MICHEL DEVILLE RÉALISATEUR AUDACIEUX A L’ÉCART DES CLANS

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Fanny Ardant rétrospective Michel Deville

La Cinémathèque française ouvrait grand ses portes pour la Rétrospective Michel Deville en cette soirée peu printanière du jeudi 9 mai avec Le Dossier 51 en ouverture. Discret le réalisateur, scénariste, producteur et poète, y a déposé ses archives, les rendant disponibles aux chercheurs.

Rosalinde Deville Couleur Bulle

 

 

 

 

 

Rosalinde Deville – Productrice – Scénariste – épouse de Michel Deville – La Cinémathèque française – 6 mai 2019

  • Né en 1931, à Boulogne-Billancourt où il réside, Michel Deville devient assistant à 20 ans de Henri Decoin avec La Vérité sur Bébé Donge et ce pendant 10 ans avant de coréaliser Une Balle dans le Canon – 1958 avec Charles Gérard. Il signe Ce soir ou jamais – 1960 son premier long métrage en solo. Le réalisateur crée Éléfilm, sa société de production en 1961.

Ce soir ou jamais La cinémathèque

Ce soir ou jamais – 1960 – Michel Deville

Pour ce contemporain de la Nouvelle Vague à la voie singulière, expérimentateur, «… la forme fait partie du propos et la façon de raconter l’histoire est aussi importante que l’histoire elle-même (1) » à l’instar d’Alain Resnais. Et sa relation aux interprètes est un élément clé de sa création.

Son oeuvre :

– Films placés sous le signe de Marivaux et de Musset

Ce soir ou jamais – 1960, Benjamin ou les mémoires d’un puceau – 1967, L’Ours et la Poupée – 1969, Raphaël ou le Débauché – 1970.

Catherine Deneuve Michel Piccoli Couleur Bulle

Benjamin ou les mémoires d’un puceau – 1967

L’Ours et la Poupée – 1969

– Films d’œuvres apparemment inadaptables

Le dossier 51 – 1978 d’après Gilles Perrault, La Lectrice – 1988, La Maladie de Sachs – 1999

Albert Dupontel couleur-bulle.fr

La Maladie de Sachs – 1999

– Films réalisés à partir de contraintes formelles : Pérec, Calvino ou Roubaud

 La petite Bande – 1982, Le Voyage en douce – 1979, Nuit d’été en ville – 1990, La Femme en bleu – 1972

La Petite Bande couleur-bulle.fr

 La petite Bande – 1982 

– Films adaptés de polars qui tournent autour de la manipulation et du voyeurisme

Le Mouton enragé – 1973, l’Apprenti salaud – 1976, Eaux-profondes – 1981, Le Paltoquet – 1986, Toutes peines confondues – 1991. A partir de : Péril en la demeure – 1984 Michel Deville collabore avec Rosalinde Deville jusqu’à Un fil à la Patte -2004.

Fanny Ardant Couleur Bulle

Le Paltoquet – 1986 

Isabelle Huppert Couleur Bulle

Eaux-profondes – 1981

– Films années 2000

Un Monde presque paisible – 2002 : Le retour à la vie des rescapés des camps d’après Quoi de neuf sur la guerre, roman de Robert Bober, Un fil à la Patte -2004, d’après la pièce de Georges Feydau.

Zabou Breitman Couleur Bulle

Un Monde presque paisible -2004 – Michel Deville

Le Dossier 51 – 1978 – Michel Deville

Le dossier 51Michel Deville

France – 108 minute

Scénario : Michel Deville et Gilles Perrault d’après son roman éponyme

Musique : Jean Schwartz, Frantz Schubert : Sonate Arpeggione en A mineur D821

Avec : François Mathuret : Dominique Auphal/51, Claude Marcot : Liliane Auphal/52, Anna Prucnal : Sarah Robski, Françoise Lugan : mère de Dominique Auphal, Jenny Clève :  Agent 747, femme de ménage de 51, Nathalie Juvet : Marguerite Marie

Le Dossier 51 Michel Deville couleur-bulle.fr

Le Dossier 51 – 1978

Le Dossier 51 débute avec le bruit des téléscripteurs qui crachent leurs dépêches et le défilement des fiches, notes de services, rapports, archives et photos sur Dominique Auphal, diplomate mis sous surveillance par les services secrets qui cherchent une faille dans sa vie pour le faire chanter. Les images viennent se greffer sur les voix off qui narrent les échanges entre les différents services d’une société secrète.

Espionné, sa vie et celle de ses proches sont passées aux filtres d’une équipe invisible aux noms de code tirés de la mythologie, qui piste son intimité présente et passée, échafaudant une théorie à toute épreuve ou presque.

En caméra subjective, Michel Deville livre les rouages de la machinerie de surveillance d’un individu à broyer. Patience après la vie à la vitesse des téléscripteurs de la fin des années soixante-dix, le film délivre ses perles, critiques d’un système et des hommes qui entretiennent ses rouages.

  • Suivez Michel Deville, cinéaste élégant, expérimentez et explorez son art en trente longs métrages emprunts de rêves, fantasmes, riches de liberté et d’inventivité à La Cinémathèque française jusqu’au 26 mai 2019.

(1) Michel Ciment

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

Logo Couleur Bulle Sabine Vaillant couleur-bulle.fr

• LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy Paris 12

www.cinematheque.fr

 

  • « Prends-moi » Michel Deville, Cherche-Midi éditeur, juin 2014

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