’écorce en plus des cinq parfums. L’écorce… la peau des choses, qui secrète les cinq parfums. » expliquait Pierre Rissient.

Synopsis Cinq et la peau

Un homme, Ivan, retourne à Manille, apparemment sans but précis. Au gré de son errance et de ses rencontres, l’écrivain déambule dans la mégapole fascinante à la recherche de son passé et du sens de son existence.

Cinq et la peauPierre Rissient

Cinq et la peau

Féodor Atkine – Cinq et la peauPierre Rissient – © 1981 LES FILMS DE L’ALMA / G.P.F.I / BANCOM AUDIOVISION CORPORATION.

Voyage-déambulation d’Ivan, écrivain, dans Manille où il a échoué. Aspiré par elle, ses odeurs, son ambiance, il n’arrive plus à en décoller.

Féodor Atkine – Cinq et la peauPierre Rissient – © 1981 LES FILMS DE L’ALMA / G.P.F.I / BANCOM AUDIOVISION CORPORATION.

La ville se fait miroir, révélant les circonvolutions des pensées, état d’âme de Ivan, croisant le kaléidoscope de ses rencontres, ses expériences, sensitives, spirituelles, érotiques et sa quête de soi prenant parfois la tangente avec des allures de fuite en avant.

Féodor Atkine – Cinq et la peauPierre Rissient – © 1981 LES FILMS DE L’ALMA / G.P.F.I / BANCOM AUDIOVISION CORPORATION.

Cinq et la peau film culte, dont le cours est parfois pris de longueur et de répétition.

Cinq et la peau 1981 Pierre Rissient – 1 h 35

France-Philippine

Sortie nationale version restaurée : 30 mai 2018

Carlotta films

Avec : Féodor AtkineEiko Matsuda, Rafael Roco

Sabine Vaillant

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DECOUVREZ MIREILLE MINGARELLI EN SON ATELIER LES 26 ET 27 MAI

À l’occasion de l’événement
ENTREZ C’EST OUVERT

Mireille MINGARELLI vous accueille dans son atelier

samedi 26 mai et dimanche 27 mai 2018

entre 11 h et 20 h
coupelle grès (détail)
La Fonderie
23 rue de Neuilly
94120 Fontenay sous bois 
RER A Fontenay sous bois et bus 124 arrêt «le parc»

 

Mireille Mingarelli

Sabine Vaillant

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APRES LA SEMAINE DE LA CRITIQUE A  CANNES, QUATRE JEUNES RÉALISATEURS MEXICAINS A PARIS

Après avoir présenté à la 57 ème Semaine de la critique à Cannes leurs courts-métrages, sélection de la 15 e édition du Festival International de CINE de Morelia (FICM) (1), les jeunes réalisateurs mexicains se sont posés à Paris. La reprise du programme de Cannes, en présence de Daniela Michel Directrice Générale du FICM s’est tenue à la Maison du Mexique de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) mardi 22 mai, malgré la pluie et les grèves perturbant les transports.

Delia Luna Couturier, Eduardo Esquivel, Miguel Labastida Gonzalez, Brittmarie Hidalgo-Fritzinger (Responsable Cinéma Mexique Paris ) (2) – Maison du Mexique (CIUP) – 22 mai 2018

Brittmarie Hidalgo-Fritzinger (Responsable Cinéma Mexique Paris), Delia Luna Couturier,  Daniela Michel, Miguel Labastida Gonzalez, Eduardo Esquivel, producteur – Maison du Mexique (CIUP) – 22 mai 2018

Estefania Angelés Escudero (Directrice de l’Institut culturel du Mexique en France), Brittmarie Hidalgo-Fritzinger, Delia Luna Couturier, Miguel Labastida Gonzalez, Eduardo Esquivel, productrice, Alexander Naime (Directeur de la Maison du Mexique CIUP), producteur, Miriam Balderas, Daniela Michel ,producteur  – Maison du Mexique (CIUP) – 22 mai 2018

Les trois réalisateurs présents ont souligné l’opportunité de montrer leurs films à Paris et dans différents pays grâce à la sélection du Festival de Morelia. Tous ces réalisateurs talentueux, représentatifs de la créativité des écoles de cinéma mexicaines, ont présenté leurs films, travail de thèses et parlé de leurs films en cours. Derrière chacun des courts-métrages, un œil, une vision, porteurs de sens et d’avenir.

  • VUELVE A ME Daniel Nájera Betancourt – Mexique – 2017 – 20’ –Meilleur court-métrage de fiction mexicain

Daniel Nájera Betancourt

Dans le petit matin laiteux, serrés l’un contre l’autre, dans un pick-up à côté des cageots, Rosita et Josué, son frère, découvrent le paysage de leur nouvelle vie.

Rosite et Josué – Vuelve a me – Daniel Nájera Betancourt

La voiture s’arrête, le meuglement des vaches tient lieu de comité d’accueil. Une femme descend du pick up et désigne aux enfants la cabane de planches qui les abritera. Autour d’eux quelques animaux vagabondent.

Rosite et Josué – Vuelve a me – Daniel Nájera Betancourt

Ils devront chaque jour aller vendre légumes et fruits à Chihuahua la ville la plus proche. Josué déambule dans les allées du marché peu animé, découvre à la hauteur de ses yeux les marchandises. Rosita vend les légumes et les citrons observée par des garçons. Le soir quand elle rentre avec Josué à la nuit tombante, les montagnes à l’entour se dessinent sous un ciel aux superbes couleurs.

Rosite et Josué – Vuelve a me – Daniel Nájera Betancourt

Tout en marchant, ils jouent à chat. Lors d’une partie de foot avec Josué, Rosita retrouve Eulalio dans une cabane. Il veut lui arracher un baiser mais elle refuse. Il devient violent. Sa violence fait écho à celle de la partie de foot. Elle ressort en larmes. Josué rentre en tenant Rosita par les épaules. Un jour alors que Eulalio et sa bande surveillent Rosita devant son étalage bien rangé, elle le laisse à Josué et suit Eulalio. Commence alors une longue attente pour l’enfant. Il cherche sa sœur après le marché. Rosita a disparu sans laisser de trace. Un homme colle des affiches.

Vuelve a me. Des couleurs du ciel à celles des fruits et légumes, en passant par la jeunesse de ces enfants seuls jouant à chat malgré le travail pour seul horizon disent parfaitement l’insoutenable réalité de la disparition de Rosita. Un court-métrage éloquent, où tout est suggéré jusqu’à la disparition des jeunes filles et femmes que l’on retrouve parfois… mortes.

Daniel Nájera Betancourt était retenue par ses examens au Mexique.

  • TIERRA DE BRUYAS, MAR DE SIRENASDelia Luna Couturier – Mexique – 2016 – 10’

Delia Luna Couturier

Xochimilco, une fois les bateaux colorés amarrés, les touristes envolés, livre ses légendes, ses histoires au fil de l’eau.

Xochimilco –  Tierre de bruyas, mar de sirenas – Delia Luna Couturier – 

L’arbre pourrait être une sorcière, une sirène bouge peut-être sous les nénuphars, le rond dans l’eau rappelle la présence d’un être cher retrouvé mort dans ces canaux, les histoires de boules de feu jetées par de menaçantes sorcières qui pouvaient tuer racontées par grand-mère les jours d’orage courent toujours

Tierre de bruyas, mar de sirenas – Delia Luna Couturier

Tierre de bruyas, mar de sirenas très poétique et beau documentaire qui coule comme l’eau des canaux, ancien site des jardins flottants des Aztèques, entraînant avec elle la mémoire vivante des hommes et de leurs légendes.

Film en projet : Delia Luna Couturier

 

  • LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOLEduardo Esquivel – Mexique  – 2017 – 15’

Eduardo Esquivel

Ana, la quarantaine, fait couper ses longs cheveux, rentre chez elle où sa fille écoute la musique à donf, son fils lui assène « la coupe ne plaira pas à papa ». Très nerveuse, elle démarre la voiture et écrase le chien et le cache sous ses affaires. Les enfants rappliquent sans quelle puisse dire la mort de l’animal. Sur la route, brusquement, elle freine s’arrête, respire un bon coup et repart.

Ana – LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOL – Eduardo Esquivel

Arrivée chez sa mère, après-midi maillot de bain au bord de la piscine avec sa mère et ses amies.

 

 

 

 

LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOL – Eduardo Esquivel

Elle souligne la rareté de Ana chez elle. Ana mal dans sa peau réplique que cela lui rappelle de mauvais souvenirs. La mère dit que le père qui n’est plus rentré à la maison la laissant seule. La nuit venue, Ana enterre le chien et quitte la maison avec les enfants.

Lo que no se dice bajo el sol ou le cataclysme intérieur d’Ana après une séparation qui n’est pas dite. La mise en abyme de la vie de sa mère avec la sienne, le non dit. Ana agit, enterre le chien comme son passé. Elle doit reprendre confiance en elle et garder le cap. Lo que no se dice bajo el sol une passionnante fresque de relations familiales.

Film en projet : Eduardo Esquivel explore la maternité, les relations féminines, l’ homosexualité dans son prochain film.

  • AGUAS TRANQUILAS AGUAS PROFUNDAS – Miguel Labastida Gonzalez – Mexique  – 2017 – 19’

Miguel Labastida Gonzalez

Après une tentative de suicide, Aurora se réveille à l’hôpital où sa mère lui enjoint de se soigner. Dans son village Aurora participe aux fêtes de la Vierge Marie en décorant les maisons dont celle de sa mère qui accueilleront la statue de Marie. Sa mère lui administre le médicament d’une voisine. Aurora tombe en extase devant la statue.

Aguas tranquilas aguas profunda – Miguel Labastida Gonzalez

Les villageois la sollicitent, croient au miracle et redoublent de ferveur, la plongeant au confins de la maladie psychiatrique et du mysticisme.

Aguas tranquilas aguas profunda – Miguel Labastida Gonzalez

La mère arrache les objets déposés par les villageois et la Vierge de son écrin entraînant le passage à l’acte d’Aurora.

Aguas tranquilas aguas profunda – Miguel Labastida Gonzalez

Aguas tranquilas aguas profundas explore la ligne fine entre la sainteté et la maladie mentale au travers d’Aurora magnifiquement interprétée par la solaire Miriam Balderas .

Film en projet : Miguel Labastida Gonzalez travaille à un film sur les insectes.

Quatre réalisateurs, quatre superbes courts-métrages sélectionnés au Festival International de Ciné de Morelia – FICM (Mexique) et présentés en séance spéciale, hors compétition, à la Semaine de la Critique de Cannes 2018 puis à Paris à la Maison du Mexique de la CIUP à découvrir !

Brittmarie Hidalgo-Fritzinger , Delia Luna Couturier,  Miguel Labastida Gonzalez, Eduardo Esquivel – Maison du Mexique (CIUP) – 22 mai 2018

Sabine Vaillant

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(1) –FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINE DE MORELIA

 

Créé en 2002, le Festival International de CINE de Morelia est rapidement devenu l’un des rendez-vous cinématographiques les plus importants du sous-continent latino-américain. Très réputé et festif, il présente trois sélections compétitives : courts métrages, documentaires et premiers ou seconds longs métrages de fiction, tous exclusivement mexicains. Ce festival effectue un incroyable travail de découvertes et de soutien pour la jeune création répondant aux mêmes principes que ceux qui guident le travail international de la Semaine de la Critique.

Dans le cadre du partenariat unissant le Festival International du Film de Morelia (FICM) et la Semaine de la Critique depuis 2003, quatre courts-métrages issus de la Sélection Officielle du 15e FICM, ont été projetés hors compétition lors d’une séance spéciale à la 57e Semaine de la Critique.

(2) Brittmarie Hidalgo-Fritzinger, Responsable Cinéma Mexique Paris, a assuré la traduction de la soirée.

UN COUTEAU DANS LE CŒUR UN FILM DE YANN GONZALEZ  AVEC VANESSA PARADIS, PRIX JEAN VIGO 2018

 

SYNOPSIS

Paris, été 1979. Anne est productrice de pornos gays au rabais. Lorsque Loïs, sa monteuse et compagne, la quitte, elle tente de la reconquérir en tournant un film plus ambitieux, avec son complice de toujours, le flamboyant Archibald. Mais un de leurs acteurs est retrouvé sauvagement assassiné et Anne est entraînée dans une enquête étrange qui va bouleverser sa vie.

Un Couteau dans le cœur– 1 h 42 – Yann Gonzalez

Le ruban du film se déroule sur la table de montage et passe entre les mains expertes aux ongles rouges de Loïs. Ses gestes précis se répètent, le film est coupé, recollé. Dans sa bulle Loïs travaille. Dehors dans la nuit électrique, une femme sanglée dans un ciré noir court martelant du talon de ses bottes rouges l’asphalte d’une rue déserte, dans un univers de béton. Elle se jette sur le téléphone de la cabine, comme sur une bouée de sauvetage. Loïs décroche. Anne appelle au secours, angoissée, imbibée d’alcool. C’est fini entre elles  lui rappelle Loïs , elles ne se voient maintenant qu’au travail le temps du dernier film. Anne jure terminé l’alcool, elle va changer. Loïs raccroche.

Vanessa Paradis (Anne) – Un Couteau dans le cœur – Yann Gonzalez

Anne continue le cours de sa vie de productrice de pornos gays. Elle dirige les scènes, ajuste le scénario, coupe, remotive ses acteurs et sonne le clap de fin. Dans la nuit interlope les corps se rencontrent dans un mouvement incessant, les désirs courent, la musique hypnotise. Un homme masqué de cuir noir allume un des acteurs. Ce dernier est retrouvé mort. C’est le début d’une série de meurtres à l’arme blanche qui vise les acteurs de la productrice. Anne fracassée par la séparation d’avec Loïs, se sert des meurtres pour le film dans une mise en abyme que seul Archibald son acteur de cœur ose commenter. Anne mène l’enquête à sa façon. Sa vie passe à la moulinette d’une lampe stroboscopique formatant l’issue du film en une fresque onirique surréaliste, ourlée de fantastique hantée par la mort et le sexe.

Un Couteau dans le cœur, un thriller offrant de nombreuses pistes de lecture qui ne tient pas toutes ses promesses peut-être parce qu’il repose pour partie sur le personnage d’Anne dont le potentiel humain et créatif est limité ou rendu cryptique par l’amour brisé.

La scène du film où Anne regarde Loïs travaillant au montage du film par un petit trou percé dans le mur, adoptant ainsi la posture de voyeuse qu’elle tient aussi dans son métier de productrice, éclaire sa personnalité.

Sabine Vaillant

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Un Couteau dans le cœur– 1 h 42 – Yann Gonzalez

France – 2018

Musique originale : M83

Produit par : Charles Gillibert

Sortie nationale : 27 juin 2018

Avec

Vanessa Paradis : Anne

Nicolas Maury : Archibald

Kate Moran : Loïs

Jonathan Genet : Guy

Khaled Alouach : Nans/Fouad

Félix Maritaud : Thierry

Noé Hernandez : José

Thibault Servière : Misia

Bastien Waultier : Karl

Bertrand Mandico : François

Jules Ritmanic : Rabah

Pierre Pirol : Bouche d’or

Dourane Fall : Fabio

Romane Bohringer : Cathy

Elina Löwensohn : la mère de Guy

Yann Colette : Morcini

Jacques Nolot : M. Vannier

Florence Giorgetti : La Taulière

YANN GONZALEZ

Né en 1977 à Nice, réalise six courts métrages 2006-2012. Les Rencontres d’après minuit 2013, son premier film est présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes.

FILMOGRAPHIE

2018 : Un Couteau dans le cœur – Sélection officielle Compétition Festival de Cannes

2017 : Les ÎlesCourt métrage

2013 : Les Rencontres d’après minuit

2012 : Land of my dreams – Court métrage

 : Nous ne serons plus jamais seuls – Court métrage

2009 : Les astres noirs – Court métrage

2008 : Je vous hais petites filles – Court métrage

2007 : Entracte – Court métrage

2006 : By the Kiss – Court métrage

M83 groupe de musique électronique français, originaire d’Antibes formé en 1999 par Anthony Gonzalez et Nicolas Fromageau. 2001 : MIDNIGHT CITY . 2004 : séparation du groupe. Anthony Gonzalez poursuit l’aventure M83 en solo jusqu’au retour du groupe en 2018 où ils signent la musique de Un Couteau dans le cœur.

DISCOGRAPHIE

2018 : Musique de Un Couteau dans le cœur

2011 : Hurry up, We’re dreaming (Naïve)

2008 : Saturdays=Youth (Virgin)

2007 : Digital Shades, Volume 1 (EMI/Gooom)

2005 : Before the Dawn Heals us (Gooom)

2003 : Dead Cities, red Seas &lost Ghosts (Gooom)

2001 : M83 (Gooom)

RENCONTRE TÉMOIN MARIE-THÉRÈSE CAMARA JEUDI 17 MAI 14 H MÉMORIAL DU CAMP DE RIVESALTES

 

Comme 700 autres militaires guinéens et leurs familles, Marie-Thérèse Camara et son mari sont transférés à Rivesaltes en janvier 1964 alors que la répression du gouvernement guinéen suite à l’Indépendance contraint les « opposants » à l’exil. Marie-Thérèse Camara et son époux resteront dans le camp plusieurs mois. Leur première fille y naîtra.

Free – Gratuit

Réservation indispensable au 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

RENCONTRE AVEC L’ÉCRIVAIN BOUALEM SANSAL, GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE AU MÉMORIAL DE RIVESALTES MERCREDI 9 MAI

Boualem Sansal

VENEZ RENCONTRER L’ÉCRIVAIN Boualem Sansal – Mercredi 9 mai à 18h30 –

 

Rendez-vous littéraire en partenariat avec le Centre Méditerranéen de Littérature avec l’écrivain algérien Boualem Sansal. Son premier roman, Le serment des barbares, a reçu le prix du premier Roman et le prix Tropiques.
Son livre Poste restante reste encore censuré dans son pays. Boualem Sansal est lauréat du Grand Prix RTL-Lire pour son roman Le Village de l’Allemand
En 2012, il reçoit le prix du Roman arabe pour son livre Rue Darwin. En 2013 l‘Académie française lui décerne le grand prix de la Francophonie. En 2015, il reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française pour son livre 2084.

Suivi d’une séance de dédicace.

Free – Gratuit

Réservation indispensable au 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

 

  • Mémorial du camp de Rivesaltes – avenue Christian Bourquin 66 600 Salses Le Château

 

Sabine Vaillant

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CHRIS MARKER LES 7 VIES D’UN CINÉASTE, ŒIL-TÉMOIN D’UN SIÈCLE

 

C’est par les grands aplats de photographies du studio parisien de Chris Marker que la Cinémathèque française ouvre Chris Marker Les 7 Vies D’un cinéaste, voyage dans l’espace temps de l’œuvre du cinéaste. Artiste aux talents d’écrivain, plasticien, musicien, photographe, mort à son bureau le 29 juillet 2012, jour de ses 91 ans, sur son fauteuil légèrement en retrait, comme s’il prenait du recul, raconte Costa Gavras, son ami.


Autoportrait au Rolleiflex – Chris Marker – 1960 – Circa

L’exposition, conçue à partir des immenses archives de Marker, a la particularité d’avoir été montée alors que les chercheurs inventorient et classent encore l’œuvre, soulignent Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Fredon, commissaires de l’exposition.

La Cinémathèque française a acquis ce trésor en 2013. Costa Gavras avait proposé à Chris Marker d’entrer à la Cinémathèque… On fera un grand feu avait répliqué laconiquement l’artiste. Il avait tout prévu dans une grande enveloppe derrière la porte de son bureau. Sauf qu’elle n’a pas été trouvée compliquant tout avec l’arrivée d’ayants droits.

Le Chat, en grande tenue orange et noir, tire à partir du carrousel la pupille, tout au long des sept étapes chronologiques et thématiques du parcours, vers l’exploration des pistes artistiques, intellectuelles et politiques de l’artiste traversées par les nombreux événements historiques.

Toutes ces pistes livrent de nombreux objets et documents, souvent inédits avec Chris Marker discret, à couvert derrière ses travaux, multipliant les pseudonymes, apparaissant en public par l’entremise du chat facétieux et érudit Guillaume-en-Égypte.

Collection Petite planète aux Editions du Seuil, Circa années 50 et 60

Des œuvres originales offertes par de grands artistes, ses créations plastiques inconnues jusqu’alors, deux grandes installations : Zapping Zone1990 – (Proposals for an Imaginery Television) et Owls at Noon Prelude : The Hollow Men 2005 et de Dialector- 1988 le programme de discussion avec un ordinateur qu’il avait conçu.

Des entretiens avec les proches, témoins de son travail dessinent l’artiste : Agnès Varda, Costa-Gavras, Marina Vlady, Pierre L’Homme, William Klein… Les portraits réalisés par Marker en 1985 d’Akira Kurosawa sur le tournage de Ran et de Roberto Matta son ami peintre, Mémoire pour Simone1986- portrait de Simone Signoret amie depuis le lycée,témoignent de ses rencontres.

Trois grands films pour s’immerger dans son œuvre à voir dans l’ordre de l’expo ou pas ou dans le cadre de la Rétrospective de ses films. : Les Statues meurent aussi – 1953- co-réalisé avec Alain Resnais, apologie de l’art africain et critique acérée du colonialisme interdit en France pendant 10 ans, La Jetée1962le plus célèbre film de Marker presque exclusivement composé de photographies et qui inspirera Terry Gilliam pour L’Armée des douze singes –1955, Le Fond de l’air est rouge – 1977 tire un bilan lucide et pas cynique de quinze ans de luttes révolutionnaires dans le monde.

Les Statues meurent aussi – Chris Marker

La Jetée – Chris Marker

 

 

 

Le Fond de l’air est rouge –  Chris Marker

Une traversée des ombres et lumières du siècle scande ses voyages et le voyage de sa vie.

 

 

On vous parle du Chili – Chris Marker

Ainsi, la Seconde Guerre mondiale et la Résistance, Cuba et Israël où Chris Marker a tourné des documentaires, le Vietnam, Mai 68 avec ses collages contestataires, ses photos reprenant les slogans : Plutôt la vie, La société est une fleur carnivore..., Prague, Brésil-Chili-Tchécoslovaquie avec ses courts-métrages de contre-information « On vous parle de… », Sarajevo, Le 20 heures dans les camps 1993 – avec de jeunes réfugiés bosniaques présentant tous les soirs un journal télé sur VHS, faute de pouvoir émettre en Slovénie, Casque bleu – 1995- De retour à la vie civile, un casque bleu raconte la réalité de son expérience en Bosnie, et Last but not least  L’Héritage de la chouette – 1989- série documentaire de 13 épisodes sur l’ombre portée de la Grèce antique sur le monde contemporain, pour laquelle il a parcouru la planète discutant avec tous ceux qu’elle compte d’historiens, d’artistes, penseurs, universitaires…

Chris Marker

 

 

 

 

 

Chris Marker

Sans hésiter calez vos pas dans ceux de Chris Marker pour découvrir ce cinéaste, amateur d’art, explorateur, activiste, inconditionnel des chats, chouettes et éléphants, voyageur, explorateur… à La Cinémathèque française  avec Chris Marker Les 7 Vies D’un cinéaste et la Rétrospective complète de ses films, vidéos et programmes télévisuels jusqu’au 29 juillet 2018 . Laissez vivre votre imaginaire !

Sabine Vaillant

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CHRIS MARKER LES 7 VIES D’UN CINÉASTE

  • EXPOSITION – FILMS – RENCONTRES – EDITIONS

Dans le cadre du 50e anniversaire de Mai 68

3 mai – 29 juillet 2018

  • RENCONTRE 5 mai 14 h 30

Sans SoleilChris Marker  + TABLE RONDE

Avec Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Fredon,

  • Conférence

Qui êtes-vous CHRIS MARKER ? Bamchade Pourvali

jeudi 10 mai 2018 – 19 h

  • NUIT DES MUSÉES 19 Mai 2018

Ouverture exceptionnelle en nocturne de l’exposition dans le cadre de la nuit des musées

  • FILMS + DISCUSSIONS

Lundi 7 mai 19 h : Level Five + Owl gets in your eyes – Chris Marker

Lundi 14 mai 19 hLes Statues meurent aussi – Alain Resnais –Chris Marker + Toute la mémoire du Monde – Alain Resnais

Jeudi 24 mai 19 h : La Jetée – Chris Marker + Souvenir d’un Avenir – Yannick Bellon + Chris Marker

Samedi 26 mai 15 h : On vous parle de Prague : Le deuxième Procès d’Arthur London + Mémoires pour Simone 

La Cinémathèque française

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr 

  • ARTE : Hommage à  CHRIS MARKER  – Dimanche 6 mai 20 h 50

La Jetée – Chris Marker

 

L’Armée des douze singes Terry Gilliam

La Jetée – Chris Marker

Le Joli Mai – Chris Marker

3 épisodes de  L’Héritage de la chouette – Chris Marker

SITE CHRIS MARKER

http://chrismarker.ch/

CHRIS MARKER – le livre impossible – 2016 -Maroussia Vossen

-Editions Le Tripode

                                                                                               

Chris Marker – Catalogue de l’exposition

DVD

EVANGELIA ROMAN DE DAVID TOSCANA

 

EVANGELIA – DAVID TOSCANA Éditions Zulma – Janvier 2018 – 432 pages

Roman traduit de l’espagnol (Mexique) par Inès Introcaso

Couverture créée par David Pearson

Sortie 18 Janvier 2018

EVANGELIA

Quand Melchior, Gaspard et Balthazar arrivèrent enfin à Bethléem de Judée, ils étaient épuisés, amaigris après avoir erré sans comprendre où voulait les mener l’étoile sensée les conduire près du roi des Juifs nouveau-né. Les mages entrèrent dans la maison, offrirent l’or, l’encens et la myrrhe à l’enfant dans ses langes. Mais devant Emmanuelle et non pas Emmanuel, roi des Juifs, ils s’en retournèrent avec leurs présents.

Emmanuelle, fille de Dieu oblige ce dernier à renvoyer l’ange Gabriel pour annoncer la naissance de Jésus. Emmanuelle va devoir faire ses preuves auprès de son irascible Père qui est aux cieux, s’imposer en icône révolutionnaire à Jérusalem.

En compagnie de quatre femmes, Emmanuelle prêche et accomplit des miracles jusqu’à ce qu’adviennent les prophéties. Et ce malgré la misogynie ambiante et les embûches semées par son frère cadet, Jésus parcourant le pays avec ses disciples.

C’est ainsi que la Sainte Trinité devient Tétrade : Père, Fille, Fils, Esprit saint, au risque que Dieu y perde son latin.

AUTEUR

David Toscana

DAVID TOSCANA né en 1961 à Monterrey Nuevo León État du Nord-Est du Mexique, ingénieur de formation, écrivain, publie Las Bicicletas son premier roman en 1992. Evangelia en 2018 est le quatrième de ses romans publiés par les Éditions Zulma, après El Ultimo Lector 2009 et 2013, Un train pour Tula 2010 et L’Armée illuminée 2012.

David Toscana est l’un des romanciers mexicains les plus talentueux de sa génération. Son œuvre est traduite dans une dizaine de langues.

MA BULLE PERSO

Evangelia de David Toscana où l’art de revisiter la bible et d’enluminer avec humour les desseins contrariés de Dieu apprenant qu’Emmanuelle est née la nuit de Noël et non pas Jésus. David Toscana s’amuse à transgresser avec inventivité, brodant de ses réflexions les zones d’ombres des textes bibliques.

Evangelia, un roman talentueux, à l’imagination puissante, réflexif ourlé d’humour. Une flèche créative décochée au cœur du récit biblique qui fait oublier les quelques longueurs.

Sabine Vaillant

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NOUS SOMMES L’ HUMANITÉ LE DOCUMENTAIRE AVEC LES JARAWAS – FILM DE ALEXANDRE DEREIMS

  • Synopsis Nous sommes l’Humanité le documentaire avec les Jarawas Alexandre Dereims

Quelque part sur notre planète, il existe encore un endroit caché qui est resté isolé du reste du monde jusqu’à  aujourd’hui. Le dernier paradis encore intact où les premiers humains vivent toujours au commencement de l’Humanité. Ils s’appellent les Jarawas. Ils vivent sur les îles Andamans, en Inde. Ils ne sont plus que 400. Aujourd’hui, notre monde est sur le point de les faire disparaître.

Les Jarawas n’ont jamais accepté d’être filmés. Ils nous ont ouvert les portes de leur monde oublié.

Nous sommes l’Humanité est leur unique témoignage.

  • Nous sommes l’Humanité – Alexandre Dereims -90 minutes

La mer, son immensité et le son prégnant du sac et du ressac autour de la Grande Andaman en Inde, une île où vivent les Jarawas, un des derniers peuples afro-asiatiques. Dans sa partie centrale se trouve leur territoire sur 115 km de long et 10 à 20 km de large. Les Jarawas sont l’une des toutes premières sociétés humaines, l’une des dernières qui n’a pas encore été assimilée par notre monde. Ils sont les descendants des premiers humains modernes qui, il y a environ 70 000 ans, ont quitté l’Afrique pour partir partir à la découverte du monde.

Outchou, un petit est l’un d’eux, il avance seul confiant vers l’Océan indien, un collier autour du cou.

Bientôt rejoint par d’autres enfants aux jambes plus assurées, puis leurs mères qui appartiennent à un groupe d’une cinquantaine d’individus dont Takoulou, Kilda, Napa, Onia, Louda, Kilda, Oueo.

La caméra suit ensuite Telo, pêcheur armé d’un arc dont les flèches se plantent d’un trait dans le poisson. Il le glisse ensuite dans le sac qu’il porte sur son épaule. Le poisson sera le repas du moment. Les Jarawas n’ont pas de maison, ils sont semi-nomades. Ils se déplacent dans leur forêt.

Forêt sur laquelle est construite la Grande Route des Andamans. Elle relie Port Bair, la capitale, à Diligur ville la plus au nord de la Grande Andaman. C’est un lieu d’échange avec les forestiers indiens qui fournissent les Jarawas depuis 10 ans en riz, lampes de poches avec piles, habits, lessives. Tous biens répertoriés et publiés par le ministère des Affaires Tribales.

Cinq cents touristes indiens empruntent chaque jour cette route. En plus des potentielles maladies, ils sont une menace à leur mode de vie, l’écologie et l’environnement de leur territoire. Bien que celui-ci reste interdit. Toute intrusion est passible de sept ans de prison.

C’est ce qui s’est passé avec les Onges, un autre peuple afro-asiatique des îles Andamans qui ne comptent plus que 80 membres.

Les enfants jouent maintenant sur la plage, dans l’eau, d’autres glissent sur le toit d’un abris végétal comme sur n’importe quel toboggan, les adultes ne sont jamais loin. Les enfants apprennent à leur contact et personne ne s’effraie qu’ils utilisent un couteau dès leur plus jeune âge.

 

 

 

 

Un père joue avec ses enfants, les transporte sur son dos, riant avec eux. Un autre plus tard explique l’importance d’aimer ses enfants, de les câliner, les porter, les élever et surtout leur donner un nom.

 

Les garçons plus âgés chassent, pêchent, selon les besoins, s’entraînent au tir à l’arc, récoltent le miel seuls. Un petit groupe de jeunes femmes chantent tout en confectionnant colliers de fleurs, pagnes, ustensiles magnifiquement décorés.

D’autres ailleurs cuisinent avec les hommes, dessinent de fines figures géométriques artistiques sur leurs visages ou celui de leur homme. Elles récoltent aussi fruits, racines, tubercules.

Très simplement l’une d’elle chante et dit son bonheur d’être, de vivre libre, simplement de ce que la nature leur donne et que respectent les Jarawas. Elle raconte comment elle a rencontré l’homme qu’elle aime. Elle explique avec d’autres jeunes femmes qu’aujourd’hui elles souhaiteraient avoir plus de vêtements car dehors la nuit est froide.

La nuit tombe, les Jarawas se regroupent autour d’un feu et chacun dort par terre entre deux bâtons plantés dans le sol.

Un homme s’inquiète les cochons sauvages sont de moins en moins nombreux car chassés par des braconniers. Les Jarawas chassent parfois des biches mais les femmes n’en mangent pas.

La parenthèse au cœur du monde inconnu et fragile des Jarawas se termine sur la plage où se trouve réuni ce groupe de Jarawas. Des images viennent se superposer à la quiétude du soir qui descend sur eux. Une colonie d’individus avec poussettes et pique nique envahie la plage, foulant leur sable. Des images de Madras (Inde) avec des enfants vivant au bord de ce qui était un court d’eau dans des conditions très difficiles, la folie des villes surpeuplées où s’épanouissent misère, indignité.

Reflets de ce qui pourraient arriver – si le gouvernement indien, le ministère des Affaires Tribales, le gouverneur des Andamans, les gardes forestiers, les policiers ne protègent plus les Jarawas conformément au rapport annuel du ministère des Affaires Tribales 2012-2013.

 » Année 2012 où la situation a dramatiquement changé pour les Jarawas devenus victime de la curiosité malsaine des touristes indiens, alors que leur territoire est interdit d’accès. Depuis leur situation ne fait qu’empirer. Des femmes ont été enlevées et violées, des enfants ont été empoisonnés…. « En 2015, le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi a déclaré vouloir accélérer le développement des îles Andamans pour promouvoir les installations militaires, le commerce et le tourisme. Les Jarawas sont directement menacés. »… « En 2017, le gouvernement indien a décidé d’ouvrir des « écoles spéciales » pour « éduquer » les enfants jarawas. Pour les encourager à assister aux cours, le ministère des Affaires Tribales suggère de leur « donner des bananes« .  » … Claire Beilvert  et moi (Alexandre Dereims) avons décidé d’aller à leur rencontre pour leur donner la parole. »Alexandre Dereims.

Nous sommes l’Humanité le documentaire avec les Jarawas un film-voyage extraordinaire, singulier au cœur du monde inconnu et fragile des Jarawas. Le temps suspendu à l’univers secret et menacé des Jarawas offrant l’intimité de leur vie, partageant ce qui les lie profondément sans artifices, tendant un miroir éphémère au monde pour que vivent les Jarawas, la nature au-delà d’une vision paradisiaque, et au-delà l’Humanité que recèle chacun.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

http://sabine-vaillant.webnode.fr/

 

  • Nous sommes l’Humanité le documentaire avec les Jarawas Alexandre Dereims – 90 minutes

France 2017

Distribution : Première Nouvelle

Sortie nationale : 2 mai 2018

  • TOURNAGE

Alexandre Dereimsprix Albert Londres en 2009, le réalisateur, Raphaël : le directeur de la photo, Claire Beilvert : la productrice.  Tous trois ont subi des tests médicaux avant chaque départ pour limiter les transmissions de maladie aux Jarawas.

« Quatre voyages, un seul par an, pendant quelques jours avec les Jarawas  en et des guides qui avaient prévenu de l’arrivée de l’équipe. Les Jarawas cherchaient un moyen de se faire entendre malgré le black-out médiatique aux Andamans. Voyage difficile avec des heures de pirogue haute mer par une nuit noire et des jours de marche dans la jungle au risque de se faire prendre par les gardes forestiers indiens.

Deux caméras avec une focale longue et une courte. » Alexandre Dereims

  • CAMPAGNE DE SENSIBILISATION ET PÉTITION

www.organicthejarawa.com/signez-la-petition

wearehumanitymovie

 

WILLIAM WYLER PROTOTYPE DU CINÉASTE HOLLYWOODIEN CLASSIQUE ET PRESTIGIEUX

 

Pas moins de 42 films de William Wyler pour allumer les pupillesCinéaste hollywoodien classique et prestigieux aux subtils portraits de femme qui expérimente encore à la fin de sa carrière avec L’Obsédé1965.

En ouverture de cette Rétrospective, la Cinémathèque française projetait DODSWORTH, film de 1936, peu montré. Catherine Wyler, fille du cinéaste, rappelait le plaisir qu’aurait eu William Wyler devant le public nombreux et signalait l’apparition de celui-ci dans ce film en violoniste dans l’orchestre viennois.

Catherine Wyler entre J.F. Rauger et Frédéric  Bonnaud- Cinémathèque française25 avril 2018

Catherine Wyler – Cinémathèque française – 25 avril 2018

  • Synopsis DODSWORTH

Sam Dodsworth est un industriel placide et réservé. Sa femme, obsédée par la peur de vieillir, le pousse à vendre son usine et à partir en voyage autour du monde. Tandis qu’elle recherche l’aventure lui ne rêve que de calme et de paix. Elle se met à fréquenter les soirées mondaines. Un jour, elle lui annonce qu’elle a rencontré un baron européen et qu’elle veut divorcer.

  • DODSWORTH – 1936 – William Wyler – Oscar du meilleur réalisateur

Dodsworth –1936 – William Wyler

Sam Dodsworth embarque pour l’Europe laissant derrière lui sa carrière de patron d’une firme automobile à Zenith. Il pense trouver enfin le repos et vivre en décalé une lune de miel avec Fran, son épouse. Celle-ci lassée de la vie provinciale de Zenith n’a qu’une hâte s’essayer à la vie mondaine. Sur le bateau, elle tombe vite amoureuse d’un hommes, gigolo à ses heures, fuyant ainsi sa peur de vieillir. Le tourbillon de la vie de Paris la grise. Ils continuent leur voyage en Europe s’éloignant de Iselin un autre prétendant de Fran. La voila cependant prête à divorcer pour épouser Kurt, un jeune autrichien. Sam retourne seul aux États-Unis, puis voyage en Italie. A Naples, il tombe sur Edith Cortright (Mary Astor), une anglaise indépendante, divorcée, qu’ils avaient rencontrée à Paris. Laissant tomber ses derniers préjugés, il s’installe chez elle, découvre une vie simple au bord de la mer, et l’énergie de nouveaux projets. La très conservatrice mère de Kurt s’oppose au mariage. Fran court se réfugier auprès de Sam. Ils décident de rentrer aux États-Unis mais alors que la sirène du bateau retentit il la plante pour Edith.

  • DODSWORTH

Au cours d’un voyage en Europe, Sam tout juste libéré de son rôle de patron d’usine découvre vraiment Fran, son épouse depuis 20 ans qui ne supporte plus sa vie de femme de riche industriel, perdue dans une petite ville américaine. Elle se révèle un brin tyrannique, égoïste, capricieuse et calculatrice. Grâce à Edith Cortright, il brisera l’emprise morale et physique qu’il laissait Fran exercer sur lui peut-être par facilité teintée d’habitude.

Dans le huis clos du film, où le désir oscille, le temps sculpte la déliquescence du couple Dodsworth. Par moment, on entendrait presque crisser les étoffes des robes de Fran et ses amies.

  • DODSWORTH – William Wyler – 1936

États-Unis – 110 min

D’après : Dodsworth- 1929, roman de Sinclair Lewis

  • WILLIAM WYLER

William Wyler

William Wyler naît Wilhelm Weiller le 1er juillet 1902, à Mulhouse en Alsace (Empire allemand), dans une famille suisse. Il est éduqué à Lausanne, puis étudie le violon au Conservatoire de Paris. Dès 1922 il travaille pour les studios Universal aux États-Unis d’abord dans la publicité puis comme assistant de production, avant de devenir en 1925 leur plus jeune réalisateur. Naturalisé américain en 1928, il met en scène en 1938 L’Insoumise, l’un de ses plus grands chefs d’œuvre avec Bette Davis.

L’Insoumise – 1938 – William Wyler

Les Hauts de Hurlevent – 1939 – William Wyler

Durant la Deuxième Guerre mondiale, il s’engage dans les forces aériennes américaines et tourne :

La Vipère – 1941 – William Wyler

Madame Miniver – 1943 Oscar meilleur film – William Wyler

Après guerre :

Les plus Belles années de notre vie – 1946 – William Wyler – 

Oscar meilleur film – Une des œuvres les plus importantes de l’après-guerre.

Il cofonde le Comité pour le premier amendement, en faveur de la liberté d’expression avant son retour à Hollywood où il assure la réalisation de succès commerciaux.

Vacances romaines – 1952 – William Wyler

La Loi du Seigneur –1956 – Palme d’Or du Festival de Cannes – William Wyler

Ben-Hur – 1960- William Wyler –Oscar meilleur film –

Péplum aux onze Oscars

 

 

 

 

Comment voler un million de dollars – 1965 – William Wyler

Son dernier film :

L’Obsédé – 1965 – William Wyler

William Wyler meurt le 27 juillet 1981 à Los Angeles.

Passez les grands week-ends de mai à découvrir à la Cinémathèque française le style de William Wyler, cinéaste, artiste de la profondeur de champdes plongées et contre-plongées, détenteur du record de nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur (12). Peut-être pourrez-vous alors mieux appréhender les préjugés dont souffre le statut de William Wyler en France.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

http://sabine-vaillant.webnode.fr/

 

WILLIAM WYLER

RÉTROSPECTIVE

25 avril – 28 mai 2018

Conférence

Qui êtes-vous William Wyler ? Serge Chauvin

jeudi 03 mai 2018 – 19 h

projection à 21 h 30 de Un Amour désespéré – 1952 – William Wyler

La Cinémathèque française

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr