OTAR IOSSELIANI RÉALISATEUR A L’OEUVRE POÉTIQUE, IMPERTINENTE

Otar Iosseliani Martine Marignac Cinémathèque 29 mai 2019

Otar IosselianiMartine Marignac sa productrice – Ouverture Rétrospective Otar Iosseliani – Cinémathèque29 mai 2019

  • Alors que Paris se préparait au long week-end de l’Ascension, La Cinémathèque glissait dans l’oeuvre poétique de Otar Iosseliani, emprunte de René Clair, Buster Keaton et Jacques Tati. Avec pour sésame de cette Rétrospective La Chasse aux papillons.

Rétrospective Otar Iosseliani cinémathèque

  • La vie de Otar Iosseliani commence le 2 février 1934 à Tbilissi en Géorgie où il étudie le piano, la composition, et la direction d’orchestre à l’école de musique. Puis les mathématiques, la mécanique à Moscou avant d’opter pour la mise en scène à l’Institut national de la cinématographie   (V.G.I.K).

Aquarelle Iosseliani

Aquarelle- 1958 – Otar Iosseliani

  • Aquarelle- 1958 son premier film sort en 1958. De 1962-1964, Otar Iosseliani est pêcheur puis ouvrier métallurgiste avant de réaliser La Fonte en 1964, documentaire sur le travail des ouvriers dans une fonderie. La Chute des feuilles 1966, chronique des vendanges en Géorgie est présenté  à la Semaine de la critique à Cannes en 1968 après avoir été retiré de la distribution en URSS. Il était une fois un merle chanteur 1970 sélectionné à Cannes en 1974.

Otar Iosseliani Cinémathèque

Il était une fois un merle chanteur-1970 – Otar Iosseliani

Pastorale – 1975, projeté hors d’URSS seulement en 1982

En 1982 le réalisateur s’installe en France. Il reconstitue à Paris sa petite Géorgie avec ses amis français d’URSS : Pascal Aubier, Bernard Eisenschitz, Mathieu Almaric. Les Favoris de la Lune -1984 Prix spécial du jury à la Mostra de Venise, Et la lumière fut -1989 Prix spécial du jury à la Mostra de Venise, Brigands, chapitre VII -1995 reçoit un Nika du meilleur réalisateur de l’Académie russe des sciences et arts cinématographiques et Prix spécial du jury à la Mostra de Venise.

 

Brigands, chapitre VII -1995 – Otar Iosseliani

Rétrospective Otar Iosseliani

Adieu plancher des vaches – 1999 – Prix Louis-Delluc – Otar Iosseliani

2001 Lundi matin reçoit l’Ours d’argent à Berlin.

Chantrapas couleur bulle

Chantrapas – 2010 – Otar Iosseliani

Jardins d’automne – 2006, Chantrapas – 2010, Chant d’hiver – 2015

 

  • La Chasse aux papillons – 1992

Affiche La Chasse aux papillons

Un train entre en gare à la campagne, un Maharadja en descend accueilli par la fanfare. Tandis que la petite ville de province ouvre ses persiennes, reliées entre elles par un système de communication permettant aux dames, sans oublier le curé, de caler leurs pendules pour se rendre à l’église. Elles traversent l’espace en une grappe de vélos silencieuse. Chez elles, Solange et sa cousine Marie-Agnès de Bayonnette attendent l’hôte indien. Elles habitent un château abîmé par le temps, peu entretenu par Valérie la domestique mais riche en meubles et bibelots précieux qu’une antiquaire de bas étage achète régulièrement.

La Chasse aux papillons – 1992 – Otar Iosseliani

Solange joue du trombone et organise la vie de sa cousine, châtelaine qui chasse d’une flèche d’arc sûre, les poissons de son étang et laisse tourner son phonographe. La vie de Solange rythme celle du château où se croisent les adeptes de Krishna à demeure dans le parc, le voisin notaire maniaque et ses querelles, le jeu à l’heure du thé, l’écoute des infos toujours plus inquiétantes, les chevaux, la musique, la disparition d’un monde et l’irruption d’un autre. Les fantômes jouent leur partition dans cette demeure que le notaire vendrait volontiers à des Japonais et où des objets disparaissent… Jusqu’à la mort de Marie-Agnès et l’ouverture de son testament.

La Chasse aux papillons

Un film étonnant, plein d’humour de poésie, avec des traits d’ironie où le passé croise le présent d’une petite ville de province et son carcan d’habitudes traversée par l’absurde, le décalé des personnages croqués, le tout en musique dans un monde en mutation.

  • La Chasse aux papillons – 1992 – Otar Iosseliani

France – Allemagne – Italie – 115 min

Version restaurée par Pastorale Productions avec la supervision de Otar Iosseliani, grâce au soutien de Vadim Moshkovich

Avec : Narda Blanchet : Solange, Pierrette Pompon-Bailhache : Valérie, Emmanuel de Chauvigny : le curé, Alexandre Tcherkassoff : Henri de Lampadère, Thamara Tarassachvili : Marie-Agnès de Bayonnette

  • Allez à la rencontre de Otar Iosseliani, un des plus grands cinéastes contemporains, esprit libre. Entrez dans la particularité de ses films étrangement poétiques, habités de nostalgie, jusqu’au 22 juin 2019 à La Cinémathèque française.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

  • OTAR IOSSELIANI RETROSPECTIVE

29 MAI – 22 JUIN 2019

En partenariat avec Pastorale Productions, OTAR IOSSELIANI et MARTINE MARIGNAC

  • LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy Paris 12

www.cinematheque.fr