L’ENFER DANS LA VILLE DE RENATO CASTELLANI

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L'Enfer dans la ville Renato Castellani affiche couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

  • SYNOPSIS L’ENFER DANS LA VILLE

Lina, une jeune fille naïve, est injustement accusée de complicité de cambriolage dans la maison bourgeoise où elle travaille comme bonne, victime de la manipulation de l’homme dont elle est amoureuse.

Elle est alors jetée en prison où elle fait la connaissance d’Egle, une habituée des lieux qui la prend sous son aile…

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Giulietta Masina – Anna Magnani – L’Enfer dans la ville 1959 – Renato Castellani

  • L’Enfer dans la ville 1959 – Renato Castellani

Un petit camion avance sur les pentes de Rome. Il s’arrête devant la prison de femmes de Mantellatte. Parmi celles qui en descendent Lina Borsani, une jeune domestique d’une maison bourgeoise, injustement accusée de complicité de vol dans la villa de ses patrons, tétanisée par l’idée de l’incarcération. Tandis que les habitués suivent la procédure, elle observe et tente même de s’échapper.

Une religieuse catholique la conduit dans une vaste cellule où vivent plusieurs femmes. La plupart des lits sont repliés sauf un où se trouve Egle. Celle-ci ignore d’abord Lina puis la prend petit à petit sous sa protection se moquant de sa naïveté. Lina amoureuse d’Adonis qui a subtilisé les clés de la villa de ses patrons, tout en lui promettant le mariage.

Le quotidien de Mantelleta est dur avec des femmes sous tension, livrées à elle-même, avec pour seule distraction le courrier, les repas, les aller-retour chez le juge, les potins, parfois un petit travail et la messe. D’une cellule à l’autre elles s’apostrophent, faisant monter la mayonnaise.Les frustrations, frasques et rodomontades d’Egle, redoutées des prisonnières, alimentent la colère, la violence quotidiennes.

L’Enfer dans la ville, version Director’s cut, livre une chronique sur les conditions de détention à la fin des années 1950 à Rome et l’enfer de l’enfermement associés souvent à la misère favorisant la récidive. Anna Magnani en majesté joue magistralement utilisant le registre comique perçant l’écran. Giulietta Masina n’est absolument pas en reste.

La rivalité des deux actrices sur le tournage déborde dans le film, leurs désaccords et leur mésentente transposés sur le plateau.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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  • L’Enfer dans la ville1959 – Renato Castellani

Italie – 1 h 36

Adapté de Roma, Via delle Mantellate, roman d’Isa Mari

Documenté par Renato Castellani et Suso Cecci d’Amico, scénariste

Les Films du Camélia

Sortie version intégrale inédite restaurée : 9 janvier 2019

Avec :

Anna Magnani (Egle), Giulietta Masina (Lina), Myriam Bru (Vittorina), Cristina Gaioni (Marietta Mugnan), Alberto Sordi (« Antonio l’Adonis » Zampi), Renato Salvatori (Piero)

  • RENATO CASTELLANI 1931 – 1985

Renato Castellani naît en 1913 à Finale Ligure (Italie). Il étudie l‘architecture à Milan, puis s’oriente vers la critique de cinéma. Parallèlement, il écrit et dirige des programmes radiophoniques. Il débute comme scénariste. En 1938, il est coscénariste de L’Orologio a cucu de Camillo Mastrocinque. Et passe à la réalisation en 1942, avec Un coup de pistolet (Un colpo di pistola).

Dans les années 1970, Renato Castellani se consacre à la télévision.

Il meurt à Rome le 28 décembre 1985

  • FILMOGRAPHIE

1971 : Léonard de Vinci – TV

1959 : L’enfer dans la ville – rencontre électrique entre les deux actrices :Anna Magnani et Giulietta Masina.

1957 : I sogni nel cassetto

1954 : Roméo et Juliette, Lion d’Or à Venise 1954

1951 : Deux sous d’espoir – 3ème film du triptyque néo-réaliste Palme d’or ex-aequo avec Othello d’Orson Welles au Festival de Cannes 1951.

1950 : E primavera – 2ème film du triptyque néo-réaliste

1948 : Sous le soleil de Rome – 1er film du triptyque néo-réaliste

1942 : Zaza

1941 : Un coup de pistolet (Un colpo di pistola) écrit avec Alberto Moravia, inspiré d’une nouvelle d’Alexandre Pouchkine, film emblématique du courant calligraphique, comme Zaza

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