RESIDENCE#1  – GALERIE MATHGOTH

Residence#1 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Alors que les feuilles tourbillonnent, que la pluie tambourinent sur les vitres de Paris, les sept street-artistes de RESIDENCE#1 ont déjà pris leurs quartier d’automne à la Galerie Mathegoth. Sept univers habitent l’espace autour du jardin intérieur de la galerie le temps d’une résidence d’artistes.

  • Fintan Magee, artiste australien, affiche son univers onirique tout de bleu sur deux toiles évoquant les problèmes mondiaux ici la crise des migrants, le changement climatique, la pollution.

Avec Australian Apathy, un homme et une femme endormis sur une table sous une peinture académique tandis qu’à leurs pieds au bord de la mer des personnages sont accroupis la tête repliée sur leurs genoux. Évoquant ici les migrants relégués sur une île près de l’Australie, sans espoir, dans des conditions très rudes, oubliés des australiens.

Australian Apathy – Fintan Magee – 2018 – 170×120 cm – Acrylique et huile sur toile.

Courtesy Galerie Mathgoth

Sur Pray for rain. Colour study #1 – 2018 – 140 x87 cm – Acrylique et huile sur toile – les personnages de Fintan Magee  en short et tee-shirt, et pour l’un la taille ceinte d’une serviette éponge, posés sur un sol gris uniforme dans une attitude d’attente, avec leurs sceaux, figurent la dépendance vitale de l’homme à l’eau : boire, se laver, se rafraîchir, cultiver. Dépendance qui se fait cruellement sentir avec le réchauffement climatique et la pollution.

  • Anders Gjennestad, artiste norvégien,   – Un personnage enfile un pull, saisi dans l’instant en deux panneaux de bois de récupération.

Berthold Mager Weiss Kursiv – 2018 – Anders Gjennestad– 61 x 66 x 5 cm – Aérosol et pochoir sur ancien tiroir d’imprimerie. 

Courtesy Galerie Mathgoth

Le colocataire suivant :  Akut projette sur les visages des artistes leur œuvre, comme un tatouage, effets garantis.

  • Impossible de ne pas s’arrêter sur les mains mises en couleur et en lumière dans tous leurs états : victoire, poing, rageur ou main tendue de Case Maclain, artiste allemand.

Net case – Case Maclain – 2018 –Stricly competitive – 160 x 110

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin David Walker, street artist anglais, est le voisin des drôles de personnages de l’artiste espagnol Isaac Cordal, empêtrés dans la monotonie, la mélancolie et les pièges de la vie dans un monde désincarné, individualiste. Un homme debout infuse dans une tasse à deux anses remplie de poison, poison qui inéluctablement envahit son corps.

Home Delivery Disaster #1 – 2017 – Isaac Cordal –13 x 17 x 15 cm – Argile polyuréthane et porcelaine.

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Herakut, duo d’artistes allemands, offre ensuite une plongée dans son univers peuplé de personnages et d’animaux fantastiques aux yeux immenses, aux couleurs de l’enfance.

At times the only thing alive those demons – Herakut -2017 – 120×80 cm – Aérosol, acrylique et fusain sur papier et carton. 

Courtesy Galerie Mathgoth

  • Plus loin Cope 2 explore les supports de ses lettrages.

RESIDENCE#1 : Herakut, Isaac Cordal, Cope2,  Akut, Case Maclain, David Walker, Fintan Magee, tous familiers de la Galerie Mathgoth, dont les œuvres entrent en résonance, tissent des liens sur le velours des yeux. Hâtez vous de les mirer alors qu’arrive RESIDENCE#2 , avec Jace, Jef Aérosol, Gérard Zlotykamien, Mademoiselle Maurice, Aurel Rubbish du 7 décembre 2018 – 12 janvier 2019.

Residence#2 galerie Mathgoth couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

blog couleur-bulle.fr sabine vaillant

RESIDENCE#1   9 novembre – 1er décembre 2018

Galerie MATHGOTH

34, rue Hélène Brion  ·  75013 Paris

www.mathgoth.com

DERNIERS JOURS A SHIBATI UN FILM DE HENDRICK DUSSOLLIER

Derniers jours à Shibati Hendrick Dussollier - couleur-bulle.fr sabine Vaillant

SYNOPSIS DERNIERS JOURS A SHIBATI

Dans l’immense ville de Chongqing, le dernier des vieux quartier est sur le point d’être démoli et ses habitants relogés. Le cinéaste se lie d’amitié avec le petit Zhou Hong et Madame Xue Lian, derniers témoins d’un monde bientôt disparu.

  • Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Découvrir Shibati, dans l’œil de la caméra d’Hendrick Dusollier c’est suspendre le temps du démantèlement programmé et entrer dans ce quartier populaire de la ville de Chongqing, devenue en dix ans la plus grande agglomération au monde – 83 000 kilomètres carrés, soit une trentaine de fois Paris et sa région.

Trois de ses habitants donnent à voir la vie de Shibati, réputé insalubre, qu’ils vont devoir abandonner pour vivre dans des appartements modernes, où « chacun se retrouvera seul devant sa télé ». Ils entrent en relation avec Hendrick Dusollier qui se fait discret, pratiquement sans interprète n’usant que de rares mots en français.

M. Li, coiffeur tout en s’occupant de son client, jette un coup d’œil dans le miroir et échange sur la France, de Gaule, Mao, la politique. Grâce à un ami interprète, il raconte son quartier et son devenir.

Zhou Hong Hendrick Dussolier couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Zhou Hong, du haut de ses 7ans, ballade Hendrick D. dans le dédale des rues, le guidant adroitement parmi les petites boutiques, les joueurs de Mah-jong, le linge qui sèche.

Zhou Hong derniers jours à Shibati Hendrick Dusollier couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Il l’emmène voir la  « Cité de la lumière de la lune » tout un poème, un vrai voyage initiatique qui illumine le visage de l’enfant. C’est ainsi que le réalisateur découvre le travail de vendeur de pastèque des parents.

Zhou Hong Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Zhou Hong – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Zhou porte la lourde planche servant d’étale à sa mère. Hendricks les suit dans leur périple pour l’attribution de leur logement avec la maman qui n’ose pas entrer dans la pièce qui se déplace : l’ascenseur. La caméra devenue familière entre dans l’appartement presque terminé et capte le premier geste de Zhou ouvrant une fenêtre pour respirer et observer l’extérieur.

Xue Lian Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Xue Lian – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

Xue Lian, délicieuse femme âgée tout sourire, d’une classe infinieoffrant son amitié, ouvre son univers qui s’étend sur un réseau étroit et sombre où dorment, pour quelques pièces, des travailleurs.

Xue Lian Derniers jours à Shibati couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Xue Lian – Derniers jours à Shibati – 2018 – Hendrick Dusollier

 Mais surtout son œuvre muséale, ses objets qu’elle met en scène. Elle les récolte en fouillant les déchets qu’elle ira revendre une fois triés pour assurer sa subsistance. Elle rayonne comprenant que son œuvre sera vue en France. Telle une reine gracieuse, elle évolue parmi eux, rectifiant leur position.

Derniers jours à Shibati engramme la fin d’un monde, rayé par la modernisation galopante de la Chine, en un film, document traversé par la fugacité poétique de moments qui ne reviendront plus et de lieux disparus à jamais.

Derniers jours à Shibati un film dans la légèreté des êtres pourtant soumis à rude épreuve.

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  • Derniers jours à Shibati 2018 – Hendrick Dusollier

France – 59 min

Producteur : Hendrick Dusollier, Maria Roche, Camille Laemlé & Serge Lalou

Producteur exécutif : Hendrick Dusollier, Maria Roche & Camille Laemlé

Sortie nationale : 28 novembre 2018

Festival Cinéma du Réel, Grand Prix de la Compétition française, Prix du Jury Jeune Festival Rencontres internationales du moyen métrage de Brive, Prix du Jury, Prix du Public Prix des médias du Grand Bivouac 2018

  • HENRICK DUSSOLIER – FILMOGRAPHIE

Licencié en Histoire à la Sorbonne, diplômé des Art-Décos de Paris, Hendrick Dusollier

2017 : Derniers jours à Shibati

2013 : Une journée dans la vie d’un dictateur – court-métrage

2008 : Babel – court-métrage

2005 : Obrascourt-métrage

VOYAGE A YOSHINO  UN FILM DE NAOMI KAWASE

 

Voyage à Yoshino Naomi Kawasae couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

SYNOPSIS VOYAGE A YOSHINO, VISION Jeanne part pour le Japon, à la recherche d’une plante médicinale rare. Lors de de ce voyage, elle fait la connaissance de Tomo, un garde forestier, qui l’accompagne dans sa quête et la guide sur les traces de son passé. Vingt ans plus tôt, dans la forêt de Yoshino, Jeanne a vécu son premier amour.

Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Jeanne se rend au Japon à la recherche de Vision une plante médicinale rare.

Voyage à Yoshino Noami Kawase couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Juliette Binoche (Jeanne) – Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Elle rencontre Tomo, garde forestier, qui vit dans cette forêt montagnarde, retrouve le lieu de ses premiers amours.

voyage à Yoshino Naomie Kawase couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Masatoshi Nagase (Tomo) – Juliette Binoche (Jeanne) – Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Entre automne et hiver la forêt passe du vert à l’or, au rouge marqueurs du temps et du cycle de la vie. Elle vit s’exprimant par le balancement des arbres, leurs formes, le tremblement des feuilles, l’eau qui perle sur une pousse, le vent qui imprime son mouvement. Tomo recueille Rin, blessé dans la forêt. Avec cette rencontre leur destin bascule.

Voyage à Yoshino –  2018 – Naomi Kawase

Voyage à Yoshino un film dont la nature en majesté est le personnage principal et l’arbre l’élément essentiel. Des images sublimes où s’incarnent la poésie et ses mouvements. Des personnages en quête de sens s’enfoncent dans la forêt ancestrale où le temps se dilate, se contracte, où l’âme en syntonie avec la nature s’essaye à un cheminement initiatique.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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  • Voyage à Yoshino, Vision –  2017 – Naomi Kawase 

Japon, France / 2017 / 102 min

Sortie nationale : 28 novembre 2018

Production LDH Japon, Slot Machine, Kunie Inc.

Distribution Haut et Court

Avec Juliette Binoche, Masatoshi Nagase.

  • Juliette Binoche – Naomi Kawase – La Cinémathèque française – Juillet 2018

    FILMOGRAPHIE NAOMIE KAWASE

2018 : Voyage à Yoshino

2017 : Vers La Lumière

2015 : Les Délices de Tokyo en Sélection officielle au Festival de Cannes
Ouverture d’Un Certain Regard

2014 : Still the Water

2011 : L’Esprit des Montagnes

2007 : La forêt de Mogari – Grand Prix du Festival de Cannes

2003 : Shara 2000 : Hotaru Prix CICAE et FIPRESCI

1997: Suzaku- Caméra d’Or  au Festival de Cannes

 LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

SAISON 3 D’AMERICAN FRINGE – LE FESTIVAL

American fringe La Cinémathèque couleur-bulle.fr sabine vaillant

Paris grelotte sauf avec American Fringe de retour à La Cinémathèque française du 16 au 18 novembre 2018 pour sa troisième édition en partenariat avec The Arts Arena et le Festival d’Automne à Paris. Avec en ouverture, On The Seventh Day de Jim Mckay offrant au public parisien de American Fringe sa part de regard nouveau, fascinant sur le cinéma américain contemporain, méconnu, à la marge du cinéma indépendant que promeut ce festival créé en 2016. Et des œuvres qui passent « sous les radars » des grands médias et festivals.

Richard Penã et Livia Bloom, co-organisateurs, de American Fringe, ont souligné la participation de l’Ambassade américaine à Paris au sponsorising du sous-titrage des films du Festival et la présence de sa première Secrétaire. Ils sont revenus sur l’esprit du cinéma indépendant aux États-Unis, né dans les années 1930, soufflant toujours sur des œuvres loin des grands médias et des festivals.

C’est ce cinéma quAmerican Fringe célèbre. Au programme un regard intime sur la vie des immigrants latinos On The Seventh Day de Jim Mckay, une sorte de feuilleton afro-américain lesbien 195 Lewis de Chanelle Aponte Pearson

195 Lewis – 2014 –  Chanelle Aponte Pearson

et un remarquable documentaire/fiction Rukus de Brett Hanover, sur les Fuzzies, des personnes qui aiment s’habiller comme des animaux.

Rukus2018 – Brett Hanover

Avec cette année des films représentants une gamme variée de sujets, de styles, porteurs des visions profondément personnelles de l’Amérique d’aujourd’hui.

SYNOPSIS On The Seventh Day Un ouvrier mexicain doit faire un choix entre travailler un dimanche et participer à un match de championnat de football.

Fernando Cardona (José) – On The Seventh Day (En el séptimo dí) 2017- Jim Mckay

  • On The Seventh Day – Jim Mckay,

José est un jeune livreur à vélo pour un restaurant, doué, travailleur sans relâche, responsable, toujours prêt à trouver une solution efficace pour son patron ou ses copains. Il vit dans le Sunset Park à Brooklyn avec un groupe de copains tous arrivés de Puebla au Mexique. Livreurs à vélo, ouvriers du bâtiment, plongeurs dans la restauration, employés d’épicerie et vendeurs de barbe à papa, leurs journées sont longues. Le soir il leur arrive de dîner ensemble, boire un coup en rigolant, commentant même tranquillement les aléas de leur quotidien de sans papiers. Le dimanche c’est sacré, ils jouent au football avec José leur talentueux capitaine. L’équipe se qualifie pour la finale, c’est génial. Mais son patron, qui se la joue en apparence cool, a d’autres plans, il loue son restaurant ce jour là pour une fête privée et lui demande d’assurer les livraisons. José argumente qu’il va à l’église le dimanche. Le patron reste inflexible, soit il bosse ce jour là soit c’est dehors. Pas question de se faire remplacer, José est devant un dilemme terrible : bosser ou jouer donc perdre son emploi nécessaire à la réalisation de son projet. Le jour J, ses copains se débrouillent sans lui ou presque.

On The Seventh Day tourné avec des acteurs non professionnels, un film sensible, sans pathos, réflexif, aux personnages attachants, débordants de vitalité, prêts à saisir les bons côtés de la vie, rattrapés par la réalité de leur vie d’immigrants latinos par le rabat-joie de patron de José en position de force sur la question essentielle du travail.

Jim Mckay, le réalisateur, a expliqué qu’il se sentait un peu le grand-père parmi les jeunes réalisateurs mais très content d’être là alors que voilà 17 ans il avait décliné l’invitation parisienne pour cause de naissance de sa fille. Même si le film a été tourné avant l’élection présidentielle américaine, il a exprimé la difficulté à tourner aujourd’hui. Mais aussi le bon accueil aux Etats-Unis de son film dont le projet lui tenait à cœur depuis longtemps.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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Laissez-vous emmener au delà du connu, découvrez les œuvres de la saison 3 d’American Fringe avec leurs producteurs, au plus près de la créativité, de l’énergie, de la différence, en toute convivialité.

  • On The Seventh Day (En el séptimo dí) 2017- Jim Mckay

    Etats-Unis – 92 min

    Avec :Fernando Cardona , Gilberto Jiménez , Alfonso Velazquez , Abel Perez , Genoel Ramírez , Gilberto Arenas , Eduardo Espinoza, Ricardo Gonzales , Alejandro Huitzil , Ernesto Lucero

    •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

    51, rue de Bercy 75012 Paris

    http://www.cinematheque.fr

TERRA FRANCA DE LEONOR TELES :  UN FILM MONTÉ COMME UNE FICTION

 

Affiche Terra Franca Leonor Telles couleur-bulle.fr sabine vaillant

SYNOPSIS TERRA FRANCA Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, TERRA FRANCA fait le portrait de la vie du pêcheur Albertino, entouré de sa femme Dália et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard.

TERRA FRANCA –LEONOR TELES Le jour point reflétant les couleurs du ciel sur le Tage, à Villa Franca de Xira près de Lisbonne. Albertino Lobo dans sa salopette cirée part pour la pêche du jour. Inlassablement, silencieux il répète les mêmes gestes précis, concentré sur ses filets, ses nasses, contrôlant du regard sa position à partir de repères visuels connus de lui seul.

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles

Son regard se tend souvent vers l’horizon, scrute l’invisible d’un avenir obscurci par l’interdiction de pêche. Il dessine son univers de la pointe de son bateau. Celui-ci semble se rétrécir avec les infrastructures qui s’invitent dans le paysage et grignotent le milieu naturel.

Albertino Terra Franca Leonor Teles Couleur-bulle.fr sabine vaillant

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles 

Pendant ce temps dans la lumière bleue du petit matin Dália, son épouse, ouvre le café dans lequel elle travaille accomplissant ses tâches avec savoir faire selon un ordre immuable. Deux univers qui vont se fondre dans celui de Dália devant l’impossibilité de pêcher pour Albertino qui donne parfois un coup de mains tôt le matin au café, un monde en mutation porteur d’incertitudes.

Dalia Terra Franca Leonor Teles couleur-bulle.fr sabine vaillant

 Dália  – Terra Franca – Leonor Teles

Progressivement leurs filles, petite-fille et bientôt gendre entrent dans le champ de la caméra captant le quotidien pendant un an. La ligne de partage des eaux entre Dália, ses filles et Albertino silencieux, homme d’aujourd’hui, ancré dans le passé, pour lequel la famille a un rôle important… apparaît dans l’intimité de leur maison où se prépare le mariage de l’aînée.

 Albertino – Terra Franca – Leonor Teles 

Les ondes naissent entre eux, interfèrent puis se dissipent emportant leurs pointes de dissensions. Albertino maître de son fleuve dont Dália ne peut infléchir le cours et Dália à la proue du navire familial vont vers les brumes d’un monde nouveau dont les terres inconnues se profilent, masquant les territoires perdus.

Terra Franca un film pour lequel Leonor Teles, la réalisatrice, a vécu en immersion pendant 1 an avec la famille Lobo avant d’allumer sa caméra. Terra Franca avec de magnifiques images du fleuve, de ses couleurs et de sa lumière mouvantes l’histoire d’Albertino prend sens dans le questionnement des bouleversements de sa vie. L’incertitude croise la poésie qui sertit le fleuve et son microcosme. Le quotidien joue les équilibristes avec la singularité d’une vie, le temps qui passe, le non-dit, les enjeux d’une existence, les forces implacables du changement, la césure des silences, la joie, les cristaux de bonheur, la beauté du fleuve, la nouvelle génération, les liens familiaux.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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  • Terra Franca – 2018Leonor Teles

Portugal – 82 min

Chefs opérateurs : Leonor Teles

Monteur : Luísa Homem et João Braz

Ingénieurs son : Rafael Gonçalves Cardoso et Bernardo Theriaga

Producteurs : Filipa Reis et João Miller Guerra – Uma Pedra no Sapato

Distributeurs : Docks 66

LEONOR TELES – FILMOGRAPHIE

Leonor Teles née en 1992, diplômée de L’École Supérieure de Théâtre et Cinéma de Lisbonne – 2013 – spécialisation en Direction de la photographie et réalisation, maîtrise Audiovisuel et Multimédia2015.

2013 : Rhoma Acans documentaire Film d’école

2016 : Balada de um Batráquio, premier film, Ours d’Or meilleur court métrage 66ème Berlinale

2018 : Terra Franca, premier long-métrage, prix de la SCAM lors de sa première mondiale au Cinéma du réel.

 

YOUSSEF CHAHINE : UNE VOIX, UN CINÉMA ENGAGE, UN ESPRIT LIBRE

Youssef Chahine vit au cœur de La Cinémathèque française installé avec ses mondes dans la Galerie des donateurs. Ses inspirations, passions, ses coups de gueule et de cœur happent la pupille et murmurent à l’oreille le temps de l’exposition, jusqu’au 28 juillet 2019. Un voyage, dix ans après la disparition d’un maître de la mise en scène, d’un homme amoureux, cinéaste à la croisée des cultures orientale et occidentale.

bureau Chahine cinémathèque couleur-bulle.fr

Bureau de Chahine – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Voyage en trois escales : Les Débuts : Ferveur et Désillusion, Le Retour aux sources, Le Divertissement de combat, au fil du spectacle et de la politique, balisé par Régis Robert et Amal Guermazi, commissaires de l’exposition.

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Affiches, maquettes de décors et de costumes, théâtre, photos, portraits, extraits de films, lettres, distinctions, interviews, costumes, objets personnels, reconstitution de son bureau du 13 rue Champolion au Caire, le ponctuent.

 

 

 

 

 

Costumes -Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Avec en perspective l’œuvre de Chahine (1926 -2008) inspirée par sa vie de cinéaste et de citoyen.

Expo Chahine Cinémathèque couleur-bulle.fr

Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

  • Les Débuts : Ferveur et Désillusion 

Youssef Chahine, né à Alexandrie en 1926, nourri du souvenir des films hollywoodiens de son enfancedébute sa carrière cinématographique en 1948. Tout d’abord la comédie musicale entre 1950 et 1957 et le mélodrame 1951-1956 avec la découverte d’Omar Sharif en 1954 qu’il propulse dans trois films.

Omar Sharif – Ciel d’enfer – 1954 – Youssef Chahine

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

En 1958 surgit le Néoréalisme avec Gare Centrale, son premier film d’auteur.

Gare centrale – Exposition Youssef Chahine –  La Cinémathèque française

Puis L’histoire de Youssef Chahine et de La Cinémathèque française se noue en 1964 autour de la copie positive 70 mm de Un jour le Nil, un film exaltant la coopération entre l’Égypte et l’Union soviétique, qu’il confie à Henri Langlois après sa censure et son interdiction.

Un Jour, le Nil – 1968 – Youssef Chahine Le Moineau – 1974 –  Youssef Chahine

Il sexile au Liban où il tourne Le Vendeur des bagues 1965 sur une musique sublime des frères Rahabani. C’est en artiste engagé qu’il fait face à la guerre des Six Jours. Après 1967 son cinéma devient celui de la critique politique ouverte avec une musique en syntonie. En 1968, c’est le retour en Égypte. Youssef Chahine fonde Misr International Films en 1972.

  • Le Retour aux sources

Après son infarctus en 1976, Chahine impulse une part plus autobiographique à son cinéma. Alexandrie pourquoi ? – 1979 , La Mémoire – 1982 avec Oum Kalsoum, chanteuse, phénomène musical et incarnation de l’âme de l’Egypte, filmée en concert. Alexandrie encore et toujours – 1990.

La Mémoire – 1982 – Youssef Chahine

La reconnaissance internationale suit.

Patrice Chéreau (Bonaparte) – Adieu Bonaparte – 1985 – Youssef Chahine

De nouveau lien avec la France se tisse. Il rencontre Pierre Balsan son producteur, mais aussi filme Dalida Sixième jour – 1986, un film mécompris.

  • Le Divertissement de combat

L’Emigré 1994, tiré du récit biblique de Joseph et ses frères lui vaut la foudre des fondamentalistes musulmans et chrétiens. Face à l’intégrisme religieux rampant, le cinéaste livre Le Destin – 1997 avec la figure d’Averroés, philosophe, juriste et médecin andalou du XIIe siècle, Prix du 50ème anniversaire du Festival de Cannes. Dans L’Autre – 1999, il pointe les conséquences d’une mondialisation sauvage en honorant l’intellectuel Édouard Saïd.

L’Autre – 1999 –  Youssef Chahine

Ahmed Yeha couleur-bulle.fr sabine vaillant

Ahmed Yeha –Alexandrie New York – 2003  Youssef Chahine – Cinémathèque française – 12 novembre 2018

Chahine emprunte par la suite, un registre plus léger avant son dernier film Chaos 2007 où il met en scène la révolte du peuple contre le pouvoir.

Youssef Chahine porte-voix de l’amour, de la tolérance et de la défense des plus faibles s’éteint au Caire le 27 juillet 2008, fort d’une carrière de 50 ans et de ses 44 films : longs et courts métrages, documentaires. Pour les 10 ans de sa mort,vingt films restaurés de Papa Amine à The others 1999.

Papa Amine – 1950 – Youssef Chahine   

   Immergez-vous dans l’oeuvre généreuse, courageuse, combative, inventive, de Youssef Chahine avec l’Exposition YOUSSEF CHAHINE à La Cinémathèque française jusqu’au 28 juillet 2019 et ses films.

  

YOUSSEF CHAHINE – LES FILMS

Cinémathèque française – 14 novembre 2018

Ouverture de la  Rétrospective – Hommage de 17 films grâce à la campagne de sauvegarde des films de Youssef Chahine, menée par plusieurs institutions françaises et internationales, en musique, lumière et tapis rouges avec Gare Centrale. 

SYNOPSIS GARE CENTRALE  Qinavi, un crieur de journaux boiteux et simple d’esprit, s’éprend d’Hanouma, vendeuse à la sauvette qui travaille dans la même gare que lui. Lorsqu’elle lui fait part de son indifférence, Qinavi sombre dans la folie.

GARE CENTRALE – 1958- YOUSSEF CHAHINE – La gare du Caire où le kiosquier voit beaucoup de choses. Il raconte l’histoire de  Qinavi, mendiant boiteux, mal fagoté au bonnet troué. Celui-ci vend ses journaux, observe et habite une baraque décorée de pin-up en retrait des voies. Ses yeux s’écarquillent à la vue de la belle et provocante, libre Hanouna, vendeuse de boissons à la sauvette. Véritable feu follet, sa présence l’électrise, mais elle va se marier à un porteur de bagages qui veut créer un syndicat indépendant. L’annonce crée la tempête dans son crâne.  Qinavi pris dans un tsunami de frustrations bascule dans la violence, dans la gare du Caire métaphore de la société.

Gare centrale, dans lequel Youssef Chahine interprète le rôle de Qinavi, un film passionnant aux résonances multiples : documentaire, sociale et politique. Une façon de filmer les femmes, de mettre en scène les porteurs de bagages, participeront à la censure de Gare centrale pendant plus de 10 ans en Égypte.

Gare centrale – 1958 –  Youssef Chahine

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  • Gare Centrale – 1958 – Youssef Chahine

Egypte – Version restaurée par Misr International Films

« CONFÉRENCE YOUSSEF CHAHINE :  UN PROCESSUS MUSICAL DE CRÉATION. PAR AMAL GUERMAZI »

MERCREDI 21 NOVEMBRE 2018 à 19 H

 

  • YOUSSEF CHAHINE  14 NOVEMBRE 2018 – 28 JUILLET 2019

GALERIE DU MUSÉE DU CINÉMA – CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE 

 

  •  LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

LIVRES

 

LA RAGE AU CŒUR  –  Éditions Ciné-festivals – 180 pages – broché – Sous la direction de Dominique Bax

 

 

 

 

 

 

YOUSSEF CHAHINE, LE RÉVOLUTIONNAIRE TRANQUILLE –  Entretien avec Tewfik Hakem – Éditions Capricci

ÉDITIONS DVD / BLU-RAY 

 

  •   DVD / Blu-ray de la version restaurée d’Adieu Bonaparte(TF1 Studio, Collection Héritage)

Youssef Chahine en 9 films en versions restaurées

  • Coffret 10 DVD (édition Tamasa) avec compléments vidéo et livret.
    Disponible en mars 2019

ANDRE ROBILLARD EN COMPAGNIE DE HENRI-FRANÇOIS IMBERT, UN GRAND ARTISTE DE L’ART BRUT

SYNOPSIS ANDRÉ ROBILLARD EN COMPAGNIE

André Robillard, en compagnie Henri-François Imbert blog couleur-bulle.fr sabine vaillant

En 1964, André Robillard s’est mis à fabriquer des fusils avec des matériaux de récupération, ramassés au hasard de ses promenades dans l’hôpital psychiatrique où il vivait près d’Orléans. Aujourd’hui, à 87 ans, André demeure toujours dans cet hôpital, où il est entré à l’âge de neuf ans il y a 78 ans. Entre temps, il est devenu un artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut. Lors d’un voyage d’André à l’Hôpital de Saint-Alban, en Lozère, pour présenter une création théâtrale à laquelle il participe, tout se relie enfin: l’Art Brut, la psychiatrie, la Résistance. L’histoire d’André Robillard croise en effet celle de la Psychothérapie Institutionnelle, véritable révolution du regard sur la folie, opérée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

ANDRÉ ROBILLARD, EN COMPAGNIE

André Robillard

Voilà 25 ans que la caméra de Henri-François Imbert suit André Robillard, artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut principalement pour les fusils qu’il confectionne depuis 1964. Le cinéaste livre son troisième film : André Robillard, en compagnie. Il ouvre le champ et « … permet d’envisager comment tout cela a été possible ».

L’œil de la caméra découvre A. Robillard commentant les œuvres de Auguste Forestier son artiste préféré. Puis, du haut de ses 80 ans, sur la scène de théâtre. Entre répétitions et spectacles avec le musicien Alexis Forestier de la Compagnie des Endimanchés pour le spectacle Tuer La Misère, l’artiste se révèle musicien, acteur, chanteur. A cette occasion, il se rend à Saint-Alban en Lozère pour jouer lors des Rencontres de La Psychothérapie institutionnelle. , où François Tosquelles, Lucien Bonnafé et d’autres psychiatres ont inventé cette psychiatrie plus humaine, véritable révolution du regard sur les patients et où ont été accueillis des résistants pendant la guerre. C’est ici aussi qu’a vécu Auguste Forestiera de 1914 à sa mort en 1958. A. Robillard s’immerge dans la vie à Saint-Alban avec la presse aux grands rouages métalliques qui servait à imprimer le journal Trait d’Union  de 1950-1962 et les rencontres personnelles. Son histoire à l’hôpital croise ses sources à Saint Alban, sur la piste du psychiatre Roger Gentis qui selon Henri-François Imbert est son médecin à l’hôpital de Fleury-les-Aubrais.

Hôpital où se trouvent son atelier, ses œuvres, son chez-lui, qu’il ouvre et offre à la caméra. Créateur toujours et encore, l’artiste décrypte sa sculpture commandée par l’hôpital pour les 70 ans de l’institution. André Robillard devant son œuvre exposée pour le vernissage de sa rétrospective à la Collection de l’Art Brut de Lausane revient sur les pièces exposées, sur son univers. Il commente, presque incrédule,  la carte postale avec l’un de ses fusils, commandée par Michel Thévoz conservateur du musée qui présenta en 1976 ses premiers fusils laissant la porte ouverte à sa renaissance.

Enfin André Robillard, sculpteur, plasticien, dessinateur, musicien, créateur d’art brut, entouré de ses admirateurs, amis, des directeurs de l’hôpital qui se sont succédés, est fait Chevalier des Arts et des Lettres le 26 novembre 2015 par Sylvie Le Clech Directrice Régionales des Affaires Culturelles Centre Val de Loire.

André Robillard, en compagnie un voyage ou « comment un homme, relégué à une situation d’abandon et d’enfermement (depuis l’âge de 9 ans) a pu non seulement se mettre à créer, mais y être encouragé; comment aussi des médecins, depuis 50 ans, ont pu découvrir ce travail et favoriser sa reconnaissance dans le champ de l’Art Brut, en le communiquant dès sa découverte à Jean Dubuffet ». Autant de questions posées, par Henri-François Imbert, dans ce compagnonnage cinématographique de 25 ans autour de l’Art Brut, de l’histoire de la psychiatrie, croisés par l‘Histoire, entrant en résonance avec le devenir de la psychiatrie à l’hôpital aujourd’hui, les pratiques, les moyens alloués. André Robillard en Compagnie de François Imbert, un film solaire à voir. 

  • ANDRÉ ROBILLARD, EN COMPAGNIE – 2018 – Henri-François Imbert

France – 92 min

Libre Cours

Sortie nationale : 14 novembre 2018

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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HENRI-FRANÇOIS IMBERT- CINÉASTE

FILMOGRAPHIE

1993 : André Robillard, A coup de fusils! – 25 minutes

2013 : André Robillard, En chemin – 80 minutes

2018 : Dans André Robillard, en compagnie, « Imbert le filme tandis qu’il commente la carte postale grâce à laquelle il a compris (tardivement) que ses œuvres se trouvaient dans un musée : éditée par la Collection de l’Art Brut de Lausanne, elle représentait l’un de ses premiers fusils, photographié par Mario Del Curto à la demande du conservateur Michel Thévoz » 92 minutes

1996 : Sur la plage de Belfast

1999 : Doulaye Une saison des pluies

2003 : No Pasarán, Album souvenir

2008 : Le Temps des amoureuses

henri-françois Imbert Libre cours couleur-bulle.fr sabine vaillant

Henri-François Imbert, libre cours – octobre 2018 – Editions Playlist Society.

DU NOIR ET BLANC A LA COULEUR, DU MUET AU PARLANT, JEAN RENOIR CINÉASTE

Jean Renoir Rétrospective Cinémathèque blog Couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Tapis rouge pour l’œuvre de Jean Renoir à La Cinémathèque française alors que les couleurs de cet automne flamboient. Avec en ouverture ce 7 novembre 2018, de cette deuxième rétrospective Jean Renoir à Bercy en collaboration avec le Musée d’Orsay, Elena et les Hommes.

Nicolas Seydoux (Gaumont) – Costa Gavras – Frédéric Bonnaud

La Cinémathèque française 7 novembre 2018

SYNOPSIS ELENA ET LES HOMMES – JEAN RENOIR

À Paris, vers 1880, les amours d’une veuve polonaise extravagante et d’un général putschiste.

Elena et les Hommes Jean Renoir Couleur-bulle.fr

ELENA ET LES HOMMES – JEAN RENOIR

Elena et les hommes jeanrenoir blog couleur-bulle.fr

Jean Marais (général Rollan)  – Ingrid Bergman (Elena – Elena et les Hommes –1956 – Jean Renoir

Veuve désargentée d’un prince polonais, la belle et extravagante Elena Sorokovska vit en exil à Paris. Elena est persuadée qu’en offrant une marguerite en talisman à des hommes célèbres, ils accompliront leur destinée. Elle règle ses problèmes de trésorerie en acceptant d’épouser Martin-Michaud, un marchand de chaussures sexagénaire fortuné avant de se fondre dans la liesse de la foule joyeuse du 14 juillet. Elle y rencontre le séduisant Henri de Chevincourt. Il la persuade de rencontrer le général Rollan que lui et ses amis politiciens verraient bien au pouvoir. Une mission à hauteur de Talisman.

La beauté solaire d’Ingrid Bergman illumine Elena et les Hommes. Son sourire ajoute à la légèreté ambiante renvoyant ses prétendants à leurs missions sous le signe de la marguerite. La caméra de Renoir vibre sous les couleurs de la foule du 14 juillet, tendant sa palette au velours de l’œil. Un film où l’œil du cinéaste rejoint celui du peintre.

JEAN RENOIR

C’est avec Catherine Hessling, son épouse, modèle de son père, le peintre Auguste Renoir, que Jean Renoir (1894- 1979) fait ses premiers films : La Fille de l’eau – 1925, Nana – 1926, La Petite Marchande d’allumettes – 1928.

Mais il tourne La Chienne – 1931 avec Michel Simon puis Boudu sauvé des eaux – 1932 « un rôle de clochard inadaptable conçu pour un acteur de génie ».

boudu sauvé des eaux jean renoir blog couleur-bulle.fr

Michel Simon – Boudu sauvé des eaux – 1932 – Jean Renoir

Dans les années 30, il réalise ses films les plus remarquables dont :

La grande illusion jean renoir couleur-bulle.fr sabine vaillant

La Grande Illusion1937 – Jean Renoir

Une partie de campagne –1936, La Grande Illusion –1937, La Bête humaine1938 d’après le roman de Zola il décrit l’univers des cheminots avec un réalisme quasi-documentaire.

la Bête humaine jean renoir couleur-bulle.fr sabine Vaillant

Jean Gabin La Bête humaine1938 – Jean Renoir 

Puis La Règle du jeu1939 pour lequel Jean Renoir utilise de longs plans, des ellipses temporelles, donne de l’importance aux arrière-plans, apportant au film une grande modernité. La Règle du jeu est un échec mais deviendra un chef-d’œuvre intemporel.

De Juillet 1940 à 1948, le cinéaste est à Hollywood s’adapter au système des studios est un défi car il ne conserve que le choix des sujets.

L'etang tragique Jean Renoir couleur-bulle.fr sabine vaillant

L’Étang tragique1948 – Jean Renoir 

L'homme du Sud Jean Renoir couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

L’Homme du Sud1950 – Jean Renoir

L’Homme du Sud , le plus personnel de ses films selon lui, hommage probable à son grand-père maternel. Prix du meilleur film à Venise en 1946.

Déçu par son expérience américaine, Jean Renoir découvre The River, roman de Rumer Godden et part pour l’Inde. Il filme le pays en couleur presque comme un documentaire grâce au Technicolor.

Le Fleuve Jean Renoir Sabine Vaillant couleur-bulle.fr

Le Fleuve1951Jean Renoir

Avec Le Fleuve –1951, film au rythme du Gange, Renoir influence le cinéma indien et Satyajit Ray. Il devient « le patron » pour les cinéastes de la Nouvelle Vague.

French Cancan Jean Renoir couleur-bulle.fr

 French Cancan1955 – Jean Renoir

1954 retour en France où il recrée le Paris des Impressionnistes avec French Cancan – 1955, film du bonheur retrouvé avec le Montmartre de son enfance, les amis.

Le déjeuner sur l’herbe1959 – Jean Renoir

Le Caporal Epinglé Jean Renoir couleur-bulle.fr

Le Caporal épinglé – 1962 – Jean Renoir

Il meurt à Beverly Hills en 1979 après avoir reçu un Oscar d’honneur en 1975 et s’être consacré à l’écriture.

Offrez à vos pupilles la Rétrospective Jean Renoir et ses chefs-d’œuvre éternels, ses films « …mêlant, dans un joyeux désordre, critique acerbe de la société et sens du spectacle. » en trente-neuf films, jusqu’au 26 novembre à La Cinémathèque française.

Sabine Vaillant

Couleur Bulle

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  • Elena et les Hommes – 1956 – Jean Renoir

France/Italie – 95 min

Musique : Joseph kosma

Version restaurée

Avec : Ingrid Bergman : Elena Sorokovska, Mel Ferrer : Henri de Chevincourt, Jean Marais : général François Rollan, Jean Richard : Hector Chaillol, Juliette Greco : Miarka, Pierre-Bertin : Martin-Michaud, Frédéric Duvallès : Godin, Magali Noël : Lolotte, Elina Labourdette : Paulette Escoffier, Dora Doll : Rosa la Rose, Jacques Morel : Duchêne

  • RÉTROSPECTIVE JEAN RENOIR

7 – 26 NOVEMBRE 2018

 LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

51, rue de Bercy 75012 Paris

http://www.cinematheque.fr

  • RENOIR PÈRE ET FILS – « PEINTURE ET CINÉMA » AU MUSÉE D’ORSAY

6 NOVEMBRE 2018- 27 JANVIER 2019

 

CINÉMA ET THÉÂTRE AU MÉMORIAL DE RIVESALTES LES 8, 13 ET 15 NOVEMBRE 2018

  • CINÉMA RETOUR A RIVESALTES : DOMINIQUE CABRERA JEUDI 8 NOVEMBRE 20 H 30

dominique Cabrera blog couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Dominique Cabrera

Lecture du scénario d’un film en projet de la réalisatrice Dominique Cabrera, Retour à Rivesaltes. Ce film est l’occasion d’une plongée dans les souvenirs et les non-dits d’une famille d’aujourd’hui dont le père, harki, a séjourné dans le camp de Rivesaltes en 1962.

Cette lecture est interprétée par Fatima Besnaci Lancou (co-auteur du scenario, auteur de Fille de harki Éditions de l’Atelier) et par des lecteurs amateurs du département des Pyrénées Orientales : Marie et Louis Cwiczynski, Isabelle Deparday, Marie Claude Labetaa, Germaine Lecomte, Odile Le Montreer, Djelloul Mimouni, Farid Sid.

Pour plus d’informations : http://dominiquecabrera.uniterre.com

Gratuit

Réservation indispensable au 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

  • THÉÂTRE DE NOS FRÈRES BLESSES MARDI 13 NOVEMBRE 20 H

De nos frères blessés Blog Scouleur-bulle.fr sabine vaillant

 

Nos Frères blessés – Joseph Andras

Texte : Joseph Andras, Mise en scène : Fabrice Henry, Lumières : Till Piro-Machet

Avec François Copin, Clémentine Haro, Vincent Pouderoux, Thomas Resendes

Musique : Pauline Rambeau de Baralon

En 1956, Fernand Iveton, Français d’Algérie, pose une bombe dans un local vide de son usine : l’explosion est prévue après la fin du travail pour ne blesser personne. La bombe n’explose pas mais il est arrêté, torturé, et condamné à la peine capitale. Quatre acteurs transmettent cette histoire comme un conte, convoquant une assemblée populaire, comme autour d’un arbre à palabre. Comme un rituel.

De nos frères blessés s’attache tout particulièrement à réinventer la place proposée au spectateur dans le récit, ce qui est au cœur du travail de la compagnie. Faire comprendre qu’après la fin du spectacle, ce sont les spectateurs qui auront pour charge de continuer la transmission amorcée avec les acteurs.

Tarif 5€ / Gratuit – 18 ans

Réservation indispensable au 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

  • CINÉMA OCTOBRE NOIR JEUDI 15 NOVEMBRE 20 H

Octobre Noir blog couleur-bulle.fr Sabine Vaillant

Octobre Noir d’Aurel et Florence Corre

Projection du court métrage d’animation Octobre Noir d’Aurel et Florence Corre. Octobre Noir revient sur la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 à Paris.

Suivi d’une rencontre avec Aurel, Karim Ghiyati et l’équipe de la pièce « De nos frères blessés »

Gratuit

Réservation indispensable au 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

blog couleur-bulle.fr sabine vaillantMÉMORIAL DU CAMP DE RIVESALTES

Avenue Christian BOURQUIN
66 600 SALSES LE CHÂTEAU
04 68 08 39 70

info@memorialcamprivesaltes.fr

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