« PEU M’IMPORTE SI L’HISTOIRE NOUS CONSIDÈRE COMME DES BARBARES » DE RADU JUDE

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Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares Radu Jude couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

 

 

 

 

 

 

SYNOPSIS « PEU M’IMPORTE SI L’HISTOIRE NOUS CONSIDÈRE COMME DES BARBARES » – RADU JUDE

En 1941, l’armée roumaine a massacré 20 000 Juifs à Odessa. De nos jours, une jeune metteuse en scène veut retranscrire cet épisode douloureux par une reconstitution militaire, dans le cadre d’un événement public. La mise en scène sera-t-elle possible ?

• « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » est une phrase prononcée par Mihai Antonescu au Conseil des Ministres en juin 1941, dans une intervention lors de laquelle il proposait « l’affranchissement ethnique » et « la purification de notre peuple », tout en justifiant idéologiquement le carnage mené à bien par l’armée roumaine à Odessa à l’automne de la même année.

Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares Radu Jude couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » – 2018 – Radu Jude

• « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » – 2018 – Radu Jude

Iona Iacob (Mariana) – « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » – 2018 – Radu Jude

Mariana Marin une jeune metteuse se scène monte un spectacle grand-public avec des figurants sur le massacre des juifs à Odessa en 1941. Le Maréchal Antonescu ordonna alors au nom de l’intégrité du peuple roumain le massacre de centaines de milliers de Juifs et de Tsiganes au début de la Seconde Guerre mondiale. Mariana déploie toute son énergie pour diriger les figurants dont une partie a des idées très tranchées sur le passé et sa mise en scène.

Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares - Radu Jude - couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » – 2018 – Radu Jude

Elle doit aussi ferrailler avec le représentant de la mairie dont le cahier des charges s’appuie sur un spectacle à la gloire de la nation. Mariana argumente avec les mots des historiens, philosophes, écrivains, poètes. Rentrée chez elle Mariana lit, se relaxe et réfléchit dans sa baignoire, retrouve son amant.

« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des Barbares » – 2018 – Radu Jude

En creux de son travail d’artiste qui veut faire entendre les dissonances face à l’Histoire officielle, de la solitude qui en découle, se joue sa relation aux hommes, à son amant, sur fond de livres. « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares », un film qui interroge les fractures mémorielles, interpelle sur l’œuvre de l’artiste, le pouvoir de l’art et le rapport au vrai. Un film à voir.

 • « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » – 2018 – Radu Jude
Roumanie/France/Allemagne – 2018 – 120 min
Scénario et réalisation : Radu Jude
Direction de la photographie : Marius Panduru
Montage : Catalin Cristutiu
Météore Film

Sortie nationale : 20 février 2019


Avec : Iona Iacob
(Mariana), Alexandre Dabija (Movilă), Alex Bogdan (Traian), Ilinca Manolache (Oltea), Serban Pavlu (Stefan), Ion Rizea (Alexianu), Claudia Ieremia (Vice-mayor)…

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

blog couleur-bulle.fr sabine vaillant

 

RADU JUDE – REALISATEUR 

Né en Roumanie en 1977, diplômé en réalisation de l’Université des Médias à Bucarest. Son premier long métrage, La Fille la plus heureuse du monde  (Cea mai fericită fată din lume), remporte le prix CICAE à Berlin en 2009.

FILMOGRAPHIE

2006 : Alexandra (CM)
2006 : The Tube with a Hat (Lampa cu căciulă, CM)
2007 : In the Morning (Dimineața, CM)
2009 : La Fille la plus heureuse du monde (Cea mai fericită fată din lume)
2012 : Papa vient dimanche (Toata lumea din familia noastra)
2013 : O umbră de nor
2014 : It Can Pass Through The Wall (Trece și prin perete, CM)
2015 : Aferim! – Ours d’argent de la meilleure mise en scène
2016 : Inimi cicatrizate (Cœurs cicatrisés) Les Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Berg – Théâtre National Timisoara

2017 : Dead Nation

 •  « La tentative de représenter un événement historique, surtout s’il est abominable, est dès le début vouée à l’échec. Ce sera toujours quelque chose en dehors de l’expérience réelle. En pensant à cet épisode hon- teux de l’histoire de mon pays, j’ai tout de suite compris qu’on ne pouvait pas le représenter sans le rendre banal, et c’est donc cette banalisation qui est devenue le véritable sujet du film. Et une nouvelle question a émergé : quelles sont vraiment les limites de la représentation ? La réponse appartient à chaque spectateur, tout ce que je peux espérer, c’est que ce problème sera bien posé et de manière complexe ».

Radu Jude (Festival indépendance et création, Octobre 2018)

MIHAI ANTONESCU

Mihai Antonescu, le 18 novembre 1904 à Nucet et mort le 1er juin 1946 à Jilava, est un avocat et homme politique roumain. Il est vice-président du Conseil du Royaume de Roumanie de 1941 à 1944, dans le gouvernement dirigé par Ion Antonescu. Mihai Antonescu occupe une grande responsabilité dans les affaires intérieures, le renforcement des liens avec l’Allemagne nazie et la déportation des Juifs. À compter du 1er janvier 1943, il assume également le ministère des Affaires étrangères. Après la Seconde Guerre mondiale, il est ramené en Roumanie et traduit devant le «Tribunal du peuple» de Bucarest qui le condamne à mort le 17 mai 1946 pour crimes «contre la paix, contre le peuple roumain, les peuples de la Russie soviétique, les Juifs, les gitans et autre crimes de guerre », pour avoir provoqué la mort de 500 000 militaires et civils dans la guerre et pour la déportation ou l’exécution de près de 300 000 juifs roumains ou ukrainiens et 15 000 gitans. Il est fusillé le 1er juin suivan

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