OCCIDENTAL 1er FILM DE NEÏL BELOUFA

 Occidental est le premier long métrage de fiction du plasticien  Neïl Beloufa. Auto produit et filmé entièrement dans son atelier de Villejuif où le décor a été construit. A la fin du tournage et le temps du montage, décor, studio et atelier ont été transformés en un centre d’art contemporain : OCCIDENTAL TEMPORARY, pendant un an.

 Occidental – Neïl Beloufa

Alors que la révolte gronde dans la rue, à l’hôtel Occidental Antonio et Giorgio, un couple improbable à l’étrange accent italien, réserve la suite nuptiale.

 Idir Chender( Antonio et Paul Hamy (Giorgo) – Occidental –  Neïl Beloufa

Les antennes de Diana, la manager de l’hôtel s’affolent. Persuadée qu’ils vont commettre un vol, scotchée à ses écrans de contrôle, œil et oreille en alerte rouge, elle appelle la police, plongeant l’hôtel dans un état de suspicion avancée.

Anna Ivacheff (Diana) – Occidental de Neïl Beloufa – 2017

Voulant à tout prix cacher ce qu’elle sait d’eux, Diana se justifie maladroitement. Chacun des personnages à son heure, essayera de tirer son épingle du jeu de l’intrigue.

 Idir Chender( Antonio et Paul Hamy (Giorgo) – Occidental –  Neïl Beloufa

Amants ou voleurs, les deux hommes dissimulent-ils leur identité ou sont-ils victimes des préjugés et des peurs qui traversent notre société?

 

 

 

 

 

 

 

Paul Hamy (Giorgo) – Occidental –  Neïl Beloufa

 

Occidental – Neïl Beloufa -73 min . 

Le microcosme de l’hôtel Occidental concentre les problèmes de la société en crise occupée à manifester à l’extérieur. Des idéologies floues, aux questions identitaires, en passant par le délit de faciès, l’homophobie, la menace terroriste, le complot médiatique… tout y passe pour masquer une histoire d’amour. In fine tous les malaises de notre époque défilent sans barrières, personne ne comprenant vraiment le fond de l’histoire, englué dans sa problématique personnelle.

De quoi s’y perdre !

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

Occidental – Neïl Beloufa- 2017

Comédie

France – 73 minutes

Avec :

Paul Hamy : Giorgo
Idir Chender :
Antonio
Louise Orry Diquero :
Romy
Hamza Meziani :
Khaled
Anna Ivacheff :
Diana
Brahim Tefka :
Policier


Réalisation : Neïl Beloufa
Assistant réalisateur : Antoine Alesandrini
Directeur de la photo : Guillaume Le Grontec
Montage : Ermanno Corrado
Son : Arno Ledoux, François Bailly

Sortie nationale : 28 mars 2018

NEÏL BELOUFA

Artiste plasticien et réalisateur français et algérien, né en 1985 à Paris, vit entre Paris et New-York.

École supérieur des Beaux Arts et École supérieure des Arts Décoratifs de Paris, CalArt Valencia, Californie, Cooper Union New-York et Fresnoy Studio National des Arts Contemporain Tourcoing.

  • Expositions monographiques

2016 : MoMA New-York, K11 Shanghai

2013 : Hammer Museum Los Angeles

2012 : Palais de Tokyo Paris, 2012

2013 : Participation à la 55ème Biennale de Venise et 11eme Biennale d’Art Contemporain de Lyon

FILMOGRAPHIE

2017 : OccidentalNumeric video – 1er long métrage

Festivals : Berlinale, Berlin /Premiers Plans, Angers, France

2014 : Desire for Data – Numeric video

Festivals : Cinéma du Réel, Paris / MoMA, New-York, USA

2013 : Tonight and the People – Numeric video

Festivals : FID, Marseille, France / Milano Film Festival, Milano, Italie

2012 : Real Estate – Numeric video

Festivals : Onion City, Chicago, USA.

Party Island – Numeric video

Festivals : Winnipeg C / Belo Horizonte, BR / Belgrade, SRB / Bangalore IND / Nice, France.

World Domination – Numeric video

2010 : Sans titre – Numeric video

Festivals : Rotterdam, NL / TIFF Toronto, C / BFI, London, UK /

Oberhausen, D / IndieLisboa, Lisbon, P / Hors Piste, Paris, FR.

Awards : Oberhausen (Grand Prize, Jury Prize), Prix Studio Collector Le Fresnoy,

Onion City (Special mention)

Brune Renault – Numeric video

Festivals : BFI, London, UK / IndieLisboa, Lisbon, P / Migrating Forms, New York,

USA / Underground Film Fest, Montreal, C.

2009 : Sayre And Marcus – Numeric video, (trois épisodes)

Festivals : Hors Piste, Paris, FR /Onion City, Chicago, USA.

2007 : Kempiski – Numeric video

Festivals : IFFR, Rotterdam, NL / Oberhausen, D / Clermont-Ferrand, FR /

Les Ecrans Documentaires, Arcueil, FR / Ann Arbor Film Fest, Ann Arbor, USA /

LIFF, Leeds, UK / Winterthur, CH.

Awards : Ann Arbor (best narrative), Hamburg (Grand Prize), Oberhausen (Arte Award), Courtisane (Grand Prix)

PALMARES DE LA 30e EDITION CINELATINO RENCONTRES TOULOUSE  16 – 25 Mars 2018

 

PALMARÈS DE LA 30e EDITION CINELATINO RENCONTRES TOULOUSE 2018

COMPÉTITION FICTION

 

  •  GRAND PRIX COUP DE COEUR

ZAMA
de Lucrecia MARTEL
› Argentine – Brésil – Espagne – France – Mexique – États-Unis – Pays-Bas – Portugal | 2017 | 1h55

Mention spéciale

EL SILENCIO DEL VIENTO
LE SILENCE DU VENT
de Álvaro APONTE-CENTENO
› Porto Rico | 2017 | 1h24

 

  • PRIX DU PUBLIC FICTION LA DÉPÊCHE DU MIDI

Ex æquo

CANDELARIA
de Jhonny HENDRIX HINESTROZA
› Colombie – Allemagne – Norvège – Argentine – Cuba | 2017 | 1h27

Et

SERGIO & SERGUÉI
de Ernesto DARANAS SERRANO
› Espagne – Cuba – États-Unis | 2017 | 1h33

 

  • PRIX FIPRESCI, PRIX DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE LA PRESSE CINÉMATOGRAPHIQUE

TEMPORADA DE CAZA
SAISON DE CHASSE
de Natalia GARAGIOLA
› Argentine – États-Unis – Allemagne – France – Qatar | 2017 | 1h48

 

  •  PRIX SFCC DE LA CRITIQUE TOULOUSE 2018

AZOUGUE NAZARÉ
de Tiago MELO
› Brésil | 2018 | 1h20

 

  •  PRIX CCAS, PRIX DES ÉLECTRICIENS GAZIERS

CABROS DE MIERDA
SALES GOSSES
de Gonzalo JUSTINIANO
› Chili | 2017 | 2h04

 

  •  PRIX RAIL D’OC, PRIX DES CHEMINOTS

SINFONÍA PARA ANA
SYMPHONIE POUR ANA
de Virna MOLINA et Ernesto ARDITO
› Argentine | 2017 | 1h59

Prix spécial 15 ans (du Rail d’Oc)

EL SILENCIO DEL VIENTO
LE SILENCE DU VENT
de Álvaro APONTE-CENTENO
› Porto Rico | 2017 | 1h24

 


COMPÉTITION DOCUMENTAIRE

 

  • PRIX DOCUMENTAIRE RENCONTRES DE TOULOUSE SOUS L’ÉGIDE DES MÉDIATHÈQUES DE LA RÉGION

A MORIR A LOS DESIERTOS
ALLER MOURIR DANS LES DÉSERTS
de Marta FERRER CARNÉ
› Mexique | 2017 | 1h25

Mention spéciale

ROBAR A RODIN
VOLER UN RODIN
de Cristóbal VALENZUELA BERRÍOS
› Chili – France | 2017 | 1h20

 

  •  PRIX DU PUBLIC DOCUMENTAIRE LA DÉPÊCHE DU MIDI

COCAINE PRISON
de Violeta AYALA
› Bolivie – France | 2017 | 1h16

 

  • PRIX LYCÉEN DOCUMENTAIRE

PRIMAS
COUSINES
De Laura BARI
› Canada – Argentine | 2017 | 1h36

 

  • PRIX SIGNIS DU DOCUMENTAIRE

PRIMAS
COUSINES
De Laura BARI
› Canada – Argentine | 2017 | 1h36

 


COMPÉTITION COURT-MÉTRAGE

 

  • PRIX RÉVÉLATION

LO QUE NO SE DICE BAJO EL SOL
CE QUI NE SE DIT PAS SOUS LE SOLEIL
de Eduardo ESQUIVEL
› Mexique | 2017 | 0h15

Mention spéciale

DAMIANA
Réalisation : Andrés RAMÍREZ PULIDO
› Colombie – Brésil | 2017 | 0h14

 

  • PRIX DU PUBLIC COURT-MÉTRAGE

PALENQUE
De Sebastián PINZÓN SILVA
› Colombie | 2017 | 0h25

 

  •  PRIX « COURTOUJOURS »

HOMBRE
HOMME
de Juan Pablo ARIAS MUÑOZ
› Chili | 2017 | 0h21

 

  • PRIX SIGNIS DU COURT-MÉTRAGE

PALENQUE
De Sebastián PINZÓN SILVA
› Colombie | 2017 | 0h25

 

  • PRIX CCAS DU COURT-MÉTRAGE – PRIX DES ÉLECTRICIENS GAZIERS

APENAS O QUE VOCÊ PRECISA SABER SOBRE MIM
JUSTE CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR MOI
de Maria Augusta V. NUNES
› Brésil | 2017 | 0h15

 


PLATEFORME PROFESIONNELLE

  • CINÉMA EN CONSTRUCTION 33

 

 PRIX CINÉMA EN CONSTRUCTION TOULOUSE

LOS SILENCIOS
LES SILENCES
de Beatriz Seigner
(Brésil, Colombie, France)

 

  • PRIX SPÉCIAL CINÉ + EN CONSTRUCTION

LUCIÉRNAGAS
LUCIOLES
de Bani Koshnoudi
(États-Unis, Grèce, Mexique, République dominicaine)

 

  • PRIX DES DISTRIBUTEURS ET EXPLOITANTS EUROPÉENS

LOS SILENCIOS
LES SILENCES
de Beatriz Seigner
(Brésil, Colombie, France)

 

CINÉMA EN DÉVELOPPEMENT 13

 

  •  PRIX BRLAB CINÉMA EN DÉVELOPPEMENT

LOS REYES DEL MUNDO
de Laura Mora
(Colombie)

 

  •  PRIX FRENCH KISS STUDIO

LA CAZADORA
de Suzanne Andrews Correa
(Mexique, Argentine, États-Unis)

 

WWW.CINELATINO.FR

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

1954. Algérie. 1962 Centre International du Photojournalisme : 15 mars au 13 mai 2018 1962. Rivesaltes. 1964 Mémorial du Camp de Rivesaltes : 15 mars au 2 septembre 2018

Une guerre sans nom est la deuxième exposition coproduite par le Centre International du Photojournalisme/ Visa pour l’image de Perpignan (CIP) et le Mémorial du Camp de Rivesaltes.

Elle s’inscrit dans un projet global mené par le Mémorial du Camp de Rivesaltes depuis septembre 2017 autour de la Guerre d’Algérie et de l’ensemble des mémoires qu’elle porte.

Une guerre sans nom présente un panorama photographique de la Guerre d’Algérie et de ses répercussions en France notamment sur le Camp de Rivesaltes.

Marc Riboud ©

Le parcours propose une centaine des photos rares et souvent inédites, signées par des photographes prestigieux connus pour leur capacité à capter l’instant comme : Marc Riboud, Raymond Depardon, Pierre Boulat, Pierre Domenech, celles de Jacques Hors, médecin appelé en Algérie, et celles du Fonds Bailhache. Ces photographes étaient aussi animés par la volonté d’apporter une plus grande visibilité à cette guerre camouflée en événements et qui ne disait pas son nom. En écho, le Mémorial du Camp de Rivesaltes renvoie l’image d’un espace où si la guerre n’est pas présente, les acteurs de cette guerre le sont : photographes amateurs et journalistes suivent les arrivées et départs de membres du FLN, l’arrivée ensuite des ex-supplétifs de l’armée française en une série d’images fortes.

Fonds Bailhache ©

Le commissaire de l’exposition Jean-Jacques Jordi, historien, a replacé les photographies dans l’Histoire afin de mieux les comprendre.

Les textes qui jalonnent la double exposition font donc le lien entre les différentes époques couvertes par les reportages ; ils expliquent et interrogent à la fois le photographe sur ses choix et la manière qu’il a de privilégier un événement plutôt qu’un autre. En choisissant d’exposer une diversité des regards, l’exposition propose une mise en perspective des guerres qui ont déchiré le pays. Remettre ces reportages dans l’Histoire et l’idéologie d’une époque, c’est toute l’ambition de cette exposition explique Jean-Jacques Jordi.

UNE GUERRE SANS NOM deux lieux, une seule exposition

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

 

UNE GUERRE SANS NOM

  • 1954. Algérie. 1962 Centre International du Photojournalisme (CIP) : 15 mars au 13 mai 2018

CIP : Couvent des Minimes – 24, rue Rabelais 66 000 Perpignan

http://visapourlimage.com

1962. Rivesaltes. 1964 Mémorial du Camp de Rivesaltes : 15 mars au 2 septembre 2018

  • Mémorial du camp de Rivesaltes – avenue Christian Bourquin 66 600 Salses Le Château

9 DOIGTS DE F.J. OSSANG UN FILM A LA PLASTIQUE PUISSANTE

 

Pour clore le Week-End Rétrospective F.J. Ossang, La cinémathèque française présentait ce lundi 19 mars l’avant-première de 9 doigts, cinquième long métrage du cinéaste, en sa présence et celle de son équipe. F.J. Ossang s’est dit très fier de cette énergie et de cette aventure humaine rappelant que le financement provenait aussi de l’équipe.

 

9 doigts – A droite F.J. Ossang et son équipe – Cinémathèque française – 19 mars 2018

Pour éviter un contrôle de police, Magloire prend la fuite et tombe sur un homme mourant qui lui lègue une fortune. La bande de Kurtz se met alors à ses trousses, il en devient l’otage puis le compliceLes hommes de Kurtz s’avèrent être les jouets d’une machination conduite par le mystérieux «9 Doigts ».

9 doigts – F.J. Ossang

Magloire évite la police et se retrouve plongé dans une histoire qui le dépasse. Coursé par une bande, il fuit dans le fracas d’une mer en furie, il tombe sur un homme très mal en point qui lui tend un paquet.

Paul Hamy (Magloire) en fuite – 9 doigts – F.J. Ossang

A peine à l’abri, juste le temps d’admirer les poissons exotiques et les requins marteau qui tournent dans leur aquarium, avant que les requins de la bande de Kurtz ne l’embarquent dans une voiture. Prisonnier dans un manoir isolé, inhabité, battu par les vents, il se retrouve à découper un cadavre avant de le livrer aux flammes. Les hommes braquent un manoir cossu, rapporte une mallette, ça tourne mal. Magloire intègre la bande de Kurtz pour survivre. Une nuit, ils embarquent avec la mallette au contenu mystérieux sur un cargo dont le capitaine est étrange.

Magloire sur le cargo – 9 doigts – F.J. Ossang

Dans la tempête le cargo fait sa route. La bande subit le rythme du voyage. L’alcool, les livres, l’écriture pour Magloire, les rêves d’Eldorado pour d’autres accompagnent le bruit des machines et de la mer.

Magloire (Paul Hamy)  – Ferante (Pascal Greggory) – Warner Oland (Lionel Tua) 

– 9 doigts – F.J. Ossange

L’atmosphère s’alourdit avec la rudesse des conditions, la perte des repères, l’impression de tourner en rond avec la mer pour horizon, l’image d’une île dans les nuages qui passe et repasse.

Lionel Tua (Warner Oland) – 9 doigts – F.J. Ossang

Les hommes sont envahis par un nihilisme contagieux. Le capitaine récupère sur une île un médecin pour soigner les passagers et un nouvel équipage.

 

 

 

 

Gaspard Ulliel (Le médecin) et Magloire – 9 doigts – F.J. Ossang

La bande de Kurtz découvre avec stupeur et angoisse les changements sur le bateau. Entre complot et paranoïa, La folie s’empare du bateau qui n’est plus qu’un navire fantôme. Une seule solution débarquer à Nowhereland, une île à la dérive, terre de nulle part.

9 doigts – F.J. Ossang

Le film démarre au rythme de la course de Magloire, de la puissance de la mer puis adopte le tempo du cargo et des imaginaires. Les images d’un superbe graphisme captent le regard du spectateur qui amarres larguées, entre dans une autre dimension, habitée par la musique de MKB Fraction Provisoire et une bande son percutante. Le cargo la nuit, les images des cartes dont l’encre se dissout dans le mouvement des vagues, les hommes qui escaladent la falaise volcanique entre ombre et lumière révélant les herbes, la lumière, l’immensité de la mer depuis l’île, le vertige du sommet, les personnages qui apparaissent puis disparaissent comme au théâtre, l’étrangeté du cargo, la mer polluée de déchets mouvants, la roche qui devient pulvérulente, un monde malade qui ronge, la poésie de Magloire-Saint-Aude, les incursions chez Antonin Artaud, l’ambiance de 1984 de Orwell avec le nouvel équipage… 9 doigts de F.J. Ossang, traversée d’un monde entre thriller, poésie, abstraction et fulgurance.

Sabine Vaillant
Couleur Bulle
  • 9 doigts F.J. Ossange – 99 min

France 2017

Sortie nationale : 21 mars 2018

  • Avec :

Paul Hamy : Magloire

Damien Bonnard : Kurtz

Pascal Greggory : Ferante

Elvire : Gerda

Gaspard Ulliel : le docteur

Diogo Dória : le capitaine

Alexis Manenti : Springer

Lisa Hartmann : Drella

Lionel Tua : Warner Oland

FJ OSSANG

Cinéaste, poète, musicien, né en 1956, crée la revue littéraire Cée (1977-1979), puis les Céeditions, entre à l’IDHEC en 1980, auteur d’une vingtaine de livres, un des membres fondateurs en 1980 du groupe de rock industriel MKB (Messageros Killers BOTS) Fraction Provisoire.

FILMOGRAPHIE

  • Longs métrages

2018 : 9 Doigts

2011 : Dharma Guns, en sélection officielle 67e Mostra de Venise, compétition Orizzonti 2 2010

1997 : Docteur Chance, nommé pour le léopard d’or de Locarno en 1997

1990 : Le Trésor des îles Chiennes (grand prix du jury, festival de Belfort, 1990)

1984 : L’Affaire des Divisions Morituri

  • Courts métrages

2009 : Vladivostok (prix du film expérimental – Curtas Vila Do Conde)

2008 : Ciel Éteint ! (Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2008)

2007 : Silencioprix Jean-Vigo 2007, catégorie court-métrage

1990 : Le Chant des hyènes, Carnets Noirs

1983 : Zona Inquinata – la vie n’est qu’une sale histoire de cowboy

1982 : La Dernière Énigme

La Cinémathèque française

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

PORTRAITS LEE JEFFRIES PHOTOGRAPHE

FrankieLee Jeffries

120x94 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium. Courtesy Mathgoth Gallery

PORTRAITS DE  LEE JEFFRIES  9 au 31 mars 2018

Les modèles de Lee Jeffries habitent la galerie Mathgoth jusqu’au 31 mars alors que Paris s’enveloppe à nouveau de blanc en attendant le printemps. Une vingtaine de photos couleur et noir et blanc de ce photographe britannique, né en 1971, incarnent la présence des SDF rencontrés en Europe et aux États-Unis, rendus invisibles par la société.

C’est la rencontre avec une jeune-fille blottie dans son sac de couchage qui a changé la perception de Lee Jeffries. Désormais avant de photographier les personnes vivant à la rue, il tisse un lien avec eux, façon de frapper à leur porte avant d’entrer dans leur vie.

Il marche dans la solitude des villes à l’instinct, attachant son regard à celui souvent brouillé de ceux qu’ ils croisent, à la recherche de l’émotion dans les yeux de ces inconnus. Puis l’échange devient verbal avant de leur redonner un regard dans l’instant photographique. C’est précisément cet instant d’émotion pure, émerveillante que recherche l’artiste.

C’est ainsi que l’objectif de Lee Jeffries saisit les regards et révèle sur l’iris des modèles une image qui pourrait être le reflet du photographe, celui que donne à voir du sujet la société, ou encore celui que projette le visiteur.

Mike – Lee Jeffries

80×80 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium – Courtesy Mathgoth Gallery

Mike au visage marqué, plissé par le temps, dont le regard soucieux renvoie au continent de la difficulté de vivre.

Manchester I –  Lee Jeffries

120×120 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium – Courtesy Mathgoth Gallery

Jeune Fille dont le sourire souligne la grâce d’un visage qui oublie un instant le pourquoi de ses mains tâchées.

 

 

 

 

 

 

 

Somethin’Missin –  Lee Jeffries

80×68 impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Photo Rag Ultra Smooth contrecollé sur aluminium. Courtesy Mathgoth Gallery

Un regard clair, auréolé d’une barbe blanche, qui bouffe cet instant de la vie

Mais aussi Black & White, deux yeux d’enfant, dans un visage lisse, portes d’une vie qui pourrait en dire long. Ou bien Torie visage de jeune femme interloquée, semblant émerger de la rosée d’une fleur de Avatar.

Hâtez-vous, du pas décidé d’une chaussure résistante aux intempéries, de rallier la galerie Mathgoth pour rencontrer les modèles de Lee Jeffries. Plongez votre regard dans chacun d’eux, à la recherche de vos émotions, d’une quête de l’autre et/ou de vous, laissez leur lumière s’inviter dans votre cœur.

Sabine Vaillant
Couleur Bulle

PORTRAITS

LEE JEFFRIES 

9-31 mars 2018

Galerie MATHGOTH

34, rue Hélène Brion 75013 Paris
www.mathgoth.com

LES BONNES MANIÈRES UN FILM DE JULIANA ROJAS ET MARCO DUTRA

Ana enceinte engage Clara, comme nounou pour l’enfant qu‘elle porte, parce qu’elle est infirmière. Ana vit sa vie dans un gratte ciel résidentiel du centre ville de São Paulo tandis que Clara habite sur l’arrière cours de la maison de sa propriétaire dans la banlieue. Clara prend soin de Ana et de l‘organisation de la maison. Alors que Clara commence à se faire à cette nouvelle vie, Ana a des crises de somnambulisme.

Les Bonnes Manières – Juliana Rojas Marco Dutra – 2h15

Clara est infirmière, sa seule référence est d’avoir soignée sa grand-mère, Ana l’engage comme future nounou du bébé qu’elle attend. Clara accompagne Ana dans ses rendez-vous de suivi de grossesse, applique les recommandations médicales, prépare la venue du bébé, s’occupe de l’appartement. Un soir le comportement d’Ana l’intrigue. Clara découvre son somnambulisme et ses particularités sous la magnifique Lune.

Clara suivant Ana dans ses crises de somnambulisme – Les Bonnes ManièresJuliana Rojas Marco Dutra

La vie continue, Ana fait entendre l’air de sa boite à musique d’enfant et dévoile la solitude dans laquelle sa grossesse l’a plongée. Elle s’appuie sur Clara d’un pragmatisme à toute épreuve. Leur relation va prendre les couleurs de l’amour.


 Marjorie Estanio (Ana) – Isabel Zuaa (Clara) – Les Bonnes ManièresJuliana Rojas Marco Dutra

Ana seule avec son histoire, saisit et explore l’amour loin de ce qui aurait pu être sa vie. Clara, forte, attachante, d’une présence magnétique, découvre la beauté de la ville vue d’en haut, fait face à l’étrange, au fantastique, tout en vivant l’amour et accepte l’impensable.

 

 

 

Clara rentrant le soir – Les Bonnes ManièresJuliana Rojas Marco Dutra

Joël naît dans des conditions particulièrement difficiles et terrifiantes. Clara élève seule l’enfant, intégrant sa dualité.

Les Bonnes ManièresJuliana Rojas Marco Dutra

Il grandit dans le regard aimant de Clara, lui faisant accepter sa différence. Il va à l‘école, acquiert les bonnes manières.

 

Mais Clara ne peut pas tout contrôler, arrive un jour ce qu’elle redoute.

Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutraun, un film à l‘imaginaire puissant qui élargit la pupille de ses images magnifiques, effrayantes, tout en traversant l‘intime du quotidien d’une famille et diffusant du sens. Un conte fantastique.

Sabine Vaillant
Couleur Bulle
  • Les Bonnes Manières Juliana Rojas et Marco Dutraun – 2 h 15

Brésil

Musique originale : Marco Dutraun, Juliana Rojas, Guilherme Garbato & Gustavo Garbato

Effets spéciaux numériques : Mikros image, Quanta Post

Effets spéciaux mécaniques : CLSFX Atelier 69

Prix spécial du jury du Festival de Locarno

Sortie nationale : 21 mars 2018

 

RÉALISATEURS

  • Juliana Rojas et Marco Dutraun

Études de cinéma à l’université de Sao Paolo.

2005 : Le Drap blanc court métrage. Festival de Cannes

2007 : Un Rameau. Prix Découverte de la Semaine de la Critique de Cannes.

2011 : Travailler fatigue. Premier long métrage. Prix Citizen Kane à Stiges.

Travaillent pour des séries.

  • Juliana Rojas

2014 : Sinfonia de Necrópole. Prix FIPRESCI

  • Marco Dutraun

2014 : Quando Eu Era Vivo – Film d’horreur

2016 : A Voz do Silencio

BELLE MERVEILLE, LUMINEUX PREMIER ROMAN DE JAMES NOËL

 

BELLE MERVEILLE – Premier roman – James Noël – Éditions Zulma– Août 2017 -160 pages –

Couverture créée par David Pearson

http://sabine-vaillant.webnode.fr/

BELLE MERVEILLE

« Papa Loko, tu as failli à ta mission d’esprit des lieux, l’esprit et les yeux qui voient l’ennemi arriver de l’autre côté de la montagne pour prévenir le peuple qu’un malheur s’apprête à frapper la ville dans ses frontons». Ainsi s’adresse Bernard, survivant, autoproclamé du séisme ravageur du 12 janvier 2010, à Papa Loko, papillon. Amore, bénévole napolitaine, sa belle tigresse de frangipane, lui propose de sortir du trou de la dépression en partant pour Rome. A bord d’Ici-Bas Airlines, Bernard décolle les yeux fermés. C’est ainsi que belles merveilles, comme se dit l’extraordinaire en Haïti, affleurent et s’ancrent en archipels de sa pensée, lui qui rêve de retourner au pays en héros.

AUTEUR

James Noël – © – Francesco Gattoni

James Noël, écrivain, chroniqueur et poète prolifique, né à Hinche (Haïti) en 1978. Occupe une place emblématique dans les lettres haïtiennes contemporaines. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis(Rome), James Noël écrit régulièrement des chroniques pour Mediapart et anime la luxuriante revue IntranQu’îllités, qu’il a fondée en 2012.

BIBLIOGRAPHIE

BELLE MERVEILLE – Premier Roman

Zulma

Sortie  24 Août 2017

LA MIGRATION DES MURS

Galaade Édition- Auteur De Vue – Octobre 2016

SANG VISIBLE DU VITRIER

Points – 2015

ANTHOLOGIE DE POÉSIE HAÏTIENNE CONTEMPORAINE – Points 2015

LE PYROMANE ADOLESCENT 
Mémoire d’Encrier Éditions -2013

MA BULLE PERSO

Belle Merveille premier roman de James Noël dépose les flashs des pensées qui affleurent de son monde intérieur soufflant pour nous les mots pour dire le jour où la terre s’est mise à trembler, le cœur de la ville cassé mais battant, l’expérience de la mort brute. Mais aussi l’amour, le sexe salutaire, la confusion, la folie, l’absurdité de l’aide internationale quand elle tire à elle la couverture des désastres, et son entrée en désaccord. A peine soufflés les mots prennent corps faisant surgir la réalité pour le lecteur.

Belle Merveille premier roman en poésievivant dans la syncope des mots, que j’ai reçu d’un trait plein. Un voyage Magnifique, à lire et relire pour saisir l’extraordinaire des mots au delà de la pupille.

Sabine Vaillant
Couleur Bulle

CETTE NUIT ROMAN DE JOACHIM SCHNERF

 

Cette Nuit – Joachim Schnerf – Zulma 2018

CETTE NUIT DE JOACHIM SCHNERF – Éditions Zulma – Janvier 2018 – 162 pages

Couverture créée par David Pearson

Sortie 4 Janvier 2018

CETTE NUIT

Comme tous les matins depuis deux mois Salomon est seul dans son litSarah, son épouse aux yeux bleus est morte, mais sa présence emplit la chambre chassant l’angoisse d’oublier son visage. En ce jour de Pessah ( Pâque juive ), Salomon se demande « Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits, des précédentes et des suivantes, des printemps passés et des Pâques à venir ? ». Le moindre bruit réveille la présence des nazis même si c’était il y a soixante-dix ans. Il a promis à ses deux filles Michelle et Denise de diriger la soirée et de transmettre aux enfants de Michelle les rites du Seder. Il anticipe le déroulement de la soirée tout en y mêlant les anecdotes des années précédentes et Sarah son amour. Salomon dessine chaque participant de ses soirées familiales explosives, parle de ses blagues, seul moyen pour lui d’évoquer la Shoah. Le rite immuable des fêtes devrait être comme d’habitude sauf que cette année Sarah si belle et douce ne sera pas là.

 

AUTEUR

Joachim Schnerf

JOACHIM SCHNERF né en 1987 à Strasbourg, vit à Paris où il est éditeur de littérature étrangère. Cette nuit est son deuxième roman après Mon sang à l’étude 2014 Éditions de l’Olivier.

MA BULLE PERSO

Les rites immuables de Pessah sont la trame de Cette nuit, sur laquelle s’invite la famille de Salomon. Chacun y enroule le fil de son histoire, de ses émotions et le croise avec les autres pour former une pièce explosive qui se joue chaque année pour les fêtes. Mais le fil de Sarah s’est arrêté avec sa mort. Salomon dévide celui de la journée de Pessah détordant les fils des blessures de l’âme, gonflant ceux de l’amour, du bonheur pour que son amour l’accompagneau bout de cette nuit si différente.

Joachim Schnerf livre un beau roman, sensibleréflexif à lire dans la tension de son fil.

« Ils ont amputé Tes cuisses de mes hanches… »

Yehuda Amichaï, Perdu dans la grâce Traduit de l’hébreu par Emmanuel Moses

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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LOUIS MALLE 40 ANS DE CINÉMA D’UN CINÉASTE OUVERT SUR LE MONDE

A l’orée du printemps, Lacombe Lucien a ouvert la Rétrospective Louis Malle ce mercredi 15 mars en présence de Justine Malle, sa fille. Cette rétrospective complète décline un voyage sur 40 ans de cinéma dans l’œuvre de ce cinéaste ouvert sur le monde.Justine Malle – La Cinémathèque française – 15 Mars 2018

Lacombe Lucien Juin 1944, sous l’Occupation allemande, dans le Sud-Ouest Lucien Lacombe, 17 ans, travaille comme garçon de salle à l’hospice. De retour chez lui à la ferme pour un congé, il retrouve sa mère qui vit avec le maire du village alors que son père est prisonnier en Allemagne. Il se rend chez son ancien instituteur et lui demande de rejoindre le maquis. L’instituteur le trouve trop jeune. Arrêté par hasard par la milice, il dénonce son instituteur et devient collaborateur. Il rencontre France Horn, une jeune fille juive dont il tombe amoureux.

Pierre Blaise (Lucien) – Lacombe Lucien 1973 – Louis Malle

Lacombe Lucien 1973 – Louis Malle – 135 min – France-Italie- République Fédérale d’Allemagne – Avec Pierre Blaise, Aurore Clément

Lucien Lacombe laisse l’hospice où il travaille comme garçon de salle, pour cinq jours dans la ferme de ses parents. Sa mère y vit avec le maire du village pendant que son père est prisonnier en Allemagne. Louis n’est pas tout à fait bienvenue mais s’accommode de la situation en vivant sa vie, chassant les lapins, donnant des coups de main à la ferme. Parce qu’il rentre tard, il est pris par la milice et amené à leur quartier général, un hôtel. Là tout s’enchaîne, sous l’emprise de la peur et de l’alcool, Louis livre l’instituteur et devient collaborateur, agent de la police allemande. Pas très au fait des codes de la ville, il suit son mentor qui l’emmène chez Albert Horn, un réfugié allemand juif qui se cache avec sa fille France. Albert habitué du monde raffiné parisien, taille un costume à Lucien en échange de l’espoir d’un soutien de la milice à son projet de départ pour l’Espagne. Lucien se fait à cette vie et joue des petits pouvoirs qu’il acquiert avec la milice. Il tombe amoureux de France. Plein d’humour et de retenue, pince sans rire Albert supporte la présence et les fanfaronnades de Lucien jusqu’au jour où il met en danger France.

Lacombe Lucien ou comment un jeune homme ne réussissant pas à entrer dans la Résistance, bascule dans la collaboration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Louis Malle ne porte aucun jugement, et montre un jeune homme dont l’engagement tient essentiellement au hasard des circonstances, laissant le spectateur libre de penser. Un film dans la lenteur facilitant l’analyse et la réflexion, dont les très belles images étirent la pupille.

LOUIS MALLE

Louis Malle sur le tournage de  And the Pursuit of Happiness 1985

Louis Malle est né en 1932 à Thumeries (Nord) dans une famille de la grande bourgeoisie. Il est reçut à l’IDHEC en 1953. En 1955, il travaille comme assistant de Jacques-Yves Cousteau sur Le Monde du Silence , documentaire Palme d’Or à Cannes. Il filme Jeanne Moreau, la nuit sur les Champs Élysées, bien avant A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard qui reprendra le même dispositif de prises de vue.

 

 

 

 

Jacques-Yves Cousteau – Le Monde du Silence

Ascenseur pour l’échafaud 1957, musique Miles Davis

Ascenseur pour l’échafaud – 1957 – Louis Malle

Les Amants 1958, il devient cinéaste sulfureux avec un érotisme aujourd’hui désuet

 

 

 

Les Amants – 1958 – Louis Malle

Film à la part autobiographique

Le souffle au cœur 1970, évoquant inceste mère -fils. Provoque un tollé.

Le souffle au cœur –  Louis Malle

Lacombe Lucien

Au revoir les enfants 1987 film de la reconnaissance par le public

Au revoir les enfants 1987 – Louis Malle

Deux figures secrètement proches du cinéaste :

Le Feu follet 1963 – Louis Malle

 

 

 

 

Le Voleur 1967 –  Louis Malle

Louis Malle s’est souvent tourné vers d’autres pays quand il avait le sentiment de ne plus trouver l’inspiration en France.

Calcutta – 1968 – Louis Malle

L’Inde fantôme -1968 –  épisode 1 La caméra impossible – Louis Malle

Place de la République 1972 – Louis Malle

 

 

 

 

A la Poursuite du bonheur ou And the Pursuit of Happiness 1986 Réflexion sur le rêve américain – Louis Malle

Alamo Bay – 1985 conflit entre des réfugiés vietnamiens et la communauté de pêcheurs d’un petit port – Louis Malle

Après un retour réussi en France

Milou en mai – 1989 –Louis Malle 

 

 

 

 

 

 

 

Au revoir les enfants 1987 – Louis Malle

Louis Malle meurt en 1995 à Beverly Hills (États-Unis).

Explorez les secrets de l’œuvre de Louis Malle, cinéaste controversé, travaillé par l’enfance et son milieu social d’origine, à La Cinémathèque française jusqu’au 1er avril 2018.

Sabine Vaillant

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Couleur Bulle

couleur-bulle.fr

  • Milou en mai – Table ronde avec Dominique Blanc, Renato Berta, Jean-Claude Carrière

Animée par Frédéric Bonnaud

samedi 17 mars 15 h

  • Lacombe Lucien – Table ronde avec Aurore Clément, Justine Malle, Ghislain Uhry

Animée par Justine Malle et Wafa Ghermani

samedi 24 mars 14 h 45

LOUIS MALLE RETROSPECTIVE

14 mars – 1er Avril 2018

La Cinémathèque française

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

40 MINUTES DE BONHEUR INTENSE AVEC CONTES SUR MOI : PROGRAMME DE 5 COURTS MÉTRAGES, DE 4 A 104 ANS

Ghirafa – 7min 45 – Anastasiya Sokolova (Russie) – 2014 – Éléments découpés

 

 

Une girafe aux longs cils, la tête près du Soleil, de son museau lance la grande roue signal d’ouverture du parc d’attraction où elle vit. Toute la journée, un petit âne transporte les enfants avec des ballons. Il se met à pleuvoir, tous les bambins courent se mettre à l’abri. Seule la girafe reste sous la pluie et les nuages chargés d’orage.

 

L‘inventif petit âne récolte les ballons et s’envole au secours de la belle aux longues pattes. Il chasse les nuages pour le plus grand plaisir des enfants. Le soir venu, la girafe arrête la roue, tandis que le petit âne s’endort au pied de son amie dans la lumière argentée de la Lune.

 

 

Un dessin aux belles couleurscomme un album soigné, une histoire attendrissante.

Anastasia Sokolova
Anastasia Sokolova
Diplômée de l’Académie d’architecture et d’art de l’Oural en animation
et en design. Membre depuis 2005 de l’Union des figures théâtrales de Russie.
Filmographie
2014 : Ghirafa
2005 : Sparrows children pigeons
2006 : Vivaldi
2007  Lullaby
200_  : Snegur

La petite fille et le renard – 5’31 – Tyler J. Kupferer (USA) – 2011 – Dessin animé

Une petite fille trouve en se promenant ses canards morts. Elle s’enfonce dans la forêt à la recherche du coupable. Les traces sur le sol la conduise au renard. Elle se jette sur lui et s’apprête à le tuer mais se ravise et lui laisse la vie.

 

La neige tombe maintenant drue et la nuit se profile. La fillette trébuche renversant sa lampe.

Le renard accourt et enroule sa magnifique fourrureautour d’elle. Ils s’endorment. Le matin avec le soleil, le renard se lève.

La petite fille se réveille seule. Ses parents la rencontrent en chemin, heureux ils rentrent ensemble à la maison.

Une jolie histoire dans un camaïeux de gris-blanc relevé de touches prune et de traits noirs.

Tyler J. Kupferer

Tyler J. Kupferer
Tyler J. Kupferer cinéaste et animateur de Columbus,
Indiana. Diplômé du Savannah College of Art & Design
depuis 2011 avec un Master of Fine Arts en animation. « La
petite fille et le renard » est son quatrième film d’animation.
Filmographie
2011 : The Girl and the fox
2007 : Biological Warfare Ain’t Easy : A Rightfield Movie
2008 : Ara
2009 : Duck Heart Teslacoil

Eskimal – 8’50 – Homero Ramírez (Mexique) – Marionnettes animés

Un esquimau et son morse vivent tranquillement sur la banquise, au pays des aurores boréales, au milieu des joyeux pingouins.

Mais un village envoie ses fumées, troublant le ciel bleu jusqu’à le fendre dans d‘horribles craquements. Avec sa géniale échelle jaune, l’esquimau monte au ciel et le repeint. Une terrible tempête de neige s’abat sur l’igloo de l’esquimau. Le ciel se troue. Tout ce qui se trouve sur la banquise est aspiré. L’igloo passe le dernier et bouche le trou laissant l’esquimau seul en suspension dans le ciel. Il pleure devant sa banquise détruite. Apercevant son morse, futé, il le rejoint sur la banquise. Les voilà tous deux à la dérive sur un mini morceau de banquise.

Une très jolie animation, avec un personnage plein de ressource, préoccupé par le trou de la couche d’ozone qui croît avec la pollution de sa banquise.

Homero Ramírez Tena
Homero Ramírez Tena
licencié des arts et de la conception de
l’UNAM depuis 2008. Spécialiste de l’animation en stop motion,
Motion Graphics et de la photographie, fait partie du Studio
d’animation World domination Arts et collabore en tant que
producteur exécutif de courts métrages d’animation pour l’IMCINE,
au Mexique.
Filmographie
2017: Future waves
2008 – 2014 : Série Imaginantes
2013 : Animal
2011 : Eskimal – Sélectionné dans 80 festivals de films internationaux

Black or White – 11’26 – Mohammad-Ali Soleymanzadeh (Iran) – 2017 – Animation numérique

 

Une famille zèbre se repose dans la nature grise, beige. L’œil de petit zèbre s’arrondit devant les superbes couleurs d’un magnifique papillon virevoltant près des rayures noires et blanches des zèbres. Il le suit galopant joyeux dans une nature vibrante de couleur.

Arrivé près d’un lac bleu, le petit zèbre rencontre différents animaux tous plus beaux les uns que les autres, entre dans la forêt la nuit, descend une montagne, tombe dans un champ de pissenlit… et gagne la constellation du papillon avec un papillon.

 

Un univers poétique envoûtant, bercé de musique, un voyage magnifique au pays de la couleur jusqu’à la source de l’imaginaire.

Mohammad-Ali Soleymanzadeh

Mohammad-Ali Soleymanzadeh
Mohammad-Ali Soleymanzadeh né en 1955 à
Natanz en Iran. Étudie la peinture à l’université
de Téhéran. Collaboration avec
le studio Kanoon.
Filmographie
2017 : Black or White
2012 : Maman corbeau et le renard
1999 : Le corbeau qui voulait être le plus fort

Sorti en France sous le nom Le corbeau et un drôle de moineau
distribué par Les Films du Whippet

Polychrome – 2’14 – Écrit, réalisé et produit par Negareh Halimi & Amin Malekian (Iran) – 2017- Stop motion.

Musique originale : Grégoire Lourme

Les couleurs sont en marche et emmènent avec elles tous ceux qui veulent se joindre à elles. Elles atteignent leur but et là dans le tourbillon magique d’une mystérieuse boite prennent toutes les formes inimaginables pour finir en couleurs sages et rangées prêtes à l’emploi.

Des couleurs pimpantes, volontaires et énergiques se constituent en une magnifique palette arc en ciel pour colorer les dessins des enfants à l‘imagination vive.

Negareh Halimi

Negareh Halimi

Née en Iran en 1982, Negareh Halimi artiste-peintre, diplômée en animation et en Arts Plastiques de l’Université d’Art de Téhéran.

Filmographie
2017 : Polychrome
2015 : Pyracantha
2013 : My Poor Friend
2011 : The Great Wave
Cinq films, cinq univers pour rêverimaginer, raconter des histoires aux petits et grands, rires’attendrir, trépigner, faire battre la chamade au cœur, et déposer aux creux de l’oreille unepetite musique : Contes sur moi.

CONTES SUR MOI – Programme de 5 courts métrages – dès 4 ans – 40 minutes – Sans paroles

LES FILMS DU WHIPPET

Sortie nationale : 21 février 2018

 

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

http://sabine-vaillant.webnode.fr/

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