
- Belmondo, le Magnifique
Jean-Paul Belmondo (1933 – 2021) monument du cinéma français, silhouette athlétique du début des années 60, révolutionna le jeu d’acteur, reconnaissable à sa façon unique de bouger, de prendre des risques, de se réinventer. Avec l’exposition Belmondo, le Magnifique La Cinémathèque française rend hommage au mythe Jean-Paul Belmondo en huit séquences survolées de silhouettes de Belmondo.
L’acteur qui a révolutionné le cinéma français se dessine à travers une sélection foisonnante d’archives personnelles, d’affiches, d’extraits de films, costumes, photos inédites et dessins qui racontent une carrière. 90 films et une vie où le cinéma était la joie du partage, du jeu. Une façon de célébrer la vie.
L’exposition cueille Jean-Paul enfant qui grandit entre l’atelier de son père sculpteur Paul Belmondo, et les sorties au théâtre avec sa mère peintre Sarah Madeleine Rainaud-Richard. Ce passionné de boxe et de la comédie, optera pour le Conservatoire. Reçu en 1952 après deux échecs, il en sort en 1956 entouré de sa joyeuse bande de Saint-Germain-des-Prés dont les photos allument l’exposition : Rochefort, Marielle, Girardot … sans le prix espéré mais un moteur dans sa vie.
Le théâtre dirige ses choix. Le cinéma l’aimante. Il joue dans Sois belle et tais-toi – Marc Allégret -1957, croise Alain Delon. Enchaîne avec Les Tricheurs de Marcel Carné – 1958, pour où il fait la connaissance de Bourvil sur Un drôle de dimanche Allégret.

L’acteur devient l’incarnation d’une nouvelle génération à la sortie de À Bout de Souffle -1961 où Godard lui offre le rôle principal, icône de la Nouvelle Vague, personnification d’une nouvelle virilité, moderne et décomplexée.
Le rouge de Belmondo, le Magnifique étire métonymiquement la pupille vers l’acteur caméléon se réinventant, dans l’étendue de son talent grandissant. Il retrouve Godard en 1961 pour Une femme est une femme, puis Pierrot le fou – 1965. 30 films entre 1960 et 1965. Passe d’un film noir de Claude Sautet à Peter Brook, tourne en Italie où il est surnommé « El Bruto », se mue en Le Voleur – 1967 – Louis Malle. Et devient l’un des acteurs préférés des Français au cours des années 60-70.
Sur fond bleu l’histoire se poursuit avec la photo du tournage de Cartouche – 1961- Philippe de Broca, habitée par la beauté solaire de Claudia Cardinale. Dans l’œil de la caméra du même réalisateur Belmondo accroché à la falaise surplombant la ville, se fait cascadeur, devenant le premier héros d’action du cinéma français dans L’Homme de Rio-1964.
Star dans la couleur du rayon de soleil au début des années 70 où brillent les chefs-d’œuvre du cinéma populaire comme Le Cerveau– 1969 – Gérard Oury, il endosse le costume de producteur pour Stavisky -1974 – Alain Resnais accueilli par des sifflets à Cannes.« Plus jamais ça » se promet alors l’acteur qui se concentre sur les scénarios de ses films, fondés sur ses prouesses physiques exceptionnelles, dont il est toujours le héros. Peur sur la ville – 1975 – Henri Verneuil lance cette aventure cinéma et commerciale avec René Château.

Point finale à l’aventure Bébel, en 1984. Retour du rouge sur le velours de l’œil, Belmondo rebondit avec succès sur les planches du théâtre dans Kean grâce à Robert Hossein. Il délaisse les plateaux plusieurs années. Excepté pour Itinéraire d’un enfant gâté – 1988 – Claude Lelouch, remporte le césar du meilleur acteur en 1989.
Tourne encore quelques films. Un homme et son chien – 2008 – Francis Huster sera son dernier film. Belmondo, acteur mythique à la dimension physique importante disparaît le 6 septembre 2021 à l’âge de 88 ans. Mais Belmondo, Le Magnifique habite la Cinémathèque française jusqu’au 31 janvier 2027. Et dévoile, avec le catalogue de l’exposition, les archives familiales.
« Le grand privilège du comédien est d’être autorisé à conserver sa jeunesse. Rester enfant, faire pour de faux, transformer la réalité en fiction jubilatoire, se plaire dans l’instant, dans le jaillissement. » J.-P. Belmondo

Sabine Vaillant
Couleur Bulle

ISSN : issn_268
- BELMONDO, LE MAGNIFIQUE – CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE
7 octobre 2026 – 31 janvier 2027
Exposition conçue et produite par la Cinémathèque française
-Commissaire de l’exposition : Clémentine Deroudille
Avec la collaboration de sa famille, dont son fils Paul, mêlant ses archives personnelles aux collections de la Cinémathèque : photos, affiches, dessins et documents rares, notamment autour de Jean-Luc Godard et du fonds François Truffaut.
Les fonds d’agences photographiques (Escoop, Gamma), d’ayants droit, de proches (Claude Lelouch, Danièle Thompson, Philippe de Broca), une partie de la collection privée de Jeff Domenechs.
–Horaires
Lundi, Mercredi à Vendredi : 12h-19h
WE, vacances scolaires et jours fériés : 11h-20h
Fermeture : les mardis et le 25 décembre
Nocturnes gratuites réservées aux 18-25 ans le 2e jeudi du mois jusqu’à 21h, sur inscription
Tarifs : PT 14 € / TR et 18-25 ans 11 € / – de 18 ans 7 €
–Libre Pass : accès libre
–VISITES GUIDÉES : Les samedis et dimanches à 16h30
Et tous les jours, sur réservation, pour les groupes adultes, et groupes scolaires et étudiants
Renseignements : collectivites@cinematheque.fr
–Catalogue de l’exposition – 256 pages, 35 euros – Sous la direction de Clémentine Deroudille – Éditions Albin Michel, en partenariat avec la Cinémathèque française 19,5 x 25 cm, 256 pages – 200 photographies et documents rares ou inédits – 35 €

Belmondo, le Magnifique Essais inédits, archives familiales dévoilées pour la première fois et témoignages de tous ses proches..
Avec les textes et témoignages de Stella, Paul et Victor Belmondo, Frédéric Bonnaud, Jeff Domenech, Jean Dujardin, Stéphane Foenkinos, Gilles Lellouche, Murielle Joudet, Stéphanie Murat, Bernard Payen, Emmanuel Plane, Clémence Rochefort, Sylvain Tesson, François Thomas, Thomas Schlesser…
BELMONDO, RETROSPECTIVE – CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE
Du 8 octobre au 30 novembre 2026

« À cette époque-là, je n’arrêtais pas : trois ou quatre films par an. Et, malgré l’image que m’avait donnée Godard, on me reprochait de passer d’Une femme est une femme – 1961 à Un singe en hiver – 1962. » En parallèle de la grande exposition Belmondo, le Magnifique, retour sur la carrière d’un homme de brio en 35 films, des grands écarts virevoltants des débuts – qui l’ont vu ricocher de Godard à Verneuil, de Becker à Melville – à l’édification du mythe Belmondo, star parmi les stars, incarnation d’une certaine virilité, solaire, joyeuse et bondissante.
Dimanche 15 novembre à 14h30 : Un homme qui me plaît, suivi d’un dialogue avec Claude Lelouch – Séance suivie d’une SIGNATURE par les auteurs du catalogue de l’exposition, à partir de 17h30 à la librairie.
- CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE
51, rue de Bercy, Paris 12e