IL ÉTAIT UNE FOIS SERGIO LEONE A LA CINÉMATHÈQUE : LA PUISSANCE D’UN IMAGINAIRE CINÉMATOGRAPHIQUE

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Le Bon, la Brute et le Truand © 1966, Alberto Grimaldi Productions SA / MGM. All Rights Reserved.

Changez de dimension et entrez dans le monde de Sergio Leone, premier metteur en scène post-moderne, en saisissant votre Il était une fois, sésame de l’exposition d’automne de La Cinémathèque française. Occasion de découvrir les fonds de la famille Leone, ceux de la Fondation Cineteca di Bologna, du photographe de plateau Angelo Novi, les dessins de Carlo Simi et de Renato Novi.

Pour Sergio Leone, le cinéma est conte. Après avoir beaucoup joué enfant aux cow-boys et aux indiens, il transforme les règles et les codes du western pour conquérir le monde. Cinq étapes, en immersion totale dans un labyrinthe, pour comprendre comment Sergio Leone a transformé les films de ses maîtres en quelque chose de nouveau et de personnel, laissant un héritage créatif qui nourrit l’imaginaire contemporain.

Sergio Leone (à droite, à côté de Lamberto Maggiorani) interprétant un jeune prêtre dans Le Voleur de bicyclette (Vittorio de Sica, 1948)
© Fondazione Cineteca di Bologna

Sergio Leone naît sous l’étoile cinéma entre sa mère actrice Bice Waleran (Edvige Valcarenghi) et Roberto Roberti ( Vincenzo Leone) son père inventeur du western italien des années 1910. Tout naturellement il se forme avec les amis de ses parents 1947 1961 Assistant de réalisateurs italiens et américains travaillant en Italie, pour 58 films en 14 ans, il tourne Pour une poignée de dollars, son premier western en 1964 sous le pseudo Bob Robertson.

Master class de Sergio Leone à La Cinémathèque française le 6 mai 1986. Animée par Noël Simsolo. © La Cinémathèque française

L’imaginaire de Sergio Leone prend ses sources à La Chevauchée fantastique – John Ford, Les anges aux figures sales – Michaël Curtiz, Les Temps modernes – Charlie Chaplin mais aussi aux romans : Dos Passos, Hemingway, Scott Fitzgerald et Chandler. L’Ouest de Leone et de ses collaborateurs est peuplé de ses références classiques : Yojimbo – Kurosawa, des structures narratives du théâtre de Goldoni, les personnages de Cervantes, les héros de l’Illiade, les bandes dessinées. Ses films contiennent les références visuels de Goya, Degas, Hooper et surtout les perspectives trompeuses et les changements brutaux de plans de Giorgio De Chirico.

sergio leone

Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, 1968

© Fondazione Cineteca di Bologna / Fondo Angelo Novi

 

 

Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, 1968
© Fondazione Cineteca di Bologna / Fondo Angelo Novi

 

 

Sergio Leone et Claudia Cardinale sur le tournage d’Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, 1968
© Fondazione Cineteca di Bologna / Fondo Angelo Novi

Sergio Leone revisite le mythe de l’Ouest. L’Ouest se révèle multi-ethnique, sale, pauvre, peuplé de personnages violents interprétés par des acteurs lumineux ou lucifériens filmés dans une Espagne porteuse d’un Ouest rêvé.

Lee Van Cleef dans Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone, 1966 © Fondazione Cineteca di Bologna

Un nouveau langage cinématographique basé sur la dilatation temporelle, les limites du cadrage et du montage, servi par des textes réduits et une musique à la valeur narrative et émotionnelle avec souvent la complicité de Ennio Morricone, naît.

Clint Eastwood dans Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone, 1966
© Fondazione Cineteca di Bologna

Après Il était une fois dans l’Ouest -1968, Il était une fois l’Amérique – 1984 d’après The Hoops roman de Harry Grey

Robert De Niro dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, 1984
© Fondazione Cineteca di Bologna / Fondo Angelo Novi

Noodles, un vieux gangster revient à New York sur les lieux de son enfance. Les souvenirs de ses amis et de son premier amour lui reviennent en mémoire. A Cannes, présenté hors compétition, il remporte un grand succès mais Arnon Milchan, son producteur, le distribue aux Etats-Unis dans une version largement coupée qui ne remporte pas l’adhésion du public.

Jennifer Connelly et Sergio Leone sur le tournage de Il était une fois en Amérique, 1984 © Fondazione Cineteca di Bologna

Robert De Niro et Tuesday Weld dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, 1984 © Fondazione Cineteca di Bologna

A partir de 1969, Sergio Leone travaille sur un film grandiose, inspirée du premier mouvement de la Symphonie n°7 opus 60 d Chostakovitch, narrant le siège de Leningrad par les nazis 1941-1944. Mais Sergio Leone meurt le 30 avril 1989 alors qu’il visionnait Je veux vivre ! – 1958- Robert Wise.

 

Sergio Leone sur le tournage d’Il était une fois la révolution de Sergio Leone, 1971
© Fondazione Cineteca di Bologna / Fondo Angelo Novi

Sans attendre les frimas de l’automne, immergez-vous dans Il était une fois Sergio Leone à la Cinémathèque française jusqu’au 27 janvier 2019 à l’occasion des 50 ans de Il était une fois dans l’Ouest. Découvrez ce cinéaste au mélodramatisme originel, à l’écriture sophistiquée dont la portée de l’héritage créatif commence seulement à être compris, qui a rénové le cinéma à partir de la culture de son temps.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

http://sabine-vaillant.webnode.fr/

blog couleur-bulle.fr sabine vaillant

  • IL ÉTAIT UNE FOIS SERGIO LEONE

Rétrospective EXPOSITION – FILMS – CONFÉRENCES

10  OCTOBRE 2018 – 27 JANVIER 2019

  •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

  • Couverture du livre « La révolution Sergio Leone ». Ouvrage collectif, aux Éditions de la Table Ronde, sous la direction de Gian Luca Farinelli et de Christopher Frayling.

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